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Le blog de Marine Tondelier

Elue municipale écologiste d'opposition à Hénin-Beaumont

Tag Archives: Marine Tondelier

Samedi soir passera sur TEVA à 20h40 le documentaire « femmes en politique, la relève » tourné par la réalisatrice Alexandra Jousset à l’occasion de la séquence électorale du printemps dernier.

Elle y a suivi quatre femmes investies en politique, Najat Vallaud-Belkacem pour le Parti Socialiste, Salima Saa pour l’UMP, Marion le Pen pour le Front National, et moi-même.

Du karaoké improvisé face à Marine le Pen aux résultats du premier tour, Alexandra était en effet présente, caméra au point, lors de la campagne législative à Hénin-Beaumont, afin d’analyser la place des femmes en politique, leur nouveau rôle, leurs méthodes.

Je ne sais pas ce que ça donnera. Je sais d’ailleurs que j’ai eu parfois des difficultés à lui répondre sur des questions très directes portant sur mon sentiment d’être la relève, sur la manière dont j’envisageais la suite, etc, car ce n’est pas comme cela que j’envisage les choses.

Bref, affaire à suivre, samedi soir, sur vos écrans!

Et pou ceux qui ont envie de s’échauffer avec le teaser, c’est par ici : http://t.co/njyZ6RP6

Teva

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Samedi 29 septembre, Nord Éclair me donnait l’occasion de revenir sur la campagne des législatives, mes motivations et l’actualité politique du moment. Vous êtes nombreux à me demander une version électronique de l’article, la version en ligne sur le site de Nord Eclair ne reprenant qu’une partie du portrait.

Vous en trouverez donc ci-dessous la version complète (j’ai laissé passer un peu de temps pour ne pas nuire aux ventes papier ;) )

Bonne lecture!

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Je n’ai pas été très bavarde cette semaine sur ce blog, je l’admets. Ni voyez aucun signe politique, simplement un manque de temps, entre la reprise du boulot lundi matin et un bon nombre de dossiers à rattraper à mon retour de mes congès/campagne , et un certain nombre d’allers-retours avec le bassin minier pour analyser la séquence avec les copains du groupe local et pour préparer activement le second tour.

Dimanche, comme cela était attendu, Marine Le Pen a fait un score qui ne peut laisser indifférent, et le « duel » pour la seconde place Kemel/Mélenchon, accompagné de ses incitations à « voter utile » contre celui des deux que l’on aimait le moins voir au second tour, a laissé peu de place aux autres candidats. Même le centriste (investi par l’UMP) Jean Urbaniak, qui a tout de même été député de la circonscription il y a quelques années, est conseiller général et maire de la ville la plus riche du coin, finit à 7%, alors qu’il aurait pu espérer 10 points de plus en d’autres circonstances.

Dans ce contexte et concurrencée par 4 autres candidats « écologistes », je fini à 1,61%, et 2,92% sur Hénin-Beaumont (avec tout de même deux bureaux à plus de 5%, celui du Karaoké et celui de Beaumont, les deux où nous avions fait le plus campagne).

Alors effectivement, il n’y a pas non plus de quoi pleurer de joie mais pour un baptême du feu, vu les circonstances et la concurrence et enfin compte tenu du mode de scrutin favorable ni aux écologistes, ni aux jeunes filles de 25 ans non cumulardes, on ne peut pas non plus parler d’échec! Et tout le monde (y compris mes concurrents / opposants) a salué la campagne que nous avons menée, donc vraiment, pas de regrets!

N’empêche que ça n’était pas une raison pour nous reposer sur nos lauriers cette semaine!

Prenant nos responsabilités, nous avons pris part à la campagne de 2ème tour cette semaine aux côtés de Philippe Kemel, le seul, une fois les autres candidats éliminés, qui était en mesure de sauver le destin de cette circonscription.

Tout d’abord, les Jeunes Ecologistes du bassin minier, crées pendant la campagne, ont distribué 2500 tracts destinés à combattre les idées reçues sur l’immigration (merci les copains vous avez assuré!).

Photo: équipe de campagne Philippe Kemel

Par ailleurs, j’ai bien sûr rédigé un petit mot d’encouragement pour la profession de foi de Philippe Kemel: « Dimanche, je voterai et vous invite a voter « Philippe Kemel ». Pour une circonscription réconciliée. Pour un deputé qui nous représentera tous sans discrimination. Pour mettre en échec l’imposture du front national. » Merci au petit plaisantin qui a choisi une photo où on dirait que je rentre du ski pour l’illustrer ;) (pour la petite histoire, cette photo date d’un entre-deux tours, celui de la présidentielle, lorsque je m’étais jointe aux Jeunes Socialistes pour tracter pour François Hollande, eux avec leurs tracts socialistes et moi avec mes tracts écolos de second tour…)

J’ai ensuite tenu mercredi matin une conférence de presse aux côtés de Philippe Kemel et de son suppléant Christian Musial pour les assurer de mon soutien inébranlable. Après quoi nous avons improvisé une petite séance de porte à porte cité Kennedy.

Photo: équipe de campagne Philippe Kemel

Source: La Voix du Nord, Edition Lens-Hénin-Carvin

Enfin, j’ai participé hier à la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon, à laquelle il nous avait invités avec Philippe Kemel.

Photo: Christophe Blanquart

Cela m’a notamment donné l’occasion de revenir sur les réserves que j’avais pu émettre à son arrivée sur la circonscription, en expliquant qu’il avait sû les lever par sa campagne:

1. Sur le cumul: en promettant de n’être QUE député s’il était élu et en invitant ses concurrents à faire de même

2. Sur son implantation locale: en allant à la rencontre des acteurs du territoire et en montrant lors du débat télévisé qu’il avait saisi les enjeux locaux

3. Sur l’ambiance de campagne: en mettant tout en oeuvre pour que la campagne se passe au mieux.

Photo: Christophe Blanquart

Cela n’a malheureusement pas suffi évité les débordements. Mais il faut savoir évaluer la responsabilité de chacun dans le climat de psychodrame qui a pu être à certains moments celui de la campagne sur la circonscription 62-11. C’est bien Marine Le Pen qui a instrumentalisé, comme elle instrumentalise toutes les difficultés de notre territoire, la venue de Jean-Luc Mélenchon, notamment avec son faux tract.

A ceux qui répondent qu’il l’a cherché en venant s’affronter à elle, je réponds que Jean-Luc Mélenchon n’a pas à s’excuser d’être venu. Ni à être rendu responsable de ces transgressions du code électoral, transmis par l’équipe de campagne frontiste en son âme et conscience.

J’en profite pour saluer la campagne des militants du Front de Gauche, pour qui la soirée de dimanche soir a été un coup dur. J’étais avec eux Place Wagon à Hénin-Beaumont à la sortie des résultats à la Salle des fêtes, et je me suis associée à leur tristesse car il était tout simplement humainement difficile de faire autrement en ressentant l’émotion de beaucoup d’entre eux. Tout comme la déception des militants socialistes m’aurait émue dans le cas inverse d’ailleurs…

Photo: Christophe Blanquart

Bref, cette conférence de presse était utile. Elle a permis de remettre les pendules à l’heure et de montrer l’union des candidats de gauche à la veille d’un second tour crucial pour le territoire. Pour cette circonscription au bord de la crise de nerf, qui dimanche ne doit pas exploser.

Habitante d’Hénin-Beaumont, habitante du bassin minier, je ne supporterais pas que notre territoire devienne le laboratoire du front national.

Voilà. Reste à retenir son souffle jusque dimanche soir. Et à souhaiter bon courage à tous les copains EELV présents ailleurs au second tour auxquels on pense tous beaucoup. Et notamment à Slimane Tir pour le beau combat qu’il mène à Roubaix. Mais je pense aussi à mes ami-e-s Barbara Pompili à Amiens, Christophe Rossignol à Amboise, Denis Baupin à Paris, Eva Sas à Savigny, etc. Et à ceux qui auraient dû y être: Philippe Meirieu, Magali Delval, etc.

Aller, j’arrête, mes collègues m’attendent pour le match de foot et il paraît que j’ai déjà raté deux buts (« bon c’est pas compliqué, tu dis qu’il faut voter Philippe Kemel, tout le monde l’a compris de toute manière » me glisse-t’on à l’oreillette). Je ne suis pas si sure que ce soir aussi simple. Mais je compte sur une grande mobilisation républicaine dimanche pour qu’ils croient qu’ils avaient raison ;)


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MHAN, AEI, Le Trèfle, … : attention à ces « écolos » qui poussent comme des champignons à chaque législative !

A chaque élection législative c’est la même chose : il y a sur chaque circonscription jusqu’à 5 candidats se revendiquant de l’écologie ! Vous connaissez bien « Europe Ecologie les Verts » (EELV) avec Cécile Duflot, Jean-François Caron,  Daniel Cohn-Bendit, José Bové, Dominique Voynet… Mais qui sont les autres ?

Il y a une explication simple à cette abondance : le financement public des partis politiques est calculé en France à partir du nombre de voix réalisé aux élections législatives. La loi prévoit qu’un parti reçoit environ 1,68 € par an et par voix sur cinq ans (s’il a passé le seuil de 1% des voix dans 50 circonscriptions). Cela fait vite beaucoup d’argent. Par exemple, Le Trèfle a reçu près de 800 000 € depuis 2007 ! Vous connaissiez Le Trèfle ? Dur de dire ce qu’ils ont fait sur le terrain depuis 5 ans et comment ils dépensent cet argent public.

Contrairement à EELV, ces mouvements ne se présentent pas aux autres élections nationales et locales (à quelques exceptions près) car elles ne « rapportent » pas d’argent !

Contrairement à EELV, ils ne sont donc pas présents dans les conseils municipaux, généraux, régionaux et au parlement européen.

Contrairement à EELV, ils n’ont pas d’adhérents ou très peu, et ne font donc aucun travail de terrain.

Néanmoins, ils ont un point commun : ils s’affichent tous comme étant « ni de gauche ni de droite ». Alors qu’en réalité leurs dirigeants et leurs alliances penchent toujours à droite, et parfois vraiment très à droite. Petite revue d’effectifs :

- Le MHAN et Le Trèfle : ils sont tous les deux alliés pour ces législatives avec le Parti Radical (Jean-Louis Borloo), partenaire de toujours de l’UMP. Les raisons peu glorieuses de cette alliance sont à lire dans la presse.

- l’Alliance Ecologique Indépendante (AEI) co-fondée par le chanteur Francis Lalanne et Mr Governatori, ancien adhérent de l’UDF (le parti de Giscard d’Estaing !). En 2012 ce mouvement a sollicité Brigitte Bardot pour être candidate à la présidentielle, mais cette dernière a préféré soutenir Marine Le Pen…

- Évoquons aussi CAP21, le mouvement créé par Corinne Lepage (ancienne ministre dans le gouvernement RPR d’Alain Juppé). Jusqu’en 2010, Cap21 faisait parti du MoDem de François Bayrou puis a soutenu François Hollande en 2012 en refusant de participer aux primaires de l’écologie organisées par EELV.

Les 10 et 17 juin prochains, ne vous trompez pas de bulletin, votez Europe Écologie Les Verts !

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A j-4 du premier tour des élections législatives, nous vous donnons rendez-vous demain pour les deux derniers « temps forts » de cette campagne (même si bien sur nous continuerons parallèlement les marchés (Libercourt et Noyelles Godault demain et LE fameux marché d’Hénin vendredi) et le porte à porte.

Certains d’entre vous ont surement vu « déferler » la vague verte lors des élections présidentielles : le premier numéro d’Écologie Hebdo, que vous pouvez retrouver ici. A l’occasion des élections législatives, c’est donc le deuxième du nom qui sort de presse, l’Écologie Hebdo n°2, qui vous pouvez consulter ci-dessous.

Si vous aussi vous faites parti des ces irréductibles membres du club « je préfère lire sur du papier que derrière un écran », sachez que demain matin, dans toutes les gares de France, les militants d’Europe Écologie Les Verts distribueront gratuitement cette nouvelle édition. Pour notre part, nous serons en gare d’Hénin-Beaumont et de Libercourt très tôt pour vous fournir de la lecture pour le TER (sympas les écolos!)

Jeudi soir, nous tiendrons également une réunion-débat au Café Bellevue, sur la place centrale, à partir de 19h00. C’est LE moment ou jamais de venir nous rencontrer pour échanger autour des solutions écolos, les seules solutions d’avenir, que nous proposons pour le bassin minier. Ce sera l’occasion de poser toutes vos questions, ou simplement de nous apporter votre soutien ! (cliquez ici pour retrouver l’évènement Facebook et y inviter vos amis!).

Si vous ne pouvez être parmi-nous, n’hésitez pas à nous poser vos questions par mail ou en commentaire de cet article !

A très vite !

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Ça y est, après quelques jours mouvementés dans la dernière ligne droite de cette campagne, petit retour comme promis sur le meeting du 31 mai!

Nous avions donné rendez-vous aux héninois à la salle des fêtes d’Hénin-Beaumont, là-même où il n’y a pas si longtemps que ça, Marie-Claude fêtait son anniversaire ! Et avant toute chose, je tiens à remercier ici Johann qui a organisé d’une main de maître ce meeting, de A à Z, avec l’aide de Marie-Claude, Isabelle, Annick, Paul, et Clémence! Sans eux, rien n’aurait été possible !

La soirée était animée par Marc Boulnois que je souhaitais aussi remercier ici ! Et qui a mené tambour battant la « cérémonie »


C’est donc Marie-Christine Blandin, première présidente de région verte en France (le Nord-Pas-de-Calais) et Sénatrice du Nord qui a ouvert le bal avec beaucoup d’humour:

 » Marine, il faut être réaliste, voici ce que pensent les journalistes, et les gens: MAIS QUE PEUT FAIRE L’ÉCOLOGIE POUR LA CIRCONSCRIPTION D’HENIN BEAUMONT ?

 Galère, chômage, metaleurop et impunité, pollutions, détournements de fonds publics et gestion hasardeuse, solutions bétonneuses, dérives des hypermarchés, investissements de ceux qui hier donnaient du travail et aujourd’hui se nourrissent de la conso des pauvres, à grand renfort de publicités et d »offres de crédits revolving.

 MAIS QUE PÈSE CETTE JEUNE FEMME FACE AUX MASTODONTES DE LA POLITIQUE?

 Elle n’a pas été candidate à la présidentielle, ou ministre, ou n’a jamais cumulé…

 Marine, je suis venue te dire de te préparer, car tout peut arriver…

 Les questions que je viens de te citer, sont celles que j’ai entendues en 1992 quand les Verts avaient proposé que je me présente « pour témoigner » (qu’ils disaient) à la Présidence de la Région. »

Puis c’était au tour d’Hélène Flautre, eurodéputée de la région « Grand Nord », de monter à la tribune pour démontrer que la stratégie « front contre front » n’est pas la meilleure idée pour le bassin minier, et que nous avons besoin d’élus qui travaillent, ce qu’elle ne voit pas les deux eurodéputés candidats sur la circonscription beaucoup faire à Bruxelles.

Après ces deux beaux discours, le groupe « Back to the roots » nous a accompagné le temps d’une petite pause …

… autour d’un buffet (de produits locaux bien sûr) préparé par Marie-Claude, Annick et Isabelle !

Puis nous nous sommes re-concentrés, avec une intervention de Jean-François Caron qui nous a expliqué à quel point l’écologie pouvait transformer un territoire et ses habitants, en prenant pour exemple son travail à Loos en Gohelle. Comme quoi l’écologie, c’est possible aussi dans le bassin minier!

Et même le déclenchement surprise (et intentionnel mais pas de notre côté si vous voyez ce que je veux dire) de l’alarme incendie ne nous a pas arrêté: oui oui, on s’est pris à rêver d’un bassin minier vert, réconcilié, modernisé. Vraiment, cette campagne nous aura réservé des surprises jusqu’au bout!

Enfin, et puisque je sent que vous vous impatientez , voici la vidéo du discours que j’ai ensuite prononcé…

Et pour ceux d’entre vous qui préfèrent la lecture (où qui souhaitent en avoir la version complète et brute), en voici la trame écrite!

Ce qui est sûr, c’est que la salle était attentive!

Et pour finir, Pascal Durand, porte parole national d’Europe Écologie Les Verts qui s’était démené pour nous rejoindre malgré les bouchons, est venu conclure ce meeting en saluant l’enthousiasme et le travail de terrain des militants du bassin minier.

Vous pouvez retrouver les photos du meeting en cliquant ici

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Aujourd’hui, dans le bassin minier, le chômage est un drame.

Alors que plus d’une personne sur deux est en âge de travailler, seulement la moitié possède un emploi [1]. Et cette situation est encore plus dramatique pour les femmes (seulement 45,1% d’entre elles ont un emploi contre 59,5% au niveau national).

Au total, ce sont plus de 34 000 personnes qui demandent chaque mois un emploi dans le bassin minier. Et dans leur très grande majorité, 24 000 d’entre eux en cherchent un mais n’en trouvent pas ; les autres exercent des temps partiels, pour la plupart involontairement. Résultat logique, le taux de chômage dans le bassin minier est toujours resté au dessus du taux de chômage régional et national depuis 2005 (fin 2011, il était de 15,8 % dans la zone Lens-Hénin alors qu’en France il était de 9,8%).

Les explications sont à trouver au niveau national et local.

L’histoire industrielle et minière a marqué le pas depuis des dizaines d’années en France et dans ce territoire nordiste. C’est un fait : en France, depuis 1980, ce sont presque deux millions d’emplois disparus [2] dans l’industrie – dont la majorité des destructions dans l’industrie manufacturière (96 %) [3]. Dans le Nord Pas de Calais, depuis deux ans, ce sont 31 600 emplois qui ont disparus. Et seulement 16 % des emplois détruits ont été compensés par des créations. On comprend comment l’arrêt de cette histoire là a bouleversé profondément la vie des habitants du bassin.

La concurrence internationale entre pays ensuite. Il serait trop facile d’accuser tel ou tel pays (Chine et Inde en tête) de détruire nos emplois. Car, avec ces pays émergents, nous sommes réciproquement imbriqués. A la fois par le commerce, la finance, mais aussi par la répercussion des dégradations de l’environnement et la progression des inégalités. Au-delà des fausses accusations entre pays, le coupable est le système financier international. Il entraine la recherche excessive de rentabilité et autorise les gains des uns sur le dos des autres : dumping social, dumping fiscal et dumping environnemental. Jusqu’à ce que ces autres là perdent à leur tour au détriment des suivants. Au final, les perdants ce sont les peuples et leurs emplois.

Un exemple : la fermeture de la fonderie de MetalEurop à Noyelles-Godault en 2003. À la recherche du meilleur lieu pour placer leurs fonds, les actionnaires de l’entreprise l’ont coulée. La délocaliser était plus rentable que de conserver les emplois et de dépolluer le site. 830 emplois disparus et 1100 hectares toujours pollués autour de l’usine à cause de l’absence de prise en compte de l’environnement, de la santé et de l’emploi…

Enfin, le changement de mode de consommation a favorisé la demande de services, notamment dans le commerce entrainant l’essor de grandes surfaces au détriment des petits commerçants.  L’hypermarché Auchan à Noyelles-Godault et la zone Maison Plus à Hénin-Beaumont ont créé des emplois certes, mais mettent en difficulté les petits commerçants et nuisent au dynamisme de nos centres villes.

Le cœur des problèmes est que cette destruction systématique d’emplois est due au fait que nous ne produisons plus ce que nous consommons.

Il faut donc une autre politique pour l’emploi, qui inverse la tendance : c’est-à-dire re-localiser et créer des emplois nouveaux et de qualité.

Les écologistes veulent ce changement.

Nos solutions?

CREER DES EMPLOIS LOCAUX

Comment ?

  • En accentuant le développement régional et s’en appuyant davantage sur une spécialisation au niveau territorial, sur le réseau d’entreprises intermédiaires, sur l’innovation et les circuits courts.
  • En favorisant la création d’emplois dans les services à la personne, à destination des familles, des personnes dépendantes et des personnes âgées, très peu développé à Hénin-Carvin.
  • En lançant un plan de rénovation thermique, pour réduire les factures et créer des emplois dans le secteur du bâtiment sur l’ensemble du territoire. Lutter contre la précarité énergétique, c’est du pouvoir d’achat en plus et une meilleure qualité de vie.
  • En aidant à la création d’emplois d’utilité sociale et de proximité pour les chômeurs, en soutenant la création d’entreprise de petite taille, proche de la population et dans les secteurs du social, de la santé et du développement durable.
  • Se protéger de la concurrence de pays n’ayant pas les mêmes normes sociales et environnementales que la France et l’Union Européenne.

CREER DES EMPLOIS NOUVEAUX ET DURABLES.

Comment ?

  • En défendant et incitant toutes les initiatives pour créer des emplois durables. Le succès du Salon de l’habitat durable d’Hénin-Beaumont du 11 et 12 mai derniers montre bien que les habitants sont dans une réelle attente de politiques véritablement écologistes.
  • En soutenant les reconversions professionnelles des salariés par la formation continue et l’accès aux qualifications.
  • En développant l’innovation et soutenant la recherche pour s’adapter au nouveau contexte énergétique et à la raréfaction des matières premières.
  • En menant un plan de transition énergétique et gérer la sortie du nucléaire, afin d’entraîner une grande politique industrielle et d’investissements dans les éner­gies renouvelables.

DES EMPLOIS SANS DANGER POUR LA SANTE

Comment ?

  • En reconnaissant par la loi les problèmes de santé et de la pénibilité liés aux travaux industriels et en reconnaissant par la loi ces maladies du travail et les aides y afférant. Il est normal que des travailleurs ayant souffert de leur activité soient soutenus tant que possible par l’Etat.
  • En lançant un programme de dépollution des sites industriels, pour arrêter la dégradation de l’environnement, de la santé des salariés de ces usines et des riverains des sites pollués. Et toutes ces améliorations, entraineront la création d’emplois correspondent aux compétences existantes dans le bassin minier !
  • En donnant un meilleur accès à la santé dans le bassin minier. Alors que le Pas-de-Calais est l’un des départements où les indicateurs de santé sont les plus mauvais, avec comme zone rouge l’ex-bassin minier avec des taux de surmortalité allant jusqu’à 67% à Hénin-Beaumont, le nombre de médecins est insuffisant. En effet, l’offre de médecin spécialiste est de 7 points inférieur à la moyenne nationale et de 2 points pour les généralistes.

DES EMPLOIS QUALIFIES

Comment ?

  • En donnant un meilleur accès à l’éducation et à la formation continue et en accordant après la scolarité obligatoire un congé de seize semestres de formation à suivre tout au long de la vie avec garantie de revenu.
  • En luttant contre le décrochage scolaire et en rompant avec la culture de la performance et du contrôle généralisé. Il faut mettre fin à la situation du bassin dans lequel le taux de sortie du système scolaire sans diplôme est de 5 points supérieur à la moyenne nationale.

[1] Chiffre –  Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques – septembre 2011 – Pour l’agglomération Hénin-Carvin : http://www.insee.fr/fr/regions/nord-pas-de-calais/default.asp?page=themes/tableau_de_bord/TB02hc.htm

[2] Pour être précis, ce sont 1 913 500 emplois disparus entre 1980 et 2007.

[3] La désindustrialisation en France  – Les Cahiers de la DG Trésor – n° 2010-01 –  Juin 2010 – http://www.tresor.economie.gouv.fr/file/326045

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