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Le blog de Marine Tondelier

Elue municipale écologiste d'opposition à Hénin-Beaumont

Tag Archives: Europe Ecologie Les Verts

En attendant Godot  la décision du Conseil Constitutionnel de demain, je sais que vous avez besoin de distraction….

Parce que cette épée de Damoclès plane depuis beaucoup trop longtemps au-dessus de nos têtes,

Parce que le stress c’est mauvais pour la santé

Parce que l’open-bar gratuit de frites au stade bollaert, c’est samedi seulement… et qu’il va quand même falloir se détendre d’ici là !

Comme promis, voici donc le récit de notre week-end dernier, dont on vous avait prévenu qu’il serait un weekend de challenges, tous placés sous la bannière de la défense droit de vote pour les étrangers !

Challenge #1 « Ah ouais, carrément ? »

C’est armés de cartes postales et de grands sourires que nous avons commencé ce weekend pour un boitage/tractage.

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Photo: Damien Hensens

Vous avez dit des cartes postales ?  Eh oui, des tractocartepostales destinées à ce bon vieux François Hollande, pour l’inciter à tenir parole et à accorder le droit de vote aux étrangers résidents en France. (d’ailleurs j’invite tous ceux qui ne l’ont pas encore fait à signer cette pétition).

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Photo: Damien Hensens

On a eu droit à des réactions un peu border line du genre « les droits des étrangers? ah non merci, ça ne m’intéresse pas »… Mais la réaction que l’on a préférée a commencé par de la surprise « Le droit de vote des étrangers ? genre carrément quoi! », pour se transformer en quelques secondes en « Mais ouais en fait, pourquoi pas, c’est normal quoi ! ». Bref, du boulot de terrain est encore nécessaire, mais il est possible de convaincre, sur ce sujet comme sur d’autres, du bien fondé de nos combats!

Challenge #2 « mais pourquoi tu cours ? « 

Là aussi, vous étiez au courant, nous avons couru ce weekend un trail. Pour notre santé, pour nous changer les idées mais aussi pour le droit de vote des étrangers! (des dossards qui ont d’ailleurs permis de se faire des copains supplémentaires pendant la course).

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Photo: Damien Hensens

Oui je sais, on n’avait pas l’air spécialement fins au départ, mais rassurez vous, vu l’ambiance « carnaval de Dunkerque » du jour, on se fondait LARGEMENT dans la masse

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Photo: Damien Hensens

Le bilan: une fine équipe (Paul, Jordan et moi-même, des Jeunes Écolos, Clémence et Juliette, en soutien moral). Et 13 kilomètre dans la nuit, le froid et la pluie, mais surtout dans la bonne humeur, parce que c’est connu, l’ambiance est toujours plus conviviale à l’arrière de la course (là où tu vas rechercher ton camarade dans la boue, là où tu tiens la branche pour le suivant, là où tu fait des points d’infos touristiques pour les gens qui viennent de loin, là où tu entonnes « Aunord c’était les corons » en haut du terril et où tu reprends les plus grands tubes de Gilbert Montagné dans la descente – oui, ça devient une habitude, je sais, faut qu’on fasse gaffe – bref, là où tu mets deux fois plus de temps que le premier mais où tu prends le temps de profiter!).

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C’est donc 1h50 de rêve que nous avons vécu, à travers les champs, la voie ferrée désaffectée et les terrils du Parc des île, tout cela à la lueur de la lampe frontale. Le tout ponctué de « séquences émotion » (la mobilisation pour retrouver le chien d’un coureur dans les sous-bois, les chutes dans la boue et une interprétation très inspirée de « Saga Africa » sur la ligne d’arrivée). Alors c’est vrai qu’on était pas franchement frais après tout ça …

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Mais ce que l’on ne vous a pas dit, c’est qu’on a tellement vécu l’expérience à 200% que certains ont remis ça le lendemain matin, pour le cross de la Sainte-Barbe. Avec une performance honteuse qu’on ose même pas rapporter ici (félicitations à David Noël qui m’a LARGEMENT surclassée). Mais avec une bonne excuse pour pouvoir aller faire un casse de frites chez Gonzales (sans huile de palme, les frites, on a enquêté!).

Challenge #3 « décollage, collage et recollage »

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Enfin, le troisième volet de cette mission « droit de vote des étrangers » avait pour cible les panneaux d’affichage libre de la ville… (oui parce qu’on est écolos, qu’on respecte les règles, qu’on évite la pollution visuelle, tout ça, parce que je vous prie de croire qu’élections ou pas, les conneries continuent là-dessus et qu’on va finir par s’énerver –> la preuve en image)

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Il y a des affiches que l’on a recouvertes avec un plaisir non dissimulés…

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D’autres panneaux qui nous ont posé de véritables cas de conscience, du genre la fois où on a du trancher entre recouvrir Mickael Jackson et Jean-Luc Mélenchon (vous remarquerez qu’on a opté pour l’égalité de traitement, tout en leur sauvant la tête).

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Et puis en tant qu’écolos, on a aussi fait camion poubelle, parce que franchement, la guerre d’affiche que certains mènent laisse des traces dégueulasse et que c’est pas admissible lorsque l’on prétend vouloir faire de la politique et donc améliorer le quotidien des gens.

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Allez, on retourne à notre INTERMINABLE attente de la décision de demain, en espérant une bonne nouvelle, parce qu’il fait être clair et lucide: une nouvelle élection serait très compliquée pour la gauche. Et que si c’est ce qui nous attend, on a intérêt à bien profiter de cette dernière nuit de répit…

Je vous laisse donc, sur une dernière photo de ce week-end. Une photo qui apaise. Une photo qui met de bonne humeur. Une photo qui rappelle pourquoi on se bat !

A très vite

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Photo: Damien Hensens

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« Ouf! »

C’est le cri de soulagement que j’espérais crier dimanche soir, car comme je l’avais expliqué lors de la conférence de presse organisée par Jean-Luc Melenchon jeudi après-midi, rien n’était gagné pour Philippe Kemel, et parce que j’étais bel et bien consciente que nous aurions à retenir notre souffle jusqu’au dernier moment, tant les choses seraient serrées…

Et bien j’avais été clairvoyante sur ce point, même si je ne m’étais vraiment pas rendue compte à quel point ce serait le cas. Et même si je n’avais pas prévu les rocambolesques rebondissements de la soirée…

Revenons sur cette soirée riche en émotions…

Le coup de massue des résultats héninois

Après une réunion avec les copains verts à 17heures pour analyser les résultats du premier tour, nous nous sommes rendus tous ensemble, à pieds , à la salle de fêtes.

Ambiance très studieuse à l’arrivée. Le dépouillement a commencé dans le bureau centralisateur.

« Tu viens de faire une voix » me crie-t’on. Un bulletin « Eelv » vient en effet d’être découvert dans une enveloppe. Ça me fait sourire, je plaisante en racontant que ça doit être quelqu’un qui s’est gourré et a voté « le trèfle » au premier tour qui voulait se rattraper. Mais ça me stresse aussi: le résultat risque d’être très serré, j’espère à ce moment là que nos 852 électeurs EELV du premier tour, y compris ceux qui n’étaient pas très partants pour voter socialiste, ont su se montrer responsables…

Très longtemps, il est quasiment impossible d’avoir une tendance dans ce bureau de vote: dans une « centaine », Marine Le Pen a 20 voix d’avance, dans l’autre c’est Kemel qui la surclasse de 5…

Puis le résultat de ce bureau de vote tombe: 55% pour Marine Le Pen. Dans le centre ville. Dans un bureau de vote qui n’est pas réputé être le plus favorable au front… Et la je me souviens que le FN y était à 42% au premier tour. L’augmentation est fulgurante. Si elle est comparable dans le reste de la circonscription, Marine le Pen est sûre d’être élue…

Les tables de dépouillement sont écartées, c’est le moment où traditionnellement, tout le monde s’avance au fond de la salle des fêtes. Le moment où un à un, le maire va égrainer les résultats des 17 autres bureaux de vote Héninois au fur et à mesure de l’arrivée de leurs présidents avec leur précieuse « feuille de résultats ».

L’ambiance se tend. Les scores de marine Le Pen sont redoutables. Elle oscille dans presque tous les bureaux de la ville autour de 55/57 %. Et les sympathisants frontistes présents dans la salle ne se privent pas de manifester leur joie très très bruyamment. Le ton monte du côté de ceux que ça agace, mais nous choisissons de nous montrer responsables et calme. Le cœur n’y est de toute manière pas…

Des bonnes nouvelles arrivent parfois. Enfin bonne nouvelle, à Henin, ça veut dire « tiens, Marine Le Pen fait moins de 50% dans ce bureau de vote là ». « Ce bureau de vote là » c’est Octave le Grand, en centre ville. Il sera rejoint par « Guy Mollet », mon bureau de vote, situé dans la ZAC. Celui où nous avons voté tous les cinq avec ma famille le matin. Celui où Kemel devance Marine Le Pen de deux petites voix… (merci Clémence pour la procuration ;) ).

Il y a aussi les coups de massue: à Beaumont (ancien village de Beaumont-en-Artois annexé à Henin-Liétard en 1972, pour former Henin-Beaumont), Marine Le Pen dépasse les 62%. Déjà lors des législatives de 2007, elle dépassait, dans ce bureau de vote et seulement dans celui la, la barre symbolique de 50%… « on leur rend leur indépendance à ceux-là » entend-t’on dans les premiers rangs…

Vous l’aurez compris, les résultats à Hénin-Beaumont sont très mauvais. Tous nos espoirs sont désormais tournés vers les 11 autres villes de la circonscriptions, sur lesquelles on comptait depuis le début pour « éponger » les très bons scores de Marine Le Pen attendus ici.

Les mauvaises nouvelles s’enchaînent

Or les nouvelles qui nous parviennent par texto de part et d’autre sont loin d’être rassurants… Hormis les 57% de Philippe Kemel à Libercourt, Marine le Pen est loin devant à Evin et à Noyelles-Godault (ville dont le candidat centriste\ump est maire: malgré un appel clair de sa part à faire barrage au front, le report des voix est mauvais). Le front national est également devant dans 3 villes communistes sur les 4 que compte la circonscription, malgré un très bon report des voix du front de gauche.

Dans les villes sur lesquelles on « comptait » pour que le candidat socialiste reprenne de l’avance, les scores sont également décevants: seulement un peu plus de 53% à Carvin où Philippe Kemel est maire, 51 % à courtières, quelques voix d’avance à peine à Oignies et à Montigny-en-Gohelle, etc

On se le dit maintenant clairement et à voix haute: c’est cuit. Bien que voulant y croire jusqu’au dernier moment, il faut à présent se montrer lucides: il est à ce stade impossible que Philippe Kemel rattrape son retard.

La RTBF (télé belge) annonce clairement Marine Le Pen vainqueur. Mais un sondage sorti des urnes de la SOFRES l’annonce battue. Je me surprends à expliquer « la Belgique, ils nous connaissent mieux que les instituts parisiens ». On partage en effet culturellement beaucoup plus avec la Wallonie qu’avec la capitale ici. Et les résultats qui continuent de nous parvenir nous mettent dans l’incapacité de continuer de croire à une bonne surprise…

Je commence à répondre aux interview des journalistes qui me demandent de réagir à la victoire de Marine Le Pen, c’est très dur. Déjà, mes partenaires de gauche se rejettent la faute. Les socialistes expliquent que « la venue de Melenchon aura été fatale ». Les communistes « que ce sont les affaires qui ont fait leur œuvre ». Je me contente de répondre qu’on a eu affaire à henin « à un beau travail d’équipe pour en arriver là » et qu’au lieu de se rejeter la faute, il est plutôt temps de se mobiliser en vue des échéances de 2014, qui risquent d’arriver vite, très vite.

Les copains verts sont déjà partis, je dis aurevoir aux personnes que je connais car je dois me rendre à lille sur le plateau de France 3 régional.

Il est 19h56.

La minute où tout a basculé

Dehors, je retrouve les copains verts qui n’arrivent pas à décoller. Des gens expliquent qu’ils vont déménager. D’autres craignent que la situation ne dégénère dans la nuit malgré les plusieurs cars de CRS présents.

Et là, je reçois un texto de ma cousine : « Génial! », que je perçois au début comme cynique. Puis un second « félicitations ». Et twitter s’enflamme, d’un coup, me remerciant pour la campagne « qui aura finalement fait la diffrerence ».

TF1 vient d’annoncer la victoire de Philippe Kemel « de justesse ». À Hénin, c’est l’incredulité la plus totale. On les a pourtant devant nous les résultats partiels, et on ne comprend pas à ce stade comment c’est possible.

On sait aussi que seuls 86% des résultats sont arrivés à la préfecture. L’avance de 76 voix dont Kemel disposerait selon les médias, et dont on ne comprends toujours pas d’où elle sort, semble encore très juste.

Nous ne sommes plus que 30 dans la salle des fêtes. Le journaliste de la Voix du nord est revenu, lui aussi très déstabilisé. Le maire Eugène Binaisse me prend dans ses bras. Nous n’y croyions pas vraiment mais toutes les chaînes, les radios et twitter semblent être formels…

Prudente et surtout échaudée, je quitte Henin pour Lille vers 20h30, me disant que les résultats officiels tomberont pendant le trajet. Dans la rue, un vieux râleur vient me dire « vous avez perdu », le répétant plusieurs fois avec insistance. Je ne sais pas si c’est un frontiste qui n’a pas encore été mis au courant du retournement, ou quelqu’un qui croit que je suis une frontiste qui n’aurait pas encore ete mise au courant des resultats globaux de la circo car je suis souriante.

La confusion règne vraiment. Je n’ai jamais eu aussi mal au ventre de ma vie. On est tous un peu perdus.

Dans la voiture, j’ai encore au téléphone les copains verts, qui se sont réunis chez notre cheffe de file Régine Calzia pour suivre la soirée électorale télévisée, et me souhaitent bonne chance.

On apprends parallèlement l’interpellation de 6 personnes dans les rues d’Henin, pour port d’arme illégal. « Da-llas, ton univers impitoyaaaable »

J’ai également au téléphone les copains de Roubaix, très déçus par le résultat de notre seul candidat écologiste encore en lice dans le Nord-Pas-de-Calais: Slimane. Il était censé être soutenu par les socialistes mais a eu à subir une candidature dissidente du député sortant cumulard. Et il figurait sur la « liste noire » de Marine Le Pen, celle des candidats à battre en priorité.

J’apprends aussi la défaite de Nadine Morano, celle de Claude gueant. Je me réjouis. J’apprends également du siège parisien de la chocolaterie que l’on part sur une base de 18 députés EELV. Après une semaine à douter, le groupe parlementaire semble acquis, c’est une excellente nouvelle.

Douce confirmation: Marine Le Pen est battue

En arrivant au studio, je reçois la confirmation du résultat et l’explication du basculement de la tendance sur la fin: Leforest , ville dont le suppléant de Philippe Kemel est le maire, fait basculer in extremis le résultat de la circonscription.

Initialement prévue pour débattre dans le 3ème plateau, je suis avancée , et après un maquillage express, me retrouve à commenter les résultats avec le Ministre boulonnais Frederic Cuvillier, et deux UMP. J’apprends la victoire de Gérald Darmamin, collègue de Sciences Po lille, qui a été assistant parlementaire de l’homophobe Vanneste à qui il a fini par mettre la pilée au premier tour (Vanneste n’a même pas appelé à voter pour lui au second tour, c’est ce que l’on appelle avoir la rancœur tenace). Il est UMP, certes, mais je me réjouis du renouvellement auquel son élection contribue.

En pleine émission, je me retrouve confrontée à un Dupleix avec Steeve Briois, en direct de son QG d’Henin-Beaumont.

Ne manquant pas d’audace, il explique que les socialistes ont bénéficié d’un charcutage de la circonscription visant à les avantager (bah oui, tout le monde sait bien que le redécoupage d’Alain Marleix a été taillé sur mesure pour les socialistes – #LOL). Il explique également que des « milices soviétiques » (dit comme ça ca fait flipper) auraient illégalement distribué de tracts samedi matin sur le marche de méricourt. le FN annonce en direct avoir déposé un recours. Je me dis que n’aurais pas la force de mène à nouveau une campagne à l’automne si l’élection est invalidée, j’essaie de ne pas trop y penser, ce n’est pas le moment…

Reprendre une vie « normale » (ou pas)

Car pour le moment, c’est surtout la reprise d’une vie normale qui est au programme. Et ce matin, à 6h56, sous la drache en attendant le TGV, ça y ressemblait à s’y méprendre :) Rencontre impromptue avec une copine de ma soeur qui va passer des oraux de concours. Yeux embrumés par une nuit trop courte. Valises à la main pour éviter les allers-retours trop fatiguants cette semaine. Dossiers à traiter dans les jours qui viennent bien en tête.

Bref, une journée normale

Sauf que dans le TGV j’ai tappé ce #CarnetDeCampagne pour mon blog

Sauf que j’ai perdu au moins 6 mois d’espérence de vie au cours de cette campagne, dont au moins 2 rien qu’hier soir

Sauf que les coups de téléphone « prise de conscience 2014″ continuent. Tout le monde jure au grand diable qu’il se rassemblera. Sauf que tant qu’on ne sait pas ni comment, ni avec qui, ni autour de qui, je reste dubitative. Ce n’est pas la première fois qu’on y pense. Pour l’instant ça n’a jamais fonctionné dans les faits. Car Hénin-Beaumont, c’est toujours beaucoup plus compliqué dans les faits ;)

Sauf que j’ai pris du Klout* (et perdu du poids) – * pour les non-geek, du klout, c’est de la tweet-influence. C’est la mesure de ta web-hypitude quoi (j’explique bien?)

Sauf qu’avant on me demandait si j’étais bien « la petite fille de Jean Tondelier » et que maintenant on demande à Jean Tondelier « s’il est bien le grand père de Marine »

Sauf que je peux plus manger de frites pendant au moins 1 mois vu que j’ai fait une overdose (oui oui c’est possible, surtout quand t’as plein de potes qui viennent filer un coup de main un jour ou deux et que quand tu leur demandes ce qu’ils veulent manger, c’est toujours le même refrain ;) )

Bref, tout compte fait ça sera presque normal. Mais c’est déjà pas mal.

Pis de toute manière, la normalité, on s’en lasse vite ;) #VieDeHénin-Beaumontois

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MHAN, AEI, Le Trèfle, … : attention à ces « écolos » qui poussent comme des champignons à chaque législative !

A chaque élection législative c’est la même chose : il y a sur chaque circonscription jusqu’à 5 candidats se revendiquant de l’écologie ! Vous connaissez bien « Europe Ecologie les Verts » (EELV) avec Cécile Duflot, Jean-François Caron,  Daniel Cohn-Bendit, José Bové, Dominique Voynet… Mais qui sont les autres ?

Il y a une explication simple à cette abondance : le financement public des partis politiques est calculé en France à partir du nombre de voix réalisé aux élections législatives. La loi prévoit qu’un parti reçoit environ 1,68 € par an et par voix sur cinq ans (s’il a passé le seuil de 1% des voix dans 50 circonscriptions). Cela fait vite beaucoup d’argent. Par exemple, Le Trèfle a reçu près de 800 000 € depuis 2007 ! Vous connaissiez Le Trèfle ? Dur de dire ce qu’ils ont fait sur le terrain depuis 5 ans et comment ils dépensent cet argent public.

Contrairement à EELV, ces mouvements ne se présentent pas aux autres élections nationales et locales (à quelques exceptions près) car elles ne « rapportent » pas d’argent !

Contrairement à EELV, ils ne sont donc pas présents dans les conseils municipaux, généraux, régionaux et au parlement européen.

Contrairement à EELV, ils n’ont pas d’adhérents ou très peu, et ne font donc aucun travail de terrain.

Néanmoins, ils ont un point commun : ils s’affichent tous comme étant « ni de gauche ni de droite ». Alors qu’en réalité leurs dirigeants et leurs alliances penchent toujours à droite, et parfois vraiment très à droite. Petite revue d’effectifs :

- Le MHAN et Le Trèfle : ils sont tous les deux alliés pour ces législatives avec le Parti Radical (Jean-Louis Borloo), partenaire de toujours de l’UMP. Les raisons peu glorieuses de cette alliance sont à lire dans la presse.

- l’Alliance Ecologique Indépendante (AEI) co-fondée par le chanteur Francis Lalanne et Mr Governatori, ancien adhérent de l’UDF (le parti de Giscard d’Estaing !). En 2012 ce mouvement a sollicité Brigitte Bardot pour être candidate à la présidentielle, mais cette dernière a préféré soutenir Marine Le Pen…

- Évoquons aussi CAP21, le mouvement créé par Corinne Lepage (ancienne ministre dans le gouvernement RPR d’Alain Juppé). Jusqu’en 2010, Cap21 faisait parti du MoDem de François Bayrou puis a soutenu François Hollande en 2012 en refusant de participer aux primaires de l’écologie organisées par EELV.

Les 10 et 17 juin prochains, ne vous trompez pas de bulletin, votez Europe Écologie Les Verts !

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A j-4 du premier tour des élections législatives, nous vous donnons rendez-vous demain pour les deux derniers « temps forts » de cette campagne (même si bien sur nous continuerons parallèlement les marchés (Libercourt et Noyelles Godault demain et LE fameux marché d’Hénin vendredi) et le porte à porte.

Certains d’entre vous ont surement vu « déferler » la vague verte lors des élections présidentielles : le premier numéro d’Écologie Hebdo, que vous pouvez retrouver ici. A l’occasion des élections législatives, c’est donc le deuxième du nom qui sort de presse, l’Écologie Hebdo n°2, qui vous pouvez consulter ci-dessous.

Si vous aussi vous faites parti des ces irréductibles membres du club « je préfère lire sur du papier que derrière un écran », sachez que demain matin, dans toutes les gares de France, les militants d’Europe Écologie Les Verts distribueront gratuitement cette nouvelle édition. Pour notre part, nous serons en gare d’Hénin-Beaumont et de Libercourt très tôt pour vous fournir de la lecture pour le TER (sympas les écolos!)

Jeudi soir, nous tiendrons également une réunion-débat au Café Bellevue, sur la place centrale, à partir de 19h00. C’est LE moment ou jamais de venir nous rencontrer pour échanger autour des solutions écolos, les seules solutions d’avenir, que nous proposons pour le bassin minier. Ce sera l’occasion de poser toutes vos questions, ou simplement de nous apporter votre soutien ! (cliquez ici pour retrouver l’évènement Facebook et y inviter vos amis!).

Si vous ne pouvez être parmi-nous, n’hésitez pas à nous poser vos questions par mail ou en commentaire de cet article !

A très vite !

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Ça y est, après quelques jours mouvementés dans la dernière ligne droite de cette campagne, petit retour comme promis sur le meeting du 31 mai!

Nous avions donné rendez-vous aux héninois à la salle des fêtes d’Hénin-Beaumont, là-même où il n’y a pas si longtemps que ça, Marie-Claude fêtait son anniversaire ! Et avant toute chose, je tiens à remercier ici Johann qui a organisé d’une main de maître ce meeting, de A à Z, avec l’aide de Marie-Claude, Isabelle, Annick, Paul, et Clémence! Sans eux, rien n’aurait été possible !

La soirée était animée par Marc Boulnois que je souhaitais aussi remercier ici ! Et qui a mené tambour battant la « cérémonie »


C’est donc Marie-Christine Blandin, première présidente de région verte en France (le Nord-Pas-de-Calais) et Sénatrice du Nord qui a ouvert le bal avec beaucoup d’humour:

 » Marine, il faut être réaliste, voici ce que pensent les journalistes, et les gens: MAIS QUE PEUT FAIRE L’ÉCOLOGIE POUR LA CIRCONSCRIPTION D’HENIN BEAUMONT ?

 Galère, chômage, metaleurop et impunité, pollutions, détournements de fonds publics et gestion hasardeuse, solutions bétonneuses, dérives des hypermarchés, investissements de ceux qui hier donnaient du travail et aujourd’hui se nourrissent de la conso des pauvres, à grand renfort de publicités et d »offres de crédits revolving.

 MAIS QUE PÈSE CETTE JEUNE FEMME FACE AUX MASTODONTES DE LA POLITIQUE?

 Elle n’a pas été candidate à la présidentielle, ou ministre, ou n’a jamais cumulé…

 Marine, je suis venue te dire de te préparer, car tout peut arriver…

 Les questions que je viens de te citer, sont celles que j’ai entendues en 1992 quand les Verts avaient proposé que je me présente « pour témoigner » (qu’ils disaient) à la Présidence de la Région. »

Puis c’était au tour d’Hélène Flautre, eurodéputée de la région « Grand Nord », de monter à la tribune pour démontrer que la stratégie « front contre front » n’est pas la meilleure idée pour le bassin minier, et que nous avons besoin d’élus qui travaillent, ce qu’elle ne voit pas les deux eurodéputés candidats sur la circonscription beaucoup faire à Bruxelles.

Après ces deux beaux discours, le groupe « Back to the roots » nous a accompagné le temps d’une petite pause …

… autour d’un buffet (de produits locaux bien sûr) préparé par Marie-Claude, Annick et Isabelle !

Puis nous nous sommes re-concentrés, avec une intervention de Jean-François Caron qui nous a expliqué à quel point l’écologie pouvait transformer un territoire et ses habitants, en prenant pour exemple son travail à Loos en Gohelle. Comme quoi l’écologie, c’est possible aussi dans le bassin minier!

Et même le déclenchement surprise (et intentionnel mais pas de notre côté si vous voyez ce que je veux dire) de l’alarme incendie ne nous a pas arrêté: oui oui, on s’est pris à rêver d’un bassin minier vert, réconcilié, modernisé. Vraiment, cette campagne nous aura réservé des surprises jusqu’au bout!

Enfin, et puisque je sent que vous vous impatientez , voici la vidéo du discours que j’ai ensuite prononcé…

Et pour ceux d’entre vous qui préfèrent la lecture (où qui souhaitent en avoir la version complète et brute), en voici la trame écrite!

Ce qui est sûr, c’est que la salle était attentive!

Et pour finir, Pascal Durand, porte parole national d’Europe Écologie Les Verts qui s’était démené pour nous rejoindre malgré les bouchons, est venu conclure ce meeting en saluant l’enthousiasme et le travail de terrain des militants du bassin minier.

Vous pouvez retrouver les photos du meeting en cliquant ici

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Aujourd’hui, dans le bassin minier, le chômage est un drame.

Alors que plus d’une personne sur deux est en âge de travailler, seulement la moitié possède un emploi [1]. Et cette situation est encore plus dramatique pour les femmes (seulement 45,1% d’entre elles ont un emploi contre 59,5% au niveau national).

Au total, ce sont plus de 34 000 personnes qui demandent chaque mois un emploi dans le bassin minier. Et dans leur très grande majorité, 24 000 d’entre eux en cherchent un mais n’en trouvent pas ; les autres exercent des temps partiels, pour la plupart involontairement. Résultat logique, le taux de chômage dans le bassin minier est toujours resté au dessus du taux de chômage régional et national depuis 2005 (fin 2011, il était de 15,8 % dans la zone Lens-Hénin alors qu’en France il était de 9,8%).

Les explications sont à trouver au niveau national et local.

L’histoire industrielle et minière a marqué le pas depuis des dizaines d’années en France et dans ce territoire nordiste. C’est un fait : en France, depuis 1980, ce sont presque deux millions d’emplois disparus [2] dans l’industrie – dont la majorité des destructions dans l’industrie manufacturière (96 %) [3]. Dans le Nord Pas de Calais, depuis deux ans, ce sont 31 600 emplois qui ont disparus. Et seulement 16 % des emplois détruits ont été compensés par des créations. On comprend comment l’arrêt de cette histoire là a bouleversé profondément la vie des habitants du bassin.

La concurrence internationale entre pays ensuite. Il serait trop facile d’accuser tel ou tel pays (Chine et Inde en tête) de détruire nos emplois. Car, avec ces pays émergents, nous sommes réciproquement imbriqués. A la fois par le commerce, la finance, mais aussi par la répercussion des dégradations de l’environnement et la progression des inégalités. Au-delà des fausses accusations entre pays, le coupable est le système financier international. Il entraine la recherche excessive de rentabilité et autorise les gains des uns sur le dos des autres : dumping social, dumping fiscal et dumping environnemental. Jusqu’à ce que ces autres là perdent à leur tour au détriment des suivants. Au final, les perdants ce sont les peuples et leurs emplois.

Un exemple : la fermeture de la fonderie de MetalEurop à Noyelles-Godault en 2003. À la recherche du meilleur lieu pour placer leurs fonds, les actionnaires de l’entreprise l’ont coulée. La délocaliser était plus rentable que de conserver les emplois et de dépolluer le site. 830 emplois disparus et 1100 hectares toujours pollués autour de l’usine à cause de l’absence de prise en compte de l’environnement, de la santé et de l’emploi…

Enfin, le changement de mode de consommation a favorisé la demande de services, notamment dans le commerce entrainant l’essor de grandes surfaces au détriment des petits commerçants.  L’hypermarché Auchan à Noyelles-Godault et la zone Maison Plus à Hénin-Beaumont ont créé des emplois certes, mais mettent en difficulté les petits commerçants et nuisent au dynamisme de nos centres villes.

Le cœur des problèmes est que cette destruction systématique d’emplois est due au fait que nous ne produisons plus ce que nous consommons.

Il faut donc une autre politique pour l’emploi, qui inverse la tendance : c’est-à-dire re-localiser et créer des emplois nouveaux et de qualité.

Les écologistes veulent ce changement.

Nos solutions?

CREER DES EMPLOIS LOCAUX

Comment ?

  • En accentuant le développement régional et s’en appuyant davantage sur une spécialisation au niveau territorial, sur le réseau d’entreprises intermédiaires, sur l’innovation et les circuits courts.
  • En favorisant la création d’emplois dans les services à la personne, à destination des familles, des personnes dépendantes et des personnes âgées, très peu développé à Hénin-Carvin.
  • En lançant un plan de rénovation thermique, pour réduire les factures et créer des emplois dans le secteur du bâtiment sur l’ensemble du territoire. Lutter contre la précarité énergétique, c’est du pouvoir d’achat en plus et une meilleure qualité de vie.
  • En aidant à la création d’emplois d’utilité sociale et de proximité pour les chômeurs, en soutenant la création d’entreprise de petite taille, proche de la population et dans les secteurs du social, de la santé et du développement durable.
  • Se protéger de la concurrence de pays n’ayant pas les mêmes normes sociales et environnementales que la France et l’Union Européenne.

CREER DES EMPLOIS NOUVEAUX ET DURABLES.

Comment ?

  • En défendant et incitant toutes les initiatives pour créer des emplois durables. Le succès du Salon de l’habitat durable d’Hénin-Beaumont du 11 et 12 mai derniers montre bien que les habitants sont dans une réelle attente de politiques véritablement écologistes.
  • En soutenant les reconversions professionnelles des salariés par la formation continue et l’accès aux qualifications.
  • En développant l’innovation et soutenant la recherche pour s’adapter au nouveau contexte énergétique et à la raréfaction des matières premières.
  • En menant un plan de transition énergétique et gérer la sortie du nucléaire, afin d’entraîner une grande politique industrielle et d’investissements dans les éner­gies renouvelables.

DES EMPLOIS SANS DANGER POUR LA SANTE

Comment ?

  • En reconnaissant par la loi les problèmes de santé et de la pénibilité liés aux travaux industriels et en reconnaissant par la loi ces maladies du travail et les aides y afférant. Il est normal que des travailleurs ayant souffert de leur activité soient soutenus tant que possible par l’Etat.
  • En lançant un programme de dépollution des sites industriels, pour arrêter la dégradation de l’environnement, de la santé des salariés de ces usines et des riverains des sites pollués. Et toutes ces améliorations, entraineront la création d’emplois correspondent aux compétences existantes dans le bassin minier !
  • En donnant un meilleur accès à la santé dans le bassin minier. Alors que le Pas-de-Calais est l’un des départements où les indicateurs de santé sont les plus mauvais, avec comme zone rouge l’ex-bassin minier avec des taux de surmortalité allant jusqu’à 67% à Hénin-Beaumont, le nombre de médecins est insuffisant. En effet, l’offre de médecin spécialiste est de 7 points inférieur à la moyenne nationale et de 2 points pour les généralistes.

DES EMPLOIS QUALIFIES

Comment ?

  • En donnant un meilleur accès à l’éducation et à la formation continue et en accordant après la scolarité obligatoire un congé de seize semestres de formation à suivre tout au long de la vie avec garantie de revenu.
  • En luttant contre le décrochage scolaire et en rompant avec la culture de la performance et du contrôle généralisé. Il faut mettre fin à la situation du bassin dans lequel le taux de sortie du système scolaire sans diplôme est de 5 points supérieur à la moyenne nationale.

[1] Chiffre –  Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques – septembre 2011 – Pour l’agglomération Hénin-Carvin : http://www.insee.fr/fr/regions/nord-pas-de-calais/default.asp?page=themes/tableau_de_bord/TB02hc.htm

[2] Pour être précis, ce sont 1 913 500 emplois disparus entre 1980 et 2007.

[3] La désindustrialisation en France  – Les Cahiers de la DG Trésor – n° 2010-01 –  Juin 2010 – http://www.tresor.economie.gouv.fr/file/326045

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En ce lundi pluvieux, la première règle militante était de sortir couverts… Mais de sortir quand même parce que dans cette élection, c’est bien connu, tout se joue au mental (NDLR: l’équipe de Madame Le Pen avait indiqué aux journalistes que rien n’était prévu ce matin, du fait du temps –> petits joueurs). Nous, de toute manière, après la grêle de la fois dernière lors de la venue de Noël Mamère, on n’a plus peur de rien niveau météo ;)

Et les gens nous l’ont d’ailleurs bien rendu! Enfin les motivés, qui eux aussi avaient le courage d’affronter la pluie… Et nous ont écoutées (équipes très féminines chez EELV ce matin) avec la même attention. Seule différence: ils étaient moins nombreux que d’habitude!

Quand l’eau a commencé à s’infiltrer dans nos pompes et que vraiment on a fini par avoir très froid, les camarades du Front de Gauche nous ont même offert l’asile politique sous leur tente, à l’invitation de Mister Mélenchon himself, qui en a profité pour me féliciter à nouveau de ma prestation au débat télévisé de samedi  matin (j’y viens, j’y viens).

Bref, la solidarité était la règle sur le marché ce matin (normal, on est dans le bassin minier). Y compris du côté des commerçants, qui nous ont ravitaillées en gâteaux polonais :) Aaaaaaah, les campagnes dans le Nord Pas de Calais !

Mais puisque c’est ce que je vous ai promis dans le titre de l’article, revenons donc sur le débat de samedi matin, entre Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Philippe Kemel, Jean Urbaniak et moi-même.

La journée avait commencé quelque part entre twitter, un grand bol de thé et mes fiches (en mode préparation de l’oral bac français).

Le tout dans une ambiance assez détendue, car comme je l’avais expliqué aux journalistes la veille et comme je le leur ai répété en arrivant au siège de France 3 Nord-Pas-de-Calais le matin même, je n’étais pas plus stressée que ça, mais plutôt confiante dans mes idées, dans mon programme et dans ma manière très sereine d’aborder cette élection…

Nous avions rendez-vous à Lille à 10h30, et déjà, les caméras faisaient le pied de grue devant le siège de France3 Nord-Pas-de-Calais. L’occasion de recueillir quelques « impressions » pré-débat.

Une fois arrivée, direction le maquillage, moment toujours angoissant pour les écolos (« ya pas de paraben hein? », « léger léger, j’ai pas l’habitude »…)

Puis attente dans le hall, où l’on croise les autres candidats et leurs équipes, plus ou moins décontractées d’ailleurs. LE moment d’écouter les précieux conseils de dernière minute de Dominique Plancke.

Une fois tous les participants arrivés et maquillés, nous avons rejoint le plateau…

… pendant que les comités de soutiens prenaient place devant les écrans!

Le « live-twitt » pouvait commencer en direct sur internet, et il semblerait que le match ai tourné en notre faveur ;) Merci d’ailleurs à tous ceux qui m’ont envoyé des messages d’encouragement / de félicitation avant, pendant et après le débat. Ca m’a touchée et motivée, mais la campagne ayant un rythme particulièrement effréné dans cette dernière ligne droite, je n’ai pas eu le temps de répondre à tout le monde :/ J’ai par contre bien retenu que selon un sondage non pas sorti des urnes mais sorti de la twitt-line du contempteur, j’aurais recueilli 82% des suffrages!

En tout cas, une heure plus tard, lorsque je suis sortie du plateau sans trop savoir ce qu’avait donné ma prestation, j’ai eu la bonne surprise d’être félicitée par tout le monde. Apparemment personne ne s’attendait à ce que je sois aussi efficace (ça fait plaisir :/) et tout le monde a apprécié l’esprit de mes interventions (ça fait plaisir :) ). Même Jean-Luc Mélenchon a tenu à me faire part de ses impressions…

Mais aussi Véronique Marchand, animatrice du débat, qui m’a assurée que même si le fait de m’inviter avait fait débat, elle ne regrettait pas de l’avoir fait car j’avais dynamisé et rafraîchi le tout.

J’en conclus donc que j’ai réussi cet examen de passage … Je viens même de recevoir un coup de téléphone du Canada de quelqu’un qui venait de visionner le tout et tenait à me faire part de ses encouragements « même s’il ne vote ni à hénin ni pour les écolos ».

Et sur Médiapart, il y a des rumeurs comme quoi je serais « la seule candidate à faire « vibrer » Hénin-Beaumont. Et c’est pas moi qui le dit, c’est un socialiste ;)

Mais le mieux, c’est que vous vous fassiez votre idée par vous même, en regardant ci-dessous la vidéo du débat en streaming!

Pour les pressés, vous trouverez également ci-dessous le passage qui a été mis en avant par les médias. Et celui pour lequel beaucoup d’habitants m’ont remerciée d’avoir exprimé le fond de leur pensée car oui, ce climat de guerre civile, on en a marre!

Sinon, le deuxième élément que les gens évoquent le plus souvent lorsqu’ils viennent me parler du débat, c’est la désormais célèbre phrase de Urbaniak, « le carré de l’hypoténuse parlementaire est égal à la somme de l’imbécillité construite sur ces deux bords extrêmes ». Il paraît qu’il y en a qui cherchent encore le mystérieux sens de cette tirade… Mais au moins ça nous fait un jeu pour animer les pluvieuses journées de Toussaint auxquelles on a droit en ce moment…

 Allez, je vous laisse, j’ai rendez-vous sur le parking d’Ikea (non non, pas de Babou) pour discuter transformation du paysage beaumontois… Et il y a beaucoup de choses à dire!

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