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Le blog de Marine Tondelier

Elue municipale d'opposition à Hénin-Beaumont

Category Archives: Social

Ca y est, c’est parti!

Nous avons lancé l’opération « les suspendus » ce samedi à 11h30 au Café La Belle Anglaise à Hénin-Beaumont.

10620417_846449548699023_987448769545408317_o Comment ça fonctionne ?

C’est très simple!

  1. Un client paie 2 baguettes (ou 2 cafés, 2 portions de frites, 2 exemplaires de la Voix du Nord, 2 paquets de pâtes…).
  2. Il en prend un-e…
  3. … et met en attente le-la second-e pour une personne dans le besoin.

C’est aussi simple que cela !

Le but est, dans ce contexte économique et social difficile, de multiplier les actes de générosité et d’entraide. De plus cette démarche va valoriser le rôle des commerces de proximité à Hénin-Beaumont.

Vous trouverez donc dès aujourd’hui chez les commerçants participant à l’opération des tableaux noirs où sont indiqués le nombre de produits « suspendus » attendant preneur.

Participent d’ores et déjà à l’opération:

–> Bachad Alimentation générale rue Robert Aylé –> Le magasin d’Alimentation générale du boulevard Jean Moulin –> Le Café le Campbell rue Montpencher –> Le Café Label Anglaise place Wagon –> Le café-restaurant O’Shannon Rue Montpencher –> La friterie Gonzales place Carnot –> La boucherie Salam place de la République –> « Stock Henin », confiserie place Jean Jaurès –> Le magasin d’alimentation « Au bon coin » du boulevard des frères Leterme

D’autres commerçants devraient les rejoindre très bientôt. Parlez-en autour de vous!

Non aux arrêtés anti-mendicité, oui à la solidarité!

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Aujourd’hui, dans le bassin minier, le chômage est un drame.

Alors que plus d’une personne sur deux est en âge de travailler, seulement la moitié possède un emploi [1]. Et cette situation est encore plus dramatique pour les femmes (seulement 45,1% d’entre elles ont un emploi contre 59,5% au niveau national).

Au total, ce sont plus de 34 000 personnes qui demandent chaque mois un emploi dans le bassin minier. Et dans leur très grande majorité, 24 000 d’entre eux en cherchent un mais n’en trouvent pas ; les autres exercent des temps partiels, pour la plupart involontairement. Résultat logique, le taux de chômage dans le bassin minier est toujours resté au dessus du taux de chômage régional et national depuis 2005 (fin 2011, il était de 15,8 % dans la zone Lens-Hénin alors qu’en France il était de 9,8%).

Les explications sont à trouver au niveau national et local.

L’histoire industrielle et minière a marqué le pas depuis des dizaines d’années en France et dans ce territoire nordiste. C’est un fait : en France, depuis 1980, ce sont presque deux millions d’emplois disparus [2] dans l’industrie – dont la majorité des destructions dans l’industrie manufacturière (96 %) [3]. Dans le Nord Pas de Calais, depuis deux ans, ce sont 31 600 emplois qui ont disparus. Et seulement 16 % des emplois détruits ont été compensés par des créations. On comprend comment l’arrêt de cette histoire là a bouleversé profondément la vie des habitants du bassin.

La concurrence internationale entre pays ensuite. Il serait trop facile d’accuser tel ou tel pays (Chine et Inde en tête) de détruire nos emplois. Car, avec ces pays émergents, nous sommes réciproquement imbriqués. A la fois par le commerce, la finance, mais aussi par la répercussion des dégradations de l’environnement et la progression des inégalités. Au-delà des fausses accusations entre pays, le coupable est le système financier international. Il entraine la recherche excessive de rentabilité et autorise les gains des uns sur le dos des autres : dumping social, dumping fiscal et dumping environnemental. Jusqu’à ce que ces autres là perdent à leur tour au détriment des suivants. Au final, les perdants ce sont les peuples et leurs emplois.

Un exemple : la fermeture de la fonderie de MetalEurop à Noyelles-Godault en 2003. À la recherche du meilleur lieu pour placer leurs fonds, les actionnaires de l’entreprise l’ont coulée. La délocaliser était plus rentable que de conserver les emplois et de dépolluer le site. 830 emplois disparus et 1100 hectares toujours pollués autour de l’usine à cause de l’absence de prise en compte de l’environnement, de la santé et de l’emploi…

Enfin, le changement de mode de consommation a favorisé la demande de services, notamment dans le commerce entrainant l’essor de grandes surfaces au détriment des petits commerçants.  L’hypermarché Auchan à Noyelles-Godault et la zone Maison Plus à Hénin-Beaumont ont créé des emplois certes, mais mettent en difficulté les petits commerçants et nuisent au dynamisme de nos centres villes.

Le cœur des problèmes est que cette destruction systématique d’emplois est due au fait que nous ne produisons plus ce que nous consommons.

Il faut donc une autre politique pour l’emploi, qui inverse la tendance : c’est-à-dire re-localiser et créer des emplois nouveaux et de qualité.

Les écologistes veulent ce changement.

Nos solutions?

CREER DES EMPLOIS LOCAUX

Comment ?

  • En accentuant le développement régional et s’en appuyant davantage sur une spécialisation au niveau territorial, sur le réseau d’entreprises intermédiaires, sur l’innovation et les circuits courts.
  • En favorisant la création d’emplois dans les services à la personne, à destination des familles, des personnes dépendantes et des personnes âgées, très peu développé à Hénin-Carvin.
  • En lançant un plan de rénovation thermique, pour réduire les factures et créer des emplois dans le secteur du bâtiment sur l’ensemble du territoire. Lutter contre la précarité énergétique, c’est du pouvoir d’achat en plus et une meilleure qualité de vie.
  • En aidant à la création d’emplois d’utilité sociale et de proximité pour les chômeurs, en soutenant la création d’entreprise de petite taille, proche de la population et dans les secteurs du social, de la santé et du développement durable.
  • Se protéger de la concurrence de pays n’ayant pas les mêmes normes sociales et environnementales que la France et l’Union Européenne.

CREER DES EMPLOIS NOUVEAUX ET DURABLES.

Comment ?

  • En défendant et incitant toutes les initiatives pour créer des emplois durables. Le succès du Salon de l’habitat durable d’Hénin-Beaumont du 11 et 12 mai derniers montre bien que les habitants sont dans une réelle attente de politiques véritablement écologistes.
  • En soutenant les reconversions professionnelles des salariés par la formation continue et l’accès aux qualifications.
  • En développant l’innovation et soutenant la recherche pour s’adapter au nouveau contexte énergétique et à la raréfaction des matières premières.
  • En menant un plan de transition énergétique et gérer la sortie du nucléaire, afin d’entraîner une grande politique industrielle et d’investissements dans les éner­gies renouvelables.

DES EMPLOIS SANS DANGER POUR LA SANTE

Comment ?

  • En reconnaissant par la loi les problèmes de santé et de la pénibilité liés aux travaux industriels et en reconnaissant par la loi ces maladies du travail et les aides y afférant. Il est normal que des travailleurs ayant souffert de leur activité soient soutenus tant que possible par l’Etat.
  • En lançant un programme de dépollution des sites industriels, pour arrêter la dégradation de l’environnement, de la santé des salariés de ces usines et des riverains des sites pollués. Et toutes ces améliorations, entraineront la création d’emplois correspondent aux compétences existantes dans le bassin minier !
  • En donnant un meilleur accès à la santé dans le bassin minier. Alors que le Pas-de-Calais est l’un des départements où les indicateurs de santé sont les plus mauvais, avec comme zone rouge l’ex-bassin minier avec des taux de surmortalité allant jusqu’à 67% à Hénin-Beaumont, le nombre de médecins est insuffisant. En effet, l’offre de médecin spécialiste est de 7 points inférieur à la moyenne nationale et de 2 points pour les généralistes.

DES EMPLOIS QUALIFIES

Comment ?

  • En donnant un meilleur accès à l’éducation et à la formation continue et en accordant après la scolarité obligatoire un congé de seize semestres de formation à suivre tout au long de la vie avec garantie de revenu.
  • En luttant contre le décrochage scolaire et en rompant avec la culture de la performance et du contrôle généralisé. Il faut mettre fin à la situation du bassin dans lequel le taux de sortie du système scolaire sans diplôme est de 5 points supérieur à la moyenne nationale.

[1] Chiffre –  Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques – septembre 2011 – Pour l’agglomération Hénin-Carvin : http://www.insee.fr/fr/regions/nord-pas-de-calais/default.asp?page=themes/tableau_de_bord/TB02hc.htm

[2] Pour être précis, ce sont 1 913 500 emplois disparus entre 1980 et 2007.

[3] La désindustrialisation en France  – Les Cahiers de la DG Trésor – n° 2010-01 –  Juin 2010 – http://www.tresor.economie.gouv.fr/file/326045

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Tribune à retrouver également sur le site du nouvel observateur :

« Marine Le Pen parle à l’envi, dans le cadre de la campagne présidentielle, de son « fief d’Hénin-Beaumont« . Dimanche 15 avril, elle y tenait un grand meeting national, sept jours avant le premier tour. En tant que candidate aux législatives sur cette circonscription, je ne peux résister à l’exercice de passer en revue ce que Marine Le Pen apporte réellement à Hénin-Beaumont.

Une agitation non-constructive

Politiquement, il est compliqué de s’opposer à Marine Le Pen. La caricature est facile, le combat anti-raciste tourne aisément à la farce, donnant prise à l’idée de l’élite contre le peuple. Marine Le Pen opère une manipulation médiatique de la situation des Héninois(es) et les Beaumontois(es), en faisant passer les conséquences d’un abandon de la République et des représentants politiques pour ces territoires en vote d’adhésion pour le Front national. Mais quel est le projet du Front national pour Hénin, à part l’agitation non constructive ?

Parler projet avec le Front national est compliqué tant l’écart est important entre les mots et les actes. Mais comment ne pas trouver ridicule que Marine Le Pen, jouant sur l’indignation de la gauche morale, trolle (c’est le mot) au sujet de la viande halal quand le principal fournisseur de viande halal dans le Nord Pas-de-Calais est conseiller régional FN (il a démissionné depuis) ? Et comment ne pas trouver ridicules les tentatives de Marine Le Pen de s’autoproclamer « écologiste », histoire peut-être de se parer d’un peu de modernité, lorsque l’on compare ses déclarations à ses méthodes à Hénin-Beaumont ?

Marine le Pen est pour les énergies renouvelables de manière générale, elle l’a rappelé à plusieurs reprises lors de sa campagne, mais « contre » les éoliennes responsables de « pollution visuelle », ce sont ses termes. Vous me direz : elle n’est pas la première dans cette contradiction là. Oui, mais… la contradiction chez Marine Le Pen va plus loin ! La pollution visuelle est un combat historique de l’écologie politique : affichage sauvage, matraquage publicitaire, urbanisation sauvage, etc. Nous connaissons tout cela à Hénin-Beaumont. Mais chez nous, la principale source de pollution visuelle, c’est… le Front national lui-même !

Dans les rues d'Hénin-Beaumont début 2012, des affices pour Marine Le Pen (M. TONDELIER)

 Dans les rues d’Hénin-Beaumont début 2012, des affiches pour Marine Le Pen (M. TONDELIER)

L’affichage sauvage opéré en permanence par le Front national est d’une violence symbolique révoltante. L’ambiance est celle d’une chape de plomb posée sur la ville, et tout y passe : mobilier urbain, murs… Histoire de troubler en permanence la stabilité et la sérénité dont ont besoin les Héninois-e-s et les Beaumontois-e-s pour reconstruire ensemble leur ville, plutôt que d’être en permanence ramenés à la déstabilisation politique via un matraquage d’affiches de Marine le Pen.

Et c’est là tout le problème pour Hénin-Beaumont. Marine Le Pen n’a pas de projet politique pour cette ville et entretient le climat sinistré. Pour mettre en scène la France des perdants, la majorité invisible, Marine Le Pen est prête à refuser tout ce qui pourrait modifier un peu l’image de la ville.

La preuve que sa priorité n’est pas d’aider le territoire de manière stable, elle a démissionné de son mandat moins de deux ans après avoir été élue, privilégiant, a-t-elle expliqué, son mandat bruxellois, au nom de « l’efficacité politique ». Curieuse stratégie, lorsque l’on sait qu’elle figure parmiles parlementaires les moins assidus, et qu’elle n’a déposé, depuis 2004, aucun amendement dans la commission « emploi et affaires sociales » dont elle fait partie.

Un ancrage compliqué

L’ancrage local pour le Front national est compliqué : il se doit d’y entretenir une situation favorable à sa prolifération : un abandon, un mécontentement. Que se passerait-il si un projet politique était porté pour modifier les fondamentaux, et en premier lieu l’image de ce territoire sur lui-même ?

Hénin-Carvin regroupe 45% de plus d’ouvriers que la moyenne nationale. Des entreprises majeures y ont fermé, parmi lesquelles Samsonite, victime de « patrons voyous ». Le taux de chômage y est de 16% pour les employés et de 18% pour les ouvriers (en 2008 !). C’est aussi 8600 allocataires d’aides sociales, soit environ 7% de la population, parmi lesquels près de 24% dépendent de ces aides pour plus de 75% de leurs revenus !

Au niveau éducation, le retard scolaire constaté en 6e est de plus de 7 points supérieurs à la moyenne nationale en 2010-2011. Le taux de sortie du système scolaire sans diplôme est de 5 points supérieur à la moyenne nationale.

En termes de santé, l’offre de médecin spécialiste est de 7 points inférieur à la moyenne nationale, de 2 points pour les généralistes alors que le Pas-de-Calais est l’un des pires départements en ce qui concerne un certain nombre d’indicateurs de santé, avec comme zone rouge l’ex-bassin minier, avec des taux de surmortalité allant jusqu’à 67% à Hénin-Beaumont.

Surfer sur la misère

Voilà le terreau de Marine Le Pen, c’est quelque chose de connu. Mais il faut comprendre que le Front national ne s’investit nullement pour faire évoluer ce territoire, changer son image, augmenter à la fois les revenus mais aussi améliorer le cadre de vie, c’est-à-dire l’accès à la santé, à l’éducation et à des équipements, pour atteindre des niveaux comparables au reste du pays.

Marine Le Pen est un corbeau qui prospère sur les difficultés du territoire et la déstabilisation possible qui en découle. Car, pour le Front national, c’est évident : le plus rentable, électoralement parlant, est d’attiser la haine, de renforcer l’agitation et de surfer sur la misère.

En tant qu’habitante d’Hénin-Beaumont, je refuse cette instrumentalisation de ma ville. Car du fait de cette stratégie, le bassin minier se retrouve une fois encore enfermé dans le cliché d’un territoire sinistré, alors qu’il ne se résume pas à ces turpitudes politiciennes. Le bassin minier, c’est surtout une population jeune et dynamique, une immense solidarité, une convivialité réputée, une histoire riche et un patrimoine qui, demain peut-être, sera classé au patrimoine international de l’Unesco. Avec les habitants, je veux que nous retrouvions notre fierté d’être « d’ici ».

Alors que faire ?

Il faut d’abord retrouver une stabilité politique et économique localement. Cela passe par un engagement fort sur les thématiques d’emploi, de la réindustrialisation et de l’entreprise sociale de proximité. Ce n’est pas facile mais ce n’est pas impossible. Reconvertir le bassin minier en s’appuyant sur ses compétences pour dépolluer les sites abandonnés, et engager de plain-pied la reconversion dans l’économie verte : des solutions existent !

Mais il faut également s’engager prioritairement sur l’évolution de la qualité de vie sur le territoire, qui est un levier à la portée des élus. L’abandon de bâtiments, leurs mauvaises isolations, l’absence de projet de rénovation du bâti sont des sujets de l’écologie politique. Nous les porterons à Hénin-Beaumont.

Finalement, le défi de l’écologie à Hénin-Beaumont, c’est celui de la gauche populaire. Il faut revenir aux racines de la gauche. Aux gens, tous simplement. Et ouvrir de nouveaux horizons pour le territoire.

La campagne présidentielle étant bientôt terminée, j’espère avoir bientôt l’occasion de débattre de l’avenir du bassin minier avec Marine Le Pen, au-delà des effets de manche qui visent à tout, sauf à améliorer la vie des gens dans notre ville ! « 

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Le bassin minier est un territoire plein d’avenir et de talents !

Un territoire où se dessinent de nouvelles perspectives et de nouvelles opportunités de développement : musée du Louvre-Lens, classement Bassin minier à l’UNESCO, nouveaux emplois, cadre de vie amélioré, etc.

Chacun d’entre nous peut devenir acteur de cette mutation simplement en partageant ses idées et opinions.

Car s’exprimer et débattre, c’est un acte de citoyen et s’engager en faveur d’une société solidaire, juste et respectueuse de chacun.

Le groupe Europe Ecologie les Verts propose de confronter librement ses idées à des acteurs de la société civile, associations et aux citoyens qui le souhaitent, et ce, sans aucun engagement politique.

La seule motivation : discuter et échanger les idées avec ceux croient au bassin minier et qui ont envie de l’accompagner dans un développement harmonieux et équilibré, où l’homme trouve toute sa place.

C’est pourquoi nous vous donnons rendez-vous à

Hénin-Beaumont, salle Jacques Prévert

(située rue Prévert derrière l’Atrium),

le vendredi 30 mars 2012

à partir de 18h30

Venez rencontrer et interpeler des acteurs associatifs, des représentants politiques.

Venez discutez avec vos voisins et amis des grands enjeux qui sont ceux du bassin minier et de nos populations.

Car demain s’invente ensemble et aujourd’hui !

 

Groupe EELV Bassin Minier


Pour tout renseignement, n’hésitez pas à me contacter au 06 84 86 15 78

N’hésitez pas à diffuser l’information, que nous soyons nombreux à imaginer ensemble l’avenir du territoire!

Des tracts et affiches sont à votre disposition ci-dessous:

Double tract A5 noir et Blanc

Tract A4 noir et Blanc

Affiche A3 Noir et Blanc

Double tract A5

Tract A4

Affiche A3

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Aujourd’hui, c’est la journée internationale de LA femme… Et à quelques jours des élections cantonales, et bien forcément, ça interpelle…

Pourquoi ça interpelle?

Tout simplement parce qu’aujourd’hui, seulement 12,5% des conseillers généraux sont des femmes. Et parce que deux conseils généraux (l’Ariège et le Tarn-et-Garonne) se paient même le luxe de ne compter AUCUNE femme parmi leurs élus! #scandale

Cela est d’autant plus inquiétant que la réforme territoriale adoptée l’année dernière à l’initiative du gouvernement risque d’aggraver le problème de représentativité des collectivités locales, puisque les conseillers régionaux – qui sont pour l’instant pour 48% des conseillEREs grâce à l’obligation d’alterner hommes et femmes sur les listes – devraient à partir de 2014 devenir des conseillers territoriaux, élus selon les mêmes modalités que les actuels conseillers généraux.

Fini donc la diversité en politique. Et exit le début de biodiversité parmi les élus: les jeunes, les femmes, les partis minoritaires, déjà bien peu présents dans les assemblées locales, le seront encore moins. Et l’Observatoire de la Parité prévoit d’ailleurs que les conseillers territoriaux seront à 82,7% des hommes – soit seulement 17,3% de femmes- en 2014. Si ça n’est pas de la régression, je ne sais pas ce que c’est!

A l’heure où:

–> La différence moyenne de salaire entre un homme est une femme est de 27%

–> La différence de rémunération à diplôme et compétence égale est de 10%

–> 80% des salariés qui vivent avec 750€ par mois sont des femmes

–> Le partage des tâches ménagères est encore largement sexué sans que cela ne soit justifié par une différence

–> Une femme sur 10 est victime de violences conjugales


Comment faire progresser l’égalité et l’homme et les femmes dans notre société lorsque les politiques sont principalement élaborées et votées par des hommes ? (les femmes n’occupent que 18,5% des sièges à l’Assemblée nationale et 21,8% au Sénat).

 

 


Une société ne peut pas être paritaire, ni même tendre vers l’égalité entre les sexes, lorsqu’elle est gouvernée selon un modèle patriarcal. Le problème ne se cantonne bien sûr pas aux assemblées politiques, mais concerne également les conseils d’administrations, les équipes dirigeantes des entreprises et des administrations, etc.

Europe Ecologie est aujourd’hui le seul parti à mettre en place la parité en interne (dans ses instances) et en externe (dans ses candidatures aux élections): l’égalité entre Hommes Et Femmes, ON LE DIT, ON LE FAIT – Copyright EELV Languedoc Roussillon ;)

J’ai la chance d’appartenir à ce parti qui laisse une place aux femmes et les encourage à s’investir . Mais ce n’est pas le cas de tout le monde, ce pourquoi il faut se mobiliser!

Hier, les Jeunes Ecologistes ont diffusé un communiqué de presse (que je vous invite à lire ici) intitulé « Quel est le féminin du candidat ? La suppléante ! ». Ce matin, la blague était reprise sur France Info et sur France Inter par Pascale Clark! Cet après-midi, nous distribuerons dans toute la France des tracts alertant sur le manque de représentativité de nos assemblées délibérantes.

Peut-être ces tracts (et le visuel ci-dessus) incitera des filles à s’engager et à nous rejoindre?

Je l’espère en tout cas :)

C’est ici que ça se passe (bouton adhérer en dessous du logo à droite)

http://www.jeunes-ecologistes.org/

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Un goûter solidaire fondé sur la convivialité, l’altruisme et le partage


Mercredi dernier (oui, je sais, je suis en retard dans mes posts), le think tank écologiste « Imagine 2012″ a lancé l’opération «Merci pour le Chocolat Solidaire»… Et je trouve que cela mérite quelques explications!

 

Alors tout d’abord, Imgine 2012, c’est quoi?

C’est un « laboratoire d’idées au service de l’écologie sociale ». Associatifs, politiques, syndicalistes, entrepreneurs, étudiants, issus du milieu de la culture ou de la santé, du social ou de l’environnement, notre but est d’animer et de contribuer au débat d’idée qui prépare et accompagnera la campagne pour les présidentielles de 2012.

De nombreux rendez-vous vous attendent pour « imaginer 2012″ ensemble… Déjà avant les vacances de Noël, une conférence « quelle politique écologiste de la santé » avait été organisée,  dont  le compte-rendu figure ici. J’en profite pour faire un peu de publicité au très bon site uneautresante.fr, mais j’y reviendrai bientôt dans un futur poste SPECIAL :)

 

La génèse du chocolat solidaire

Revenons-en à mercredi dernier et au chocolat solidaire!

Des Etats-Unis nous parviennent l’écho des « Tea Parties », ce mouvement politique contestataire né aux Etats-Unis au début de la présidence de Barack Obama, pour critiquer les dépenses gouvernementales et les impôts. Contre ce repli et cette régression – qui ne sont pas propres aux Etats-Unis , faut-il le préciser – Imagine 2012 lance les « Chocolate Parties »: une mobilisation originale, un espace d’échange, de convivialité et de solidarité !

 

La première édition, mercredi dernier, et de belles perspectives :)

Mercredi dernier, c’était donc la première d’une longue série de « Chocolate’s parties ». Cette première édition était organisée dans le 11è arrondissement à Paris, en collaboration avec les Petits Frères des Pauvres et l’association «G du cœur» portée par les étudiants de l’ESG Management School.

 

L’équipe Imagine 2012

L'équipe d'Imagine 2012

De gauche à droite: Julien Sage, Serge Guérin, Marine Tondelier, Christophe Rossignol et Laure Lechatellier

Chacun était appelé à apporter son chocolat, et l’après-midi fut l’occasion de beaux échanges: tout le monde s’est mis à discuter en se partageant tablettes de chocolat (bio et issu du commerce équitable de préférence) et autres spécialités à base de chocolat préparées avec amour… Franc succès pour cette première édition, avec plus de monde que prévu, une ambiance chaleureuse, de belles rencontres, et déjà plein de projets pour les futures éditions!

Nous reste à règler une question existentielle qui nous oppose avec Serge Guérin: noir ou au lait?

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Voici la tribune co-signée par Anne Souyris et moi-même et parue ce matin sur Le Monde.fr

En vous souhaitant une bonne lecture !

Point de vue

Drogues : mettons fin à 40 ans d’hypocrisie !

 

Les drogues restent un sujet passionnel en France, ce qui rend les partis comme les élus particulièrement frileux quant à la réforme de nos politiques en la matière, et ce, malgré leur flagrante contre-productivité.

Notre politique française – la plus répressive d’Europe –, montre clairement ses limites. La plupart des experts reconnaissent que comme la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis dans les années 1920, elle nourrit les trafics en tout genre, précarise les usagers les plus vulnérables et engendre des violences, que la simple présence de policiers sur le terrain ne permet plus d’endiguer. Dernier symptôme d’ineffcacité, et non le moindre, la France détient aujourd’hui un des taux records de jeunes utilisateurs de stupéfants en Europe.

En effet, malgré l’arsenal répressif mis en œuvre, les statistiques de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies révèlent que même interdite, la drogue est facile d’accès et les drogues dites « dures » (cocaïne, héroïne, LSD, etc.) sont plus populaires parmi les jeunes qu’auparavant. Enfin, la répression entraîne une consommation de drogue forcément clandestine, qui précarise les usagers : la diminution des moyens mis en œuvre pour les accompagner et les aider au quotidien ont fait une fois de plus repartir leur mortalité à la hausse.

Depuis 2003, la politique gouvernementale a accordé la priorité à la criminalisation de l’usage des drogues, qui mobilise des milliers de policiers et de gendarmes, gèle des moyens très importants, coûte un temps précieux, et encombre souvent inutilement les douanes, les tribunaux et les prisons. Une politique de la drogue pacifiée permettrait de libérer de précieux moyens de sécurité, qui pourraient être ré-affectés à d’autres types de missions. Cela est d’autant plus nécessaire que la répression se trompe de cible : on estime que les interpellations pour stupéfants concernent dans 90 % des cas les usagers de cannabis, alors que les interpellations pour trafic se montent à environ 9 %.

Quant aux condamnations, elles sanctionnent essentiellement l’usage et la détention-acquisition, délits associés à l’usage. Il s’agit le plus souvent d’amendes – mais contrairement à ce qui se dit, il y a aussi des incarcérations pour usage, soit en 2008 3 111 peines ferme pour usage illicite de stupéfant et 5 456 peines ferme pour détention-acquisition de stupéfants soit au total 8 567, les incarcérations pour usage étant plus nombreuses les incarcérations pour trafic.

Depuis plus de quarante ans, les gouvernements de droite comme de gauche ne se sont jamais détournés de la surenchère répressive comme le montrent les chiffres publiés la semaine dernière par l’OFDT : depuis 1970, la répression de l’usage a augmenté chaque année, parallèlement à l’augmentation régulière des moyens des services répressifs. Or des solutions alternatives existent ! En témoignent notamment les derniers rapports d’institutions aussi réputées pour leur sérieux que l’Organisation mondiale de la santé, l’Organisation des Nations unies ou encore l’Institut national de la santé et de la recherche médicale.

Une expertise confrontant les données internationales a en effet démontré que la répression de l’usage et détention était inefficace pour limiter les consommations et encore moins pour le trafic. Les chiffres récemment publiés sont clairs : la plupart de nos voisins en Europe ont déjà dépénalisé l’usage, soit de toutes les drogues (Espagne, Italie, Pays Bas) soit seulement du cannabis (Allemagne, Belgique, Autriche) au cours des années 1990, sans constater d’augmentation de la consommation. La même démonstration a été faite au Etats-Unis, avec les douze Etats qui ont dépénalisé l’usage et la détention du cannabis pour consommation personnelle.

CHANGEMENT RADICAL

Ce qui est efficace en matière de protection de la santé, c’est une information fondée sur la réalité des risques, information qui réduit effectivement les risques et s’accompagne aussi souvent d’une stabilisation des consommations. Le développement des salles de consommation s’inscrit dans la logique de ces politiques de santé publique. Le consensus des experts est international, et certains pays – dont la Suisse, les Pays-Bas, le Portugal l’Allemagne, la Norvège et l’Espagne –, ont déjà réagi en autorisant l’ouverture de salles de consommations, en dépénalisant la consommation de cannabis voire en mettant en œuvre une distribution contrôlée d’héroïne dans certains cas très spécifques et très lourds de dépendance.

Les Jeunes Verts et Europe Ecologie – Les Verts insistent aujourd’hui pour que la France adopte à son tour des politiques de santé et de solidarité publiques qui soient basées non sur la peur et l’épouvantail sécuritaire mais sur l’humanisme, la lucidité et la responsabilité. Une politique des drogues efficace ne pourra faire l’économie à terme d’un changement radical d’orientation. Et nous avons le courage de dire que seule une légalisation contrôlée à tous les niveaux – autant en termes fiscal, sanitaire, qu’en terme de prévention et de sécurité pour tous –, est nécessaire, voire urgente. Cela induirait de changer les traités internationaux ? Alors engageons la réflexion pour ce changement ! Mais agissons dès aujourd’hui, localement, et appliquons des mesures capables de sauver des vies, en commençant par l’installation de salles de consommation à moindres risques !

Plus généralement, nous devons nous engager sans attendre dans un changement des pratiques, pratiques de santé publique d’une part, pratiques répressives d’autre part. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de se donner des priorités : la protection de la santé exige le développement de politiques de santé qui intègrent la réduction des risques ; la protection de la sécurité impliquerait la définition de priorités, la lutte contre la violence, le blanchiment et la corruption. Le développement de mafias internationales représente une réelle menace pour la démocratie : les services de police et justice doivent s’y consacrer au lieu de s’épuiser à lutter contre l’usage de la drogue. Ce détournement de moyen est inutile et contre-productif : plus les usagers sont interpellés, moins les trafquants le sont !

Nous espérons qu’Europe Ecologie – Les Verts, parti actuellement très seul à réféchir sans démagogie sur ce terrain très controversé, ne le restera pas longtemps : examiner les solutions que représenteraient la dépénalisation de toutes les drogues, la production locale en circuits courts de cannabis, la distribution médicalisée de certaines drogues dans des cas bien précis, et le recentrage de la répression sur le démantèlement des mafias… est aujourd’hui de l’ordre de l’urgence et de la responsabilité collective.

Aujourd’hui, nous fêtons les quarante ans d’un système législatif à bout de souffe : il est temps d’en fnir, non ? De nombreuses pistes existent, et nous invitons nos responsables politiques à les explorer, plutôt que de s’obstiner dans l’impasse dans laquelle les politiques des drogues françaises se sont engagées.

Anne Souyris, co-responsable du projet 2012 d’Europe Ecologie – Les Verts,
et Marine Tondelier, porte-parole des Jeunes Verts

 

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