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Le blog de Marine Tondelier

Elue municipale d'opposition à Hénin-Beaumont

Hier, c’était la grande braderie de rentrée à Hénin-Beaumont!

L’occasion de retrouver en forme tous les collègues écolos et jeunes écolos de la ville autour de notre stand, de ses tracts divers et variés, de ses boomerangs écolos, de ses ateliers recyclage de canettes en pots à crayon et de ses autres surprises.

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L’occasion aussi de recueillir l’avis des Héninois et des Beaumontois sur notre 4 pages de rentrée, qu’ils ont toutes et tous reçus dans leur boîte aux lettres. Et de constater que la concision des articles, simples et allant droit au but, leur avait beaucoup plu.

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L’occasion d’accueillir notre nouvelle euro-députée écolo de la région Nord-Ouest, Karima Delli, venue remercier ses électeurs, retrouver les habitants qu’elle avait déjà eu l’occasion de rencontrer lors de ses précédentes visites, et répondre aux interpellations et aux questions des uns et des autres.

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L’occasion également, alors que l’on apprenait l’arrivée des 150 premières vaches à la ferme des 1000 vaches chez nos voisins picards, de manifester notre solidarité avec les bovins au détour d’un stand… original ;)

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L’occasion également d’aller à la rencontre des associations locales dans le village de stand dédié, et d’échanger aussi bien avec les danseurs du club de Country qu’avec les artistes des beaux arts, les copains de l’âge d’or, les responsables la paroisse Sainte-Marie ou encore les professeurs de l’école de musique.

L’occasion également de constater que les forces d’opposition héninoise (hormis Gérard Dalongeville que l’on n’a pas vu mais parait-il que c’était son anniversaire) sont mobilisées, motivées et unies, puisque les copains du parti communiste, du parti socialiste, du parti de gauche mais aussi de l’Alliance Républicaine tenaient eux aussi de beaux stands et que l’on a eu l’occasion de se retrouver chez les uns et chez les autres pour des apéros très conviviaux :)

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L’occasion aussi de s’étonner que le Front national – qui a pourtant en horreur les prières de rue – s’en offre une, collective, et qui plus est à l’heure de la messe, en pleine braderie…. Ce qui leur aura permis de drainer des militants de toute la région pour « faire masse » autour de leur stand… stand délaissé dès que la grande star du jour, Marine Le Pen, sera repartie. La preuve en image avec deux photos prises à 16 heures, l’une de leur stand, l’autre du nôtre. Je pense que vous saisirez aisément la différence entre un stand ayant pour objectif un éphémère "coup de comm'" et un autre destiné à de réels échanges.

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L’occasion de faire des rencontres insolites (mais à Henin c’est devenu très fréquent), comme cette jeune Marianne frontiste débarquée d’on ne sait où pour l’occasion, et envoyée avec son comparse en service commandée polluer notre stand en appelant devant notre nez à aller assister au "meeting de rue" de Marine Le Pen. Elle nous a expliqué que Jean-Marie Le Pen s’était engagé dans la résistance contre Hitler pendant que la SFIO votait les pleins pouvoir à Pétain. Vous avouerez que ça n’avait aucun sens ni de rapport avec notre stand mais au moins ça avait l’air de lui faire plaisir de penser que ça pouvait en avoir…

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L’occasion de chiner… en tombant sur des objets collectors comme cette tasse « I love Marine » en vente sur le stand du FN. Mais bon, sur une braderie ou tu peux acheter un appareil à raclette 2 euros, on a trouvé que 10 euros c’était beaucoup trop cher et que c’était pas que de la faute de l’europe …

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En tous cas cette braderie était une réussite malgré le temps maussade. On n’a juste pas compris le sens de ce DJ installé sur le parvis de la mairie. Les habitants d’Henin Beaumont ont certes élu le front national mais je ne pense pas qu’ils aient voté pour la technoparade… D’ailleurs je tiens à votre disposition une petite vidéo qui démontre bien que les lieux étaient désertés – contrairement au reste de la braderie – car assourdissants, et les occupants des stands avoisinants plus gênés par la musique qu’autre chose…

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Dimanche, c’est la braderie de rentrée d’Hénin-Beaumont!

Les écologistes et les jeunes écologistes d’Hénin-Beaumont y tiendront un stand toute la journée Rue Elie Gruyelle, en face de l’Espace lumière, sur le trottoir de la boutique Tadao.

A midi, un apéritif vous attend, en compagnie de Karima Delli, député européenne EELV de l’auro-région Nord-Ouest.

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Nous aurons le plaisir de vous accueillir sur notre stand toute la journée pour échanger, répondre à vos question et aussi tout simplement pour passer un moment convivial.

De la documentation et des surprises seront mises à votre disposition. Cette photo est un indice, vous comprendrez sur place ;)

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A dimanche!

En cette rentrée 2014, les écolos d’Hénin-Beaumont vous présentent notre premier "Journal des verts d’Hénin-Beaumont", grâce auquel nous irons à votre rencontre tout au long du mandat.

Si par erreur vous ne l’avez pas eu dans votre boîte aux lettres, vous pouvez le consulter ici dans sa version numérique: Henin-Beaumont_n1_Sept14_OK_BD

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En deux ans, l’hôpital d’Hénin-Beaumont est devenu, suite à un enchaînement de mauvaises décisions stratégiques, l’un des hôpitaux les plus endettés de France.

Sa gestion est devenue un défi quotidien, des moyens d’urgence doivent être déployés pour trouver la trésorerie nécessaire au paiement des salaires et un plan de retour à l’équilibre financier est en cours de préparation.

A l’initiative du Député de la circonscription Philippe Kemel, nous avons été reçus à la fin du mois de juin par le cabinet de Marisol Touraine. Une aide supplémentaire a ainsi pu être débloquée par le Ministère de la Santé et des Affaires sociales, qui aidera temporairement l’hôpital à sortir la tête de l’eau et à payer les salaires de ses employés.

Un plan de retour à l’équilibre va également être mis en place en partenariat avec l’Agence régionale de Santé, pour aider l’établissement à sortir la tête de l’eau.

En tant que représentante de la Communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin au Conseil de surveillance de l’hôpital d’Hénin-Beaumont, je serai particulièrement vigilante sur le fait que ce nécessaire plan de retour à l’équilibre ne se fasse pas au détriment de notre service de diabétologie, qui est un ds fleurons de notre hôpital. Les patients qui ont l’habitude de la fréquenter saluent d’ailleurs la qualité de l’accueil et de la prise en charge dont ils y bénéficient.

Le risque est grand – si le service est supprimé ici pour être réimplanté plus loin -, que l’accès aux soins et à la santé des patients diabétiques d’Hénin-Beaumont et des environs en pâtisse. Et cela n’est pas acceptable!
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20140619 – Motion diabétologie (1)

Au moins de juin, j’ai été désignée par le Conseil Communautaire pour représenter avec le Député Philippe Kemel la Communauté d’agglomération Hénin-Carvin au Conseil de surveillance du Centre hospitalier Hénin-Beaumont.

Connaissant les menaces planant autour de l’avenir de son service diabétologie, j’ai immédiatement rencontré les patients, syndicats et médecins molibilisés pour son sauvetage.

Avec mes collègues de l’opposition, nous avons donc soutenu une motion intitulée "Il faut sauver le service de diabétologie" au cours de la séance du Conseil municipal du 24 juin 2014.

Après 20 minutes d’échanges avec le Maire Steeve Briois et son adjoint Bruno Bilde qui souhaitaient l’ajournement de la motion, elle a finalement été mise aux voix et adoptée à l’unanimité avec 3 amendements.

Motion diabétologie 1

 

 

 

Motion diabétologie 2

 "Il faut sauver le service de diabétologie!"

Conseil municipal du 24 juin 2014

 

Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont

Il faut sauver le service de diabétologie!

 

 

Motion portée par Marine Tondelier,

Conseillère municipale

et ses co-listiers « Agissons-Unis pour Hénin-Beaumont »

Eugène Binaisse, Marcel Germe, Sandrine Roger,

David Nöel et Geoffrey Gorillot

Le service de diabétologie du Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont est en danger.

Cette unité fonctionne pourtant bien. Elle est l’un des fleurons de notre hôpital. Les patients qui ont l’habitude de la fréquenter saluent d’ailleurs la qualité de l’accueil et de la prise en charge dont ils y bénéficient.

Le service occupe depuis maintenant 10 ans le bâtiment “Les Charmes” de notre hôpital et propose une offre complète comprenant de l’éducation diabétique pour les patients hospitalisés en ambulatoire, des consultations de diététique, de diabétologie, d’endocrinologie et de maladies métaboliques, des hospitalisations de jour, des hospitalisations conventionnelles et des hospitalisations à la semaine pour la mise sous pompe à insuline. Le plateau technique offert par l’hôpital (radio standard, échographie abdominale, écho-doppler cardiaque et vasculaire mais aussi rétinogramme) est d’ailleurs tout à fait adapté à cette activité.

Au total, plus de 2000 patients bénéficient de ce service : un service de proximité, à taille humaine, où une équipe motivée mais met en œuvre une médecine à la pointe de l’actualité médicale et des recommandations de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et de la Haute autorité de Santé.

Depuis 2010, cette unité est par exemple un centre initiateur de pompe d’insuline dont 54 patients ont bénéficié à ce jour. L’hospitalisation de jour a été développée, grâce à la mise en place de la « télémédecine ». Des rétinogrammes sont par exemple effectués sur place puis envoyés au Centre Hospitalier de Lens pour y être interprétés par des ophtalmologistes, innovation qui a été reconnue par l’ARS dans son grand projet DIABEVI. L’éducation thérapeuthique y est également mise en avant, via deux projets agréés par l’ARS en 2011, l’un portant sur une semaine d’éducation à la pompe d’insuline et l’autre sur la reprise d’une activité physique avec éducation diététique pour les patients diabétiques type 2 avec le concours d’un professeur d’activité physique adaptée. Au cours des hospitalisations les patients participent par ailleurs à des ateliers diététiques.

Du fait du déficit important de 4 millions d’euros qu’enregistre notre hôpital, Monsieur Mackowiak, son nouveau directeur depuis le mois de septembre 2013, a été mandaté par l’Agence régionale de santé pour procéder à son rétablissement financier.

La réduction du déficit du Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont est nécessaire. Elle ne doit pas servir de prétexte au pillage des services les plus prestigieux de notre hôpital au profit du Centre hospitalier de Lens. Comme en a d’ailleurs déjà pâti  la polyclinique de Riaumont à Liévin qui a perdu ses services de cardiologie, de neurologie et de pneumologie.

Nous ne voulons pas d’un signal négatif qui serait envoyé aux habitants d’Hénin-Beaumont, alors que même que cette unité constitue une offre de soins de proximité à taille humaine et qu’elle est très appréciée des patients, comme le démontre les plus de  700 signatures recueillies en quelques semaines par la pétition mise en œuvre pour sauver l’unité.

Le risque est grand – si le service est supprimé ici pour être réimplanté plus loin -, que l’accès aux soins et à la santé des patients diabétiques d’Hénin-Beaumont et des environs en pâtisse. Nous ne sommes pas ici dans le cas d’une maternité qui fermerait car la sécurité n’y serait pas garantie du fait d’un faible nombre d’accouchements par an. Le diabète est une maladie chronique qui nécessite un suivi régulier qui justifie la proximité, une écoute, une prise en charge de qualité dans un environnement agréable, et que c’est ce qui est proposé au Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont !

Beaucoup de nos patients n’ont pas de moyen de se déplacer et ne pourront pas facilement aller à Lens, et ce d’autant que les médecins traitants donnent de plus en plus difficilement des bons de transport. Cela veut dire que des patients vont être « laissés pour compte » et c’est insupportable !

Cette décision n’est pas justifiée économiquement. On nous oppose en effet que pour “fonctionner”, une unité de médecine doit comporter au moins 20 lits, or une unité de diaétologie de 12 lits vient-elle d’être crée au Centre hospitalier de Seclin. Rien ne justifie un traitement moins avantageux pour notre territoire.

 

C’est pourquoi le Conseil Municipal d’Hénin-Beaumont, réuni ce jour,

  • Refuse que le service de diabétologie du Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont soit sacrifié pour satisfaire l’ambitieux projet du Centre Hospitalier de Lens
  • Demande à l’Agence Régionale de Santé de revoir son arbitrage

 

 

20140619 – Motion diabétologie (1)

Les écologistes ont donc décidé de sortir du gouvernement…

Avec deux de mes collègues de la direction d’Europe Ecologie Les Verts, David Cormand et Sandrine Rousseau, nous avons rédigé une tribune pour expliquer les trois principales raisons de notre vote en ce sens en bureau exécutif.

Cette tribune est consultable ici sur le site du plus du Nouvel Observateur…   et ci-dessous!

 

Valls proposait un ministère à EELV : alléchant… a priori. Les 3 raisons de notre refus

La vie politique d’un parti connaît des moments clés qui marquent sa trajectoire. Notre parti, Europe Écologie – Les Verts (EELV) a traversé cette semaine l’un de ces moments là.

Entrer ou non au gouvernement de Manuel Valls ? Telle a été la question à laquelle nous, membres de la direction d’EELV, avons dû répondre dans un délai extrêmement contraint.

La proposition était alléchante, mais…

Le regroupement dans le même ministère, du logement, de l’énergie, du transport et de l’environnement est séduisant. Cette proposition semblait nous donner les clés de quelque chose d’essentiel pour nous écologistes : la mise en pratique de la transition énergétique, la sortie des énergies fossiles et nucléaires, le développement des modes de mobilité et de transport doux, la rénovation thermique des bâtiments et finalement la réduction conséquente de notre impact sur le dérèglement climatique.

Un ministère de l’Environnement nous donnait, théoriquement, les moyens d’action concrets pour sauvegarder la biodiversité, limiter l’emprise du béton et développer des programmes de sauvegarde de notre patrimoine naturel.

Face à cette proposition alléchante, pourquoi avoir refusé ? Trois raisons essentielles ont présidé à ce refus.

1. L’absence d’un changement de cap

Au moment où, en tant que membres de la direction d’EELV, nous avons eu à voter sur la participation d’EELV au gouvernement de Manuel Valls, nous ne savions rien de sa composition.

Mais comment croire à un changement réel après avoir entendu l’allocution du président de la République la veille ? Une contrainte budgétaire maintenue, des allègements d’impôts supplémentaires… Où trouver l’argent pour financer et investir dans la transition énergétique ?

Le chômage progresse, les comptes sociaux se dégradent, les collectivités sont exsangues. Comment imaginer une politique sociale et écologique d’ampleur dans ces conditions ?

Il faut savoir résister à la tentation des apparences, des titres et des déclarations d’intention pour se concentrer sur l’essentiel : les actes.

La composition quasi inchangée du gouvernement, comme la charge de Ségolène Royal aujourd’hui contre l’écotaxe et "l’écologie punitive" confirme qu’entre les propos que Manuel Valls a pu tenir dans son bureau mardi devant quelques responsables écologistes, et les actes concrets constatés dès le jeudi, il peut y avoir un gouffre…

2. Entendre le message des municipales

Les élections dites intermédiaires sont toujours difficiles pour le parti au pouvoir nationalement, mais l’ampleur de la sanction adressée au gouvernement devait être entendue. Un pouvoir politique qui ne fait pas ce qu’il a dit et qui dit le contraire de ce qu’il fait crée une perte de confiance chez les citoyen-nes.

Par leurs votes, et leur abstention, les français-es ont exprimé cette défiance profonde vis à vis de la parole politique.

Les écologistes au gouvernement ont inlassablement répété la nécessité de respecter les engagements du candidat Hollande. Ils ont indiqué que leur participation était conditionnée au respect de ces engagements. Refuser de participer à l’acte 2 du quinquennat répond à un contexte de dévaluation de la parole publique et correspond à un principe éthique simple : on fait comme on a dit.

 

3. La lutte contre les lobbies

À maintes reprises, le président de la République et le gouvernement ont montré leur bienveillance à l’égard des lobbies. Lobbies pharmaceutiqueslobby nucléaire, lobby routier, etc. Le dernier exemple en date est la mise en place d’un pacte de responsabilité ni ciblé ni conditionné.

Le rapport aux lobbies soulève une question politique essentielle : qui gouverne ? L’écologie affirme une volonté claire d’émancipation par rapport aux intérêts particuliers et de veiller au respect de l’intérêt général. Trop souvent, notre sentiment a été que la finance était non pas "l’ennemie", ni même une alliée, mais celle qui guidait les orientations économiques du gouvernement.

La décision que nous avons prise collectivement cette semaine ne traduit pas une peur du pouvoir ou des responsabilités. Au contraire. Notre conviction est que le pouvoir et les responsabilités ne peuvent pas être qu’apparence, communication et, finalement, illusion.

Pour notre part, nous ne nous sommes jamais éloigné des valeurs et des priorités que nous avons choisies de soutenir au second tour de l’élection présidentielle de 2012.

Notre choix ne résonne pas en nous comme une victoire. Pendant deux ans, les écologistes ont démontré qu’ils savaient lier détermination, actions concrètes et parole libre. Nous continuerons à cultiver ces exigences. C’est la condition pour reconstruire un lien de confiance entre les français-es et la politique.

Pour paraphraser les paroles d’une chanson de Renaud en 1980 : "C’est surement pas un ministère, un groupe parlementaire pour nous tout seul, qui nous feront virer de bord, qui nous ferons fermer nos gueules".

La sortie du gouvernement n’est pas la fin de l’histoire.

Pour l’écologie, tout commence.

 

Tribune co-signée par :

Marine Tondelier, David Cormand et Sandrine Rousseau, membres du bureau exécutif d’Europe Écologie – Les Verts (EELV).

Le 30 mars 2014 à 10 heures a eu lieu le premier Conseil Municipal de la nouvelle majorité Front National d’Hénin-Beaumont…. Dans une ambiance très lourde.

10001499_10202784447545389_326502933_nOutre le nombre de caméras défiant toute concurrence (mais nous y avions été habitués pendant la campagne), c’est le dispositif policier déployé pour l’occasion qui nous a mis très mal à l’aise.

Le service d’ordre du FN filtrait d’ailleurs en personne les entrées dans la salle du Conseil Municipal, et les "opposants politiques", y compris le tête de liste UMP qui vous l’avouerez est loin d’être un hooligan – étaient raccompagnés à la sortie, comme Ambroise, jeune écolo, sur la photo ci-dessous.

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Cela était par ailleurs mon premier conseil municipal, moi qui n’avait jamais été élue, aux côté de mes collègues de la liste "Agissons unis pour Hénin-Beaumont", qui eux découvraient l’opposition.

Républicains et donc respectant la décision des urnes de porter Steeve Briois sur le fauteuil du Maire, notre équipe a cependant refusé de prendre part au vote sur son élection et sur le vote de ses délégations.

Voici l’intervention que j’ai prononcée pour en expliquer les raisons et décrire notre état d’esprit pour le mandat à venir

Intervention en Conseil Municipal

Marine Tondelier

Le 30 mars 2014

Avec mes collègues de la liste "agissons unis pour Henin Beaumont", nous ne prendrons pas part à ce vote sur les délégations générales du maire.

Lui qui a toujours refusé d’appeler Monsieur Binaisse "Monsieur le maire" ne bénéficiera donc pas de nos 6 suffrages, même si nous prenons acte des résultats de dimanche dernier. Simplement, n’ayant pas pris part à son élection, nous restons ainsi cohérent.

Nous aimons notre ville et ne pouvons qu’espérer que vous serez à la hauteur de la tâche que 6006 électeurs et électrices ont souhaité vous confier. Car Henin-Beaumont le mérite.

Aussi avons nous été fortement déçus et inquiets en lisant le lendemain de votre élection dans la Voix du nord que de votre aveu même , "il vous faudrait au moins 3 mandats pour remettre Henin-Beaumont sur les rails".

Quel affront pour nos collègues de la majorité sortante. Ceux-là même qui lors de leur élection ont hérité d’une ville endettée pour 123 ans.

Ceux là-même qui se sont corps et âme consacrés à son désendettement pour le ramener, en 2014, à 7 ans. Nettoyant en quelque sorte les écuries d’Augias laissées par le prédécesseur Gérard Dalongeville.

Eux ne se sont pas préoccupés de savoir combien de temps cela leur prendrait. Leur objectif était de faire au plus vite. Et cela s’est fait sous le feu permanent de vos critiques: cela n’allait pas assez vite, ni le désendettement, ni la baisse des impôts locaux. Vous aviez l’air d’être si convaincus que vous feriez tellement mieux…

Il vous aura fallu à peine 24 heures pour comprendre les contraintes qui étaient les leurs, vous qui à la troisième page de votre projet pour Hénin-Beaumont, écriviez pourtant  "chacun des projets que vous lirez ici a été chiffré pour être réalisé pendant le mandat et en parfaite articulation avec notre plan de baisse des impôts".

Nous ne voterons pas pour vous dans quelques instants, mais il n’en demeure pas moins que nous attendons avec impatience de vous voir vous mettre au travail.

Ce grand tour de magie que vous annonciez dans votre programme et dans les différents débats auxquels vous avez participé pendant la campagne, nous attendons avec impatience de vous le voir réaliser.

Vous annoncez pèle mêle engager une baisse des impôts locaux car avoir trouvé je cite "un million d’euros à rendre aux habitants" mais tout de même baisser les dépenses de fonctionnement, investir 30 millions sur une mandature de 6 ans tout en désendettant la ville.

Nous avouons ne pas avoir bien compris l’astuce. Elle doit être sacrément subtile.

D’ailleurs votre déclaration annonçant que vous aurez finalement besoin de 3 mandats laisse-t’elle entendre que peut être vous non plus n’avez pas encore la solution bien en tête…

Bon courage dans tous les cas.

Même si nous ne croyons pas que vous arriverez à faire d’Henin-Beaumont un "Disney Land Front National" où tout serait plus rose, ou plus blanc, ou plus vert, choisissez votre couleur, que sous la mandature précédente.

Sachez en tout cas que nous comptons bien être présents à notre poste pendant les 6 ans qui viennent. Vigilants, exigeants, mais toujours constructifs.

Et surtout très attentifs à ceux qui seront en première ligne de vos politiques publiques. Artistes, associatifs, employés municipaux, demandeurs de logement social, etc. Nous ne vous laisserons pas en faire les boucs-émissaires de votre mandat."

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