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Le blog de Marine Tondelier

Elue municipale écologiste d'opposition à Hénin-Beaumont

La vie politique locale a, à Hénin-Beaumont, toujours été pleine de rebondissements rocambolesques… Celui qui a été officialisé ce soir restera culte!

Car le membre de la liste de Gérard Dalongeville qui vient de remplacer ce dernier au conseil municipal a annoncé sa décision de siéger au groupe… FN (non non, vous ne rêvez pas).

Rappelez-vous: il y a à peine 15 jours, nous apprenions que Gérard Dalongeville désistait son appel.

Au centre de la tourmente judiciaire, celui qui fut notre maire de 2001 à 2009 avait été condamné en août 2013 pour une série impressionnante de détournements de fonds publics, délits de favoritisme et usages de faux, à quatre ans de prison dont un avec sursis, 50 000 euros d’amende, cinq ans de privation de droits civiques, civils et de famille.

Immédiatement, il avait annoncé faire appel, et même déclaré qu’il se pourvoirait en cassation s’il le fallait. Cette procédure d’appel étant suspensive, il redevenait donc, le temps de la procédure d’appel, éligible… Et en profitait dans la foulée pour se présenter aux municipales de 2014 dans la même ville qui peine encore à se relever de tout le mal financier, politique et moral qu’il lui a fait.

Sans aucun scrupule, il a déroulé sa campagne, expliquant à la presse que c’était « le FN ou lui », et qu’il était le seul à pouvoir battre le FN ». Se vantant « de n’avoir eu aucun mal à constituer une liste », ajoutant même « si j’avais voulu, j’aurais même pu en faire trois ». Et pronostiquant finalement, en toute humilité: « si Briois fait 35 % au premier tour, je serai à 25 % ».

Seulement voilà, Steeve Briois n’a pas fait 35% mais plus de 50% au 1er tour, remportant la ville sans même avoir besoin d’un second tour. Gérard Dalongeville, lui, finira à 9,76% des voix, décrochant in extremis une place dans l’opposition du Conseil Municipal aux côté des 6 élus de notre groupe « Agissons Unis pour Hénin-Beaumont » (Divers gauche-EELV-PC-PS).

Pendant sa campagne, il avait été vindicatif: « Mon seul ennemi, en politique, c’est le Front national. Il y a des gens qui vont jurer qu’ils votent républicain, et qui finiront par mettre un Briois dans l’urne. Il y a les très méchants, le Front national, et en face des bisounours » avait-il par exemple déclaré au Point.

Sauf que dès sa prise de fonction en tant que Conseiller municipal, une forme d’inversion des pôles magnétiques a eu lieu.

Les quelques semaines qu’aura duré son mandat jusqu’à sa démission le 15 novembre dernier auront été étonnantes pour la nouvelle conseillère municipale que j’étais… sa voisine dans la salle du conseil.

Dès la première séance, le nouveau maire Steeve Briois a accablé Eugène Binaisse, le maire sortant et notre tête de liste du rassemblement de la gauche, de tous les maux, allant même jusqu’à expliquer très sérieusement qu’à cause de lui, « la ville avait pris 40 ans de retard ». Belle performance pour lui qui n’aura été maire… Que 4 ans. Et rien, bien sûr, sur le maire précédent (qui lui aura assumé cette fonction de 2001 à 2009 avec tellement de brio qu’il accomplira l’exploit d’être le premier maire en France à être ainsi révoqué de ses fonctions par décret du Président de la République).

Plusieurs conseils municipaux de suite, nous avons assisté à des charges répétées et disproportionnées contre Eugène Binaisse. Sous l’oeil amusé de Gérard Dalongeville, qui lui était épargné et se délectait ouvertement, allant même jusqu’à donner la réplique au FN dans ce qui était bel et bien devenu un sketch. Comme ce soir où il demanda à Bruno Bilde des précisions sur un marché public passé sous la précédente mandature en lui demandant « je ne comprends pas comment on peut passer un marché public dans ces conditions, sans bon de commande »… Evidemment! L’expert des marchés de publics truqués ne voyait ABSOLUMENT pas comment tout cela est possible.

Et puis il y a eu sa première tribune municipale, ressemblant à s’y méprendre à une tribune d’élu membre de la majorité, vantant les mérites du nouveau budget du front national.

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Mes collègues d’opposition et moi même avions fini par en déduire qu’un pacte de non agression avait été passé entre le FN et Dalongeville, aussi stupéfiant que cela puisse paraître.

Aujourd’hui, les masques tombent officiellement.

En renonçant à faire appel de sa condamnation, on aurait pu croire que Gérard Dalongeville, qui aura trompé les Héninois jusqu’au bout, laisserait M. Briois et ses amis orphelins de leur meilleur allié.

Sa stratégie personnelle nous a laissés perplexes. Pourquoi ce désistement à seulement 3 semaines du procès? Tout cela était-il calculé depuis le départ? Au profit de qui et selon quels arrangements?

Peut être le microclimat Héninois favorable aux scandales politiques nous aura conditionné à tort à échafauder des hypothèses hasardeuses….

Seulement voilà: suite à sa démission, son troisième de liste, l’ancien combattant Clément Golka, était donc intronisé ce soir au Conseil Municipal dans ses nouvelles fonctions.

Des rumeurs insistantes disaient que le FN lui avait promis une délégation… Mais nous ne souhaitions pas y croire: c’était trop gros…

Et bien figurez vous que ce soir, le rattachement de Clément Golka au groupe front national a été annoncé d’entrée de jeu, et qu’il a donc directement siégé dans les rangs de la majorité…

Cela remet au moins les choses à leur place et la liste que Gérard Dalongeville a portée aux municipales ne peut plus être aujourd’hui restrospectivement considérée comme une liste d’opposition. Encore un coup de trafalgar pour ses électeurs, pour qui il aura décidément eu bien peu d’égard.

Faire campagne en s’insurgeant contre le FN pour leur offrir in fine un conseiller municipal de plus est une imposture. D’un point de vue démocratique cela est très choquant…

Se faire élire en se revendiquant d’avoir sauvé la ville du dangereux Dalongeville en ralliant le lendemain ceux qui décidèrent d’être ses colistiers même après sa condamnation en première instance est insensé.

Dorénavant, le Front national aura l’occasion de faire preuve de plus d’humilité dans ses leçons de morale.

Car pour rappeler leur réplique préférée: « quand on veut monter au cocotier, il faut avoir le cul propre »!

La majorité municipale nous a proposé ce soir en conseil municipal d’approuver l’adhésion de la Ville d’Hénin-Beaumont au dispositif « voisins vigilants » à compter du 1er janvier 2015.

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La délibération explique que la commune d’Hénin-Beaumont a connu une hausse des vols avec effraction ces derniers mois. C’est vrai.

Elle rappelle que les cambriolages causent des préjudices inacceptables pour les victimes. C’est vrai.

Elle déclare enfin qu’il faut apporter des réponses aux Héninois à ce sujet. C’est vrai.

Mais si nous sommes d’accord avec ces constats, nous n’en doutons pas moins fortement de la solution que proposée ici. C’est pourquoi mes collègues du groupe d’opposition et moi même avons fait le choix de nous abstenir sur ce dispositif, en argumentant précisément ce choix.

Car qu’est ce que voisins vigilants ?

C’est un dispositif mis en place par Claude Guéant en 2011, lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur, qui invite dans les communes où il est mis en place les citoyens volontaires à surveiller leur quartier, et à signaler à la gendarmerie ou à la police, selon les zones, tout agissement suspect entrant dans le large spectre évoqué par le ministre.

Cela nous met mal à l’aise et à plusieurs égards.

D’abord parce que sous couvert d’un dispositif de « participation citoyenne », c’est un système organisé de délation communément appelée «  voisins vigilants » qui s’organise, destiné à instrumentaliser le sentiment d’insécurité de nos concitoyens.

Avec les « Voisins Vigilants », nous faisons un pas supplémentaire vers la société de la suspicion généralisée. Même si la recrudescence de cambriolage sur la ville nous y incite, il faut se garder de ce genre de réflexe qui au mieux n’améliorera en rien la situation, mais au pire risque d’assombrir le climat de la ville. Chacun serait en effet appelé à voir en l’autre un délinquant ou un criminel potentiel, à douter de l’innocence de l’autre, à surveiller et s’auto-surveiller en permanence.

Faisons un peu preuve de bon sens : si vous voyez un cambrioleur escalader le mur de votre voisin : avez vous besoin d’être adhérent à ce genre de dispositif pour prévenir la police ?

Le fait d’être un voisin vigilant me semble naturel et ne demande pas une officialisation ni le paiement de 2400 euros par an à une société. La loi est d’ailleurs très claire : si un habitant voit quelqu’un commettre un délit, il se doit de prévenir la police, et ne pas le faire ou témoigner est passible de poursuite.

D’autre part, garantir la sécurité des personnes et des biens est une mission de l’État. Or nous n’estimons pas qu’il revienne à chaque individu de se substituer, sans formation ni travail de réflexion et déontologique, aux forces de l’ordre. Surtout que les niveaux d’intervention et de responsabilité ne peuvent pas être les mêmes du juge au policier et au citoyen. Il y a risque de créer un groupe de citoyens qui se sentent dépositaire de pouvoirs qu’ils ne doivent pas avoir et se prennent pour des « cowboys ». Ils peuvent alors devenir dangereux pour l’autre, délinquant ou pas, et pour eux-mêmes.

D’autres réserves que je n’ai pas eu le temps de détailler lors de mon intervention à ce sujet en Conseil Municipal me font par ailleurs me méfier de ce dispositif, qui pose une petite problématique d’utilisation des finances publiques. Voisins vigilants est une société privée. Au chiffre d’affaire juteux…

Et que penser de la collecte des données privées à laquelle cette société procède ? Le service compte à ce jour près de 100.000 utilisateurs, avec la possibilité d’envoyer des alertes SMS à ses voisins… Ce sont donc des centaines de milliers de coordonnées personnelles qui sont progressivement collectées par la société.

Nous, élus d’oppositions, estimons ne pas avoir besoin d’adhérer à une milice pour porter un œil attentif et bienveillant sur le monde qui nous entoure.

A la notion de « voisins vigilants », nous préférons celle de « voisin solidaire ». Ce n’est pas d’une société privée qui coache les habitants à la défense dont nous avons besoin, mais de tisser davantage de lien social dans nos quartiers. La chaleureuse tradition chti fait d’ailleurs que cela est sûrement plus facile ici qu’ailleurs !

Cette solidarité accrue entre voisin serait d’ailleurs bénéfiques à d’autres domaines et non seulement en matière de sécurité : aider une voisine âgée avec ses courses, s’occuper du chat pendant une absence, organiser une fête des voisins dans sa rue…

Compter sur ses voisins, tisser le lien social, entraîne un renforcement du sentiment de sécurité sans entrer dans un système de suspicion organisé.

Ne leurrons pas la population avec des autocollants voisins vigilants en leur donnant l’illusion de la sécurité.

Offrons leur la vraie sécurité !

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Dans un an se déroulera à Paris du 30 novembre au 11 décembre la 21ème conférence internationale sur le Climat.

Si la France peut vivre avec 4% de déficit, la planète ne survivra pas à 4 degré en plus, or c’est pour l’instant ce vers quoi l’on s’achemine.

Pour informer et mobiliser sur la question de l’énergie et du climat, les écolos organisent ce vendredi 28 novembre une « Vague verte ».

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Parce que les écolos ça sait se lever tôt, nous vous attendrons à l’aube partout en France sur votre trajet du matin: dans les gares, les stations de métro, de bus ou de tram, avec un journal gratuit intitulé « L’année sera chaude » vous proposant 8 pages d’actualité pour éveiller les consciences sur les enjeux climatiques et impulser le sursaut citoyen et démocratique indispensable à la bataille contre le réchauffement climatique.

Nos militants iront également à votre rencontre sur  un certain nombre de marchés tout au long du week-end.

La carte des opérations «Vague Verte» dans la France entière est disponible ici.

Dans le bassin minier, nous vous attendons:

  • A Hénin-Beaumont à 6h30 à la gare et ensuite sur le marché
  • A Leforest à 7h30 à la gare
  • A Sallaumines à 7h45 à la gare
  • A Billy Montigny à 18h à la gare
  • A Dourges de 7h à 9h30 à la gare
  • A Lens de 7h30 à 8h30 à la gare
  • A Libercourt de 6h30 à 8h20 à la gare
  • A Liévin de 6h30 à 7h30 à la gare
  • A Méricourt à 8h15 à la gare
  • A Avion à 18h30 à Carrefour et Simply Market
  • A Loos-en-Gohelle à 8h30 à la Base 11/19

Bref, vous le constaterez: les écolos du bassin minier sont plus que jamais mobilisés pour le climat!

Un épisode pas banal s’est déroulé hier après-midi au centre hospitalier d’Henin-Beaumont, où se tenait le premier conseil de surveillance de la mandature.

Le Conseil de surveillance d’un hôpital est une sorte de Conseil d’administration, qui se prononce sur les orientations stratégiques de l’établissement et exerce un contrôle permanent sur la gestion et la santé financière de l’établissement.

Y siègent des représentants des collectivités territoriales (ville, agglomération, département), des représentants du corps médical et des personnels hospitaliers, des personnes qualifiées et des représentants des usagers.

Suite aux élections municipales, la ville d’Hénin-Beaumont y est représentée comme le Conseil Municipal l’a voté au mois d’avril par Steeve Briois, le maire, et Jean-Richard Sulzer, son adjoint aux finances. Et le député Philippe Kemel et moi-même y représentons l’agglomération Hénin-Carvin (CAHC).

Comme la réglementation le prévoit, le premier conseil de surveillance de cette mandature devait débuter par l’élection de son ou de sa président-e pour les 5 années à venir. Les textes prévoient que « le président du conseil de surveillance est élu pour une durée de 5 ans parmi les membres représentant les collectivités territoriales ou les personnalités qualifiées » et que le vote se passe à bulletin secret.

C’est donc très naturellement, en toute légalité et après en avoir parlé avec mes co-listers, mes collègues de l’agglomération et certains membres du conseil de surveillance que j’ai décidé de présenter ma candidature. Expliquant que j’étais très attachée à cet hôpital qui est au bout de ma rue. Contrairement à beaucoup d’habitants, je n’y suis pas née car la maternité a fermé un an avant ma naissance.  Mais petite, j’y ai visité durant des année une amie de la famille en gériatrie. Et des membres de ma famille y ont travaillé, dont mon arrière grand père qui y avait été infirmier.

Par ailleurs je me suis toujours beaucoup intéressée aux questions de santé en général et aux questions hospitalières en particulier, en rédigeant notamment deux mémoires sur la question, l’un sur le développement durable dans les hôpitaux  (comme par hasard ;)), l’autre sur les conflits d’acteurs à l’hôpital public. Je suis d’ailleurs titulaire d’un Master spécialisé en gestion des établissements de santé.

J’ai exprimé aux membres du Conseil de surveillance ma motivation, leur ai expliqué mon intérêt pour les questions sanitaires et ai su les rassurer sur ma disponibilité pour assurer cette fonction.

Steeve Briois, lui, a choisi de ne faire qu’une intervention très courte pour dire qu’il n’avait rien à redire au niveau de mes compétences mais qu’il ne voyait pas d’autre candidature crédible que la sienne car il est le maire. Ajoutant pour clore le débat avant qu’il ne commence que le fait qu’une conseillère municipale d’opposition préside le conseil de surveillance serait je cite « un casus belli ».

Le vote a eu lieu. Je l’ai remporté. Monsieur Briois a repris une seconde fois la parole pour annoncer que « les relations entre la ville et l’hôpital sont rompues », s’est levé avec son acolyte et a quitté la réunion, attitude similaire à celle qu’il avait tenue lors qu’il n’avait pas été élu vice-président à l’agglomération.

Si j’écris ce soir cet article, c’est pour répondre aux propos qu’il a tenus dans un communiqué envoyé l’après-midi à la Voix-du-Nord, retranscrits dans cet article:

–> cliquez ici pour lire l’article de la voix du nord en question <–

Après des années de vaudeville politico-judiciaire, les habitants d’Hénin-Beaumont méritent mieux que des réaction narcissiques!

Celui qui passe son temps à reprocher à son opposition de « ne pas digérer la défaite » devrait commencer par balayer devant sa porte. Et sa réaction est d’autant moins compréhensible que le maire d’Hénin-Beaumont est également conseiller communautaire, conseiller régional, député européen et secrétaire général du front national. Bref qu’il ne manque ni de travail ni de responsabilités.

Je suis la première à reconnaître notre défaite aux municipales de mars dernier. Je l’ai d’ailleurs à nouveau écrit à la rentrée dans un tract distribué dans toutes les boites aux lettres de la ville.

Nous avons certes perdu l’élection municipale avec les copains de la liste « Agissons Unis pour Hénin-Beaumont », surement pour un tas de raisons dont d’ailleurs plusieurs sur lesquelles nous ne pouvions malheureusement pas avoir prise. Ce qui connaissent le contexte local savent de quoi je parle.

Je confirme également avoir fait « 2% » aux dernières législatives. Je n’en n’ai pas honte. Monsieur Briois devrait éviter de prendre la grosse tête trop rapidement et se rappeler d’où il vient et quels étaient ses premiers scores électoraux. Il devrait d’ailleurs s’imaginer lesquels ils auraient été s’il avait dû lui aussi, pour sa première élection « sur son nom », affronter deux candidats sortants à la présidentielle. Et s’il n’avait pas profité de la notoriété de Marine Le Pen plusieurs scrutins de suite en étant son suppléant.

La différence, c’est que quand je perds, je l’assume. Que je garde mon sang froid. Que je ne suis pas une mauvaise joueuse. Que je respecte les décisions des électeurs. Et que même si nous avons perdu, mes collègues et moi siégeons et travaillons en conseil municipal ainsi que dans les différentes commissions, ce que lui n’avait pas fait quand il était dans l’opposition.

Or ce soir, il prétend que «  la gauche de l’agglomération a préféré, comme à son habitude, rester dans le sectarisme, quitte à insulter le vote des habitants d’Hénin Beaumont ». Aveuglé par sa haine, il ne voit même pas qu’en écrivant cela il dénigre lui les électeurs du Conseil de Surveillance de l’hôpital de notre hôpital, qui ont fait leur choix. Comme les textes le prévoient. Et comme cela se fait dans tous les hôpitaux de France.  Le décret du 8 avril 2010 qui encadre ce scrutin a d’ailleurs été pris par un gouvernement de droite, je ne vois donc pas le rapport avec ce que Monsieur Briois appelle « des pratiques démocratiques toutes socialistes ». Ses propos frisent le conspirationnisme.

Comme je n’ai pu le dire en sa présence car il avait déjà pris la poudre d’escampette, je vais le redire ici:

Aujourd’hui l’hôpital d’Hénin est l’un des plus endettés de France. Il ne l’a pas toujours été. Sa situation s’est brusquement détériorée, en quelques mois, à la suite d’investissements récents (il y a deux ans) plus qu’hasardeux (je précise au passage qu’Eugène Binaisse, à l’époque maire d’Hénin-Beaumont, ne présidait pas non plus le Conseil de Surveillance).

Aujourd’hui notre service de diabétologie, très apprécié des habitants du territoire, est menacé de fermeture et de délocalisation à Lens. J’ai d’ailleurs porté une motion à ce sujet avec mes collègues d’opposition au dernier Conseil Municipal, qui a été adoptée à l’unanimité.

Bref la seule attitude politicienne que je vois en ce moment, c’est celle qui consiste à considérer « que l’hôpital n’a qu’à se débrouiller » (ce dont un adjoint FN et cadre national parti m’avait menacée il y a quelques semaines au cas où j’irais jusqu’au bout). Et à se dispenser des plus de 5 heures de réunion qui ont suivi l’élection de la présidente du conseil de surveillance, au cours desquelles nous avons épluché et débattu avec les médecins et les représentants du personnel très inquiets du compte administratif pour 2013, du budget pour 2014 et du projet médical d’établissement, dont l’avenir du service de diabétologie.

La santé des habitants d’Hénin-Beaumont – qui vivent dans l’arrondissement à la surmortalité la plus élevée d’Europe (de 67% à la moyenne de la France) – n’est pas un enjeu politicien. C’est une priorité politique, sanitaire et sociale. Ou sinon nous continuerons à souffrir d’une double peine: des indices de santé catastrophiques et un établissement de santé sur-endetté dont les jours sont menacés.

Si le Front national s’en lave les main, la crédibilité dont il se drapent à Hénin-Beaumont ne fera pas long feu.

Je compte donc sur eux pour participer, dans les semaines à venir, à la prochaine réunion du Conseil de Surveillance. Et pour, comme l’ont déjà fait les collègues du PC, du PS, d’EELV et d’Hénin-Beaumont l’avenir, prendre enfin position en faveur de notre service de diabétologie en danger.

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Ca y est, c’est parti!

Nous avons lancé l’opération « les suspendus » ce samedi à 11h30 au Café La Belle Anglaise à Hénin-Beaumont.

10620417_846449548699023_987448769545408317_o Comment ça fonctionne ?

C’est très simple!

  1. Un client paie 2 baguettes (ou 2 cafés, 2 portions de frites, 2 exemplaires de la Voix du Nord, 2 paquets de pâtes…).
  2. Il en prend un-e…
  3. … et met en attente le-la second-e pour une personne dans le besoin.

C’est aussi simple que cela !

Le but est, dans ce contexte économique et social difficile, de multiplier les actes de générosité et d’entraide. De plus cette démarche va valoriser le rôle des commerces de proximité à Hénin-Beaumont.

Vous trouverez donc dès aujourd’hui chez les commerçants participant à l’opération des tableaux noirs où sont indiqués le nombre de produits « suspendus » attendant preneur.

Participent d’ores et déjà à l’opération:

–> Bachad Alimentation générale rue Robert Aylé –> Le magasin d’Alimentation générale du boulevard Jean Moulin –> Le Café le Campbell rue Montpencher –> Le Café Label Anglaise place Wagon –> Le café-restaurant O’Shannon Rue Montpencher –> La friterie Gonzales place Carnot –> La boucherie Salam place de la République –> « Stock Henin », confiserie place Jean Jaurès –> Le magasin d’alimentation « Au bon coin » du boulevard des frères Leterme

D’autres commerçants devraient les rejoindre très bientôt. Parlez-en autour de vous!

Non aux arrêtés anti-mendicité, oui à la solidarité!

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Hier, c’était la grande braderie de rentrée à Hénin-Beaumont!

L’occasion de retrouver en forme tous les collègues écolos et jeunes écolos de la ville autour de notre stand, de ses tracts divers et variés, de ses boomerangs écolos, de ses ateliers recyclage de canettes en pots à crayon et de ses autres surprises.

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L’occasion aussi de recueillir l’avis des Héninois et des Beaumontois sur notre 4 pages de rentrée, qu’ils ont toutes et tous reçus dans leur boîte aux lettres. Et de constater que la concision des articles, simples et allant droit au but, leur avait beaucoup plu.

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L’occasion d’accueillir notre nouvelle euro-députée écolo de la région Nord-Ouest, Karima Delli, venue remercier ses électeurs, retrouver les habitants qu’elle avait déjà eu l’occasion de rencontrer lors de ses précédentes visites, et répondre aux interpellations et aux questions des uns et des autres.

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L’occasion également, alors que l’on apprenait l’arrivée des 150 premières vaches à la ferme des 1000 vaches chez nos voisins picards, de manifester notre solidarité avec les bovins au détour d’un stand… original ;)

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L’occasion également d’aller à la rencontre des associations locales dans le village de stand dédié, et d’échanger aussi bien avec les danseurs du club de Country qu’avec les artistes des beaux arts, les copains de l’âge d’or, les responsables la paroisse Sainte-Marie ou encore les professeurs de l’école de musique.

L’occasion également de constater que les forces d’opposition héninoise (hormis Gérard Dalongeville que l’on n’a pas vu mais parait-il que c’était son anniversaire) sont mobilisées, motivées et unies, puisque les copains du parti communiste, du parti socialiste, du parti de gauche mais aussi de l’Alliance Républicaine tenaient eux aussi de beaux stands et que l’on a eu l’occasion de se retrouver chez les uns et chez les autres pour des apéros très conviviaux :)

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L’occasion aussi de s’étonner que le Front national – qui a pourtant en horreur les prières de rue – s’en offre une, collective, et qui plus est à l’heure de la messe, en pleine braderie…. Ce qui leur aura permis de drainer des militants de toute la région pour « faire masse » autour de leur stand… stand délaissé dès que la grande star du jour, Marine Le Pen, sera repartie. La preuve en image avec deux photos prises à 16 heures, l’une de leur stand, l’autre du nôtre. Je pense que vous saisirez aisément la différence entre un stand ayant pour objectif un éphémère « coup de comm' » et un autre destiné à de réels échanges.

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L’occasion de faire des rencontres insolites (mais à Henin c’est devenu très fréquent), comme cette jeune Marianne frontiste débarquée d’on ne sait où pour l’occasion, et envoyée avec son comparse en service commandée polluer notre stand en appelant devant notre nez à aller assister au « meeting de rue » de Marine Le Pen. Elle nous a expliqué que Jean-Marie Le Pen s’était engagé dans la résistance contre Hitler pendant que la SFIO votait les pleins pouvoir à Pétain. Vous avouerez que ça n’avait aucun sens ni de rapport avec notre stand mais au moins ça avait l’air de lui faire plaisir de penser que ça pouvait en avoir…

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L’occasion de chiner… en tombant sur des objets collectors comme cette tasse « I love Marine » en vente sur le stand du FN. Mais bon, sur une braderie ou tu peux acheter un appareil à raclette 2 euros, on a trouvé que 10 euros c’était beaucoup trop cher et que c’était pas que de la faute de l’europe …

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En tous cas cette braderie était une réussite malgré le temps maussade. On n’a juste pas compris le sens de ce DJ installé sur le parvis de la mairie. Les habitants d’Henin Beaumont ont certes élu le front national mais je ne pense pas qu’ils aient voté pour la technoparade… D’ailleurs je tiens à votre disposition une petite vidéo qui démontre bien que les lieux étaient désertés – contrairement au reste de la braderie – car assourdissants, et les occupants des stands avoisinants plus gênés par la musique qu’autre chose…

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Dimanche, c’est la braderie de rentrée d’Hénin-Beaumont!

Les écologistes et les jeunes écologistes d’Hénin-Beaumont y tiendront un stand toute la journée Rue Elie Gruyelle, en face de l’Espace lumière, sur le trottoir de la boutique Tadao.

A midi, un apéritif vous attend, en compagnie de Karima Delli, député européenne EELV de l’auro-région Nord-Ouest.

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Nous aurons le plaisir de vous accueillir sur notre stand toute la journée pour échanger, répondre à vos question et aussi tout simplement pour passer un moment convivial.

De la documentation et des surprises seront mises à votre disposition. Cette photo est un indice, vous comprendrez sur place ;)

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A dimanche!

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