Skip to content

Le blog de Marine Tondelier

Ecologiste, élue d'opposition à Hénin-Beaumont et Conseillère Communautaire à la CAHC

Jeudi dernier, l’agglomération Hénin-Carvin se réunissait en Conseil, l’occasion pour moi de poser au Président Jean-Pierre Corbisez une question relative à la pollution de l’air qui frappe durement notre territoire.

c3rzlh4wyaekr2i

Nous venions en effet de traverser un épisode de pollution sans précédent, après en avoir éprouvé 13 en 2016 représentant une durée totale de 24 jours.

En France, 130 personnes meurent chaque jours de l’exposition à la pollution de l’air. Dans les Hauts de France, cela représente chaque années plus de 6500 personnes, soit 13% de la mortalité totale de la région et ne perte d’espérance de vie de 16 mois en moyenne pouvant aller jusqu’à 19 mois dans les zones les plus urbanisée. En suivant les recommandations de l’OMS, c’est 3100 décès par ans qui seraient épargnés dans notre grande région.

L’agglomération d’Hénin-Carvin mène déjà beaucoup d’actions en matière de développement durable, surtout lorsqu’on la compare à sa voisine lensoise. Mais la branche « pollution de l’air » semble être en retrait par rapport à ses autres domaines d’intervention, même si plusieurs actions existent déjà : une aide pour remplacer les poêles à charbon par des poêles à bois, une flotte de 5 véhicules de service électriques, des bennes à ordure qui roulent au GNV, des opérations de sensibilisation à Aqua Terra dont une récente exposition la qualité de l’air intérieur et extérieur,  etc. Au niveau du Syndicat Mixte des transports, on avance également avec la prochaine mise en service d’une nouvelle flotte de véhicules qui seront hybrides et émettront moins de particules fines que leurs prédécesseurs.

Mais seule, l’agglomération n’est pas assez armée. Or à la fin de l’année 2016, nous apprenions malheureusement, au détour d’un article intitulé « comment respire-t’on dans le bassin minier » de l’édition lensoise de la Voix du Nord, que la communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin est avec sa voisine lensoise la seule des Hauts-de-France de cette importance à ne pas avoir adhéré au programme régional de surveillance de la qualité de l’air d’Atmo, organisme

Attentive à la santé de ses habitants, ne peut rester à l’écart de la lutte collective contre la pollution de l’air.

ATMO, organisme agréé par le Ministère en charge de l’Environnement, apporte aux collectivités qui y adhèrent des mesures spécifiques sur 30 polluants et familles de polluants surveillés dont 12 réglementaires, une veille scientifique, des interventions annuelles en réunion, un rapport dédié à son territoire, la possibilité de participer à des formations pour les agents, la réalisation d’études inscrites dans son pacte associatif, etc.

J’ai donc demandé au Président de l’agglomération, au cours de cette séance de Conseil Communautaire, s’il s’engageait à étudier les conditions d’un partenariat avec ATMO.

Suite à la réponse qu’il a apporté publiquement ainsi qu’à celle de Christian Musial, vice-président chargé de l’environnement et du développement durable, il a été convenu qu’ATMO serait reçu lors d’une prochaine commission afin que ses représentants puissent avoir l’occasion de nous convaincre d’adhérer à nouveau au dispositif, ce que je souhaite vivement.

Affaire à suivre…

Étiquettes : , , ,

Bonjour à toutes et à tous,

Certain-e-s le savent surement, je serai candidate pour les prochaines élections législatives sur la circonscription d’Hénin-Beaumont. Cette circonscription comprend pour mémoire Carvin, Courcelles-les-Lens, ourrières, Dourges, Drocourt, Evin-Malmaison, Hénin-Beaumont, Leforest, Libercourt, Montigny-En-Gohelle, Noyelles-Godault, Oignies et Rouvroy.

La campagne législative paraît loin. Et beaucoup de choses se passeront encore d’ici là dans le paysage politique national et local. En attendant il faut faire ce travail qui ne se voit pas, mais qui façonne la campagne à venir: écrire son programme, préparer le travail de terrain, mettre en place une équipe motivée qui ait envie de faire campagne et de réfléchir avec moi à ce que nous attendons du ou de la prochaine députée de notre territoire et sur la tonalité de campagne que nous souhaitons mener sur la 11ème circonscription.

Nous le savons, les élections à venir peuvent nous réserver des surprises. Nous sommes nombreux-ses à redouter qu’elles soient mauvaises, mais quelques uns à nous dire que si nous ne nous résignons pas, elles peuvent aussi être bonnes.

Je fais partie de celles et ceux qui sont en première ligne pour avoir une idée de ce que la politique peut faire de pire: l’exclusion, les lynchages sur les réseaux sociaux, le mépris , le harcèlement de ceux qui ne vont pas dans leur sens.

Mais je fais surtout partie de celles et ceux qui ont envie de se retrousser les manches pour vous proposer autre chose et qui pensent que nous pouvons, ensemble, créer les conditions d’une bonne surprise sur notre circonscription.

Pour cela, il faut deux choses. La determination tout d’abord, et de ce côté là vous le savez, j’ai de l’énergie à revendre. Et un collectif motivé, que je vous propose aujourd’hui de rejoindre pour participer à ce défi!

Cette campagne je souhaite qu’elle soit conviviale, chaleureuse, pédagogique, inclusive, dynamique. Que vous y appreniez des choses, qu’elle vous motive, qu’elle vous (re)donne envie. Qu’elle vous inspire.

1374851_10153012536766280_5816546267442966737_n.jpg

Alors que vous ayez beaucoup de temps ou pas des masses;

Que vous habitiez dans la circonscription ou que vous souhaitiez nous aider à distance ;

Que vous souhaitiez défendre l’écologie, la justice sociale, le vivre ensemble ou la démocratie citoyenne sur ce territoire qui en a tant besoin;

Que vous envisagiez tout simplement filer un coup de main financièrement;

Que vous ayez une compétence spécifique ou une idée à partager;

Ou que vous avez juste envie d’être tenus au courant de la campagne qui s’annonce mouvementée;

Dans tous ces cas là c’est avec grand plaisir que j’attends de vous nouvelles par mail (marine.tondelier@gmail.com) ou sur ce formulaire à remplir en ligne en 3 minutes:

À très vite et à votre disposition si vous avez des questions!

Marine

—> Cliquez ici pour rejoindre la campagne <—

Étiquettes : , , ,

Voilà, nous sommes de retour.

Il y a pile une semaine nous rencontrions Brita Hagi Hasan, Président du Conseil d’Alep-Est, venu alerter en France sur le sort de ses concitoyens.

Cy-2elWW8AAqMY4.jpg

Il nous a fait le récit effroyable de ce qui était en cours à Alep depuis près de 130 jours que durait le siège de la ville sur fond de bombardements russes et d’avancée des troupes du régime de Bachar El Assad. Comme il venait d’ailleurs de le faire à des dizaines de personnes au cours d’une semaine marathon de rendez-vous pour alerter les uns et les autres.

Enormément de monde l’a reçu en France. L’a écouté poliment. A été ému, inconstablement. Mais il nous a avoué avoir la sensation de prêcher dans le désert tant il voyait que cela n’avait aucun impact sur la situation sur place.

Alors les parlementaires écolos présents au rendez-vous lui ont demandé : « que pouvons nous faire concrètement? » Et là il nous a dit que la dernière solution qu’il voyait, c’était que nous retournions là-bas avec lui. Le plus loin possible. Que c’était primordial. Pour alerter l’Occident. Et affirmer notre solidarité avec les civils.

Et surtout que c’était urgent: les 100000 civils encore vivants à Alep n’ont alors plus rien à manger ni médicaments depuis plusieurs jours. Les médecins y opèrent désormais sans anesthésiants. Et le nombre de personnes à y sauver s’amenuise de jours en jours.

La décision a été prise à la sortie de la réunion avec lui: nous avons écrit à tous les parlementaires français et les avons invités à venir avec nous.

Certes, à 100, ça aurait eu de la gueule. Ils n’ont finalement été que trois: Cécile Duflot, Hervé Mariton et Patrick Mennucci. D’autres avaient fait part de leur intérêt mais leur agenda ne leur permettait pas un départ si précipité.

Mais sur place chaque jour comptait, nous le savions. Nous avons donc pris la décision de partir dès le dimanche suivant, le temps de réserver les billets d’avion, de préparer le plan de déplacement, de trouver un traducteur, de monter quelques RDV sur place notamment avec l’ONU et les autorités rebelles syriennes, d’enregistrer les règles élémentaires de sécurité, etc.

Certains ont tout fait pour nous décourager de partir mais il était hors de question de faire marche arrière. Nous ne nous le serions jamais pardonné.

15380537_10154679475741280_4575464999894441523_n.jpg

Sur place nous avons pu alerter la presse internationale mais aussi et surtout discuter avec le responsable « Réponse à la crise syrienne de l’ONU » manifestement dans une impasse diplomatique. Et constater que l’évacuation des 100 000 personnes en question était POSSIBLE en 24 HEURES, un corridor de 4 kilomètres suffisant à les amener en zone libre.

15380506_10154679474891280_9106286327980239755_n.jpg15390880_10154679474781280_4611939994757442929_n.jpg

15492562_10154679475306280_9098510478217364463_n.jpg

Seulement voilà: la Russie refusait d’arrêter 24 PETITES HEURES ses bombardements. Et donc l’ONU était impuissante. Frustration. Incompréhension. Effarement.

Une heure plus tard, alors que nous cherchions à entrer en Syrie pour visiter un hôpital à Azaz et rencontrer plus de témoins, les autorités turques nous ont refusé le passage. Nous sommes donc retournés à la ville frontalière de Kilis et avons pu échanger avec des réfugiés et des blessés d’Alep dans les dispensaires qui y sont installés.

15400914_10154679475551280_1907251496710801533_n.jpg15380860_10154679475631280_8511299677445887642_n.jpg15355784_10154679475931280_3876991308022497029_n.jpg15380537_10154679475741280_4575464999894441523_n.jpg15350607_10154679476016280_2656370587981850741_n.jpg

Le soir, l’effroi franchissait un degré supplémentaire avec la chute en direct d’Alep. Un rassemblement organisé en soutien à Gaziantep est organisé en urgence par les représentants des opposants à Bachar réfugiés en Turquie mais les autorités turques dispersent les quelques 200 personnes de manière très abrupte.

La ville – où nous passons la nuit – est décrétée « en état de guerre ».

Impuissants, nous assistons sur nos téléphone à une nuit d’horreur. Les copains humanitaires reçoivent de terrible de nouvelles de leurs collègues et amis qui officient héroïquement à Alep depuis des semaines mais que Bachar considère comme « des terroristes qui soignent des terroristes » et traite comme tels en les faisant assassiner par ses milices.

Les activistes font leurs adieux par des vidéos sur twitter.

L’ONU et La Croix Rouge confirment des massacres à l’arme blanche y compris de femmes et d’enfants.

Les journalistes de guerre que nous rencontrons sur place nous confient n’avoir jamais vu cela.

Cette fois-ci nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Car chacun d’entre nous a la possibilité via les réseaux sociaux de vivre les choses en direct.

15400922_10154679476036280_1863275056402950714_n.jpg

Alors voilà. Aujourd’hui la ville est en train d’être évacuée par l’ONU. Le corridor que nous réclamions et qu’ils tentaient de mettre en place depuis plusieurs jours est en cours de mise en œuvre mais à l’heure où nous parlons les massacres continuent. Et le sort des personnes qui ont défendu leur ville, leur quartier, leur famille et leur honneur reste très incertains.

Les bombes russes et les milices au sol ont fait des ravages mais elles ne sont pas les seules. Car notre impuissance et il faut l’avouer un certain désintérêt ont aussi été destructrices. Désintérêt de la classe politique. Désintérêt de la classe médiatique. Et désintérêt de la société française tout entière, plus excitée par les débats tragi-comiques des primaires de gauches et de droites que par le sort de dizaines de milliers de personnes prises au pièges

Ce que je retiendrai de ces dernières 48 heures, c’est cette nuit d’hier passées à suivre un crime contre l’humanité en direct sur twitter. Cette incapacité à fermer l’œil « pour ne pas les laisser seuls ». Ces heures à réfléchir à ce monde qui vrille.

Et surtout le désespoir ressenti à la lecture ces centaines de messages « pro-poutine » rédigés par des compatriotes de droite et de gauche intoxiqués par la propagande du Kremlin qui commentait systématiquement mes posts Facebook et Twitter.

Le fait que les méthodes de Poutine aient un fan club au pays des droits de l’homme me donne le vertige. Et le tas de conneries que j’ai pu lire et recevoir sur le sujet la nausée.

3 candidats déclarés à la présidentielle – et pas des moindres – ont des affinités indéniables et même revendiquées avec Vladimir Poutine. À eux d’éclaircir leur position, en particulier sur le dossier syrien. À moins d’avoir à assumer la complicité de ce qui désormais est officiellement reconnu comme un crime contre l’humanité.

Quelques articles sur le déplacement

Lors du dernier Conseil Municipal du 7 octobre, Bruno Bilde a expliqué que je nageais en pleine illégalité en intervenant sur une délibération pour laquelle je serais une « personne intéressée ».

Vous pouvez retrouver cette scène dans la vidéo suivante à 1min38

*

*        *

 

Je ne voterai finalement pas pour leur éviter une crise d’apoplexie et face à une situation manifestement bloquée, mais le Front National n’avait donc aucune raison de me considérer comme une « personne intéressée », ce que la Préfecture confirmera.

Ce qui les gênait était peut être plutôt le contenu de mon intervention qui soulignait le jeu dangereux que joue la municipalité avec le projet de Bus à Haut Niveau de service sur lequel elle coopère peu avec le Syndicat Mixte des transports, et ce au détriment des habitants d’Hénin-Beaumont.

Au moins pour la prochaine fois sauront-ils que la notion de « personne intéressée » dont ils m’ont accusée est régie par l’article L.2131-11 du Code général des collectivités territoriales qui dispose que sont illégales les délibérations auxquelles ont pris part un ou plusieurs membres du conseil « intéressés à l’affaire qui en fait l’objet ».

Que c’est le cas par exemple si un élu est président d’une association concernée par une délibération, ou un propriétaire terrien impact par une modification du plan d’occupation des sols.

Mais que pour qu’une délibération votée soit illégale à cause de la participation d’un-e élu-e, il faut bien sûr que l’élu-e en question soit personnellement intéressé à l’affaire : intérêts financiers, intérêts patrimoniaux, d’intérêts familiaux ou d’intérêts moraux. Sinon le maire d’Hénin ne pourrait par exemple pas s’exprimer à l’agglomération sur les dossiers héninois.

Ici, Bruno Bilde incriminait le fait que je siège en tant qu’élue de l’agglomération Hénin-Carvin au sein du Syndicat Mixte des Transports (SMT), qui organise le transport urbain sur le territoire et est notamment en charge du dossier du Bus à Haut niveau de service dont nous débattions dans la délibération en question.

La qualification juridique du SMT en tant que Syndicat Mixte est un « groupement de collectivités territoriales » (L5211-1 CGCT). Et bien sûr, la participation en qualité de représentante d’une commune à un organisme qui lui est rattaché, ne caractérise pas un intérêt à l’affaire. Ca n’est pas comme si j’y travaillais, ou que je dirigeais une entreprise intéressée financièrement aux travaux du Bus à Hauts niveaux de service.

Dans le cadre dans lequel nous étions d’une délibération votée à Hénin-Beaumont sur le Bus à Haut niveau de service ou le SMT, à supposer qu’il y ai un intérêt quelconque à prendre part à une délibération, celui-ci ne serait pas personnel mais lié À MES FONCTIONS ÉLECTIVES :  c’est aussi l’intérêt de l’agglomération que je siège au SMT et par extenso, de la Commune d’Hénin-Beaumont. Ici l’intérêt se confond donc manifestement avec celui des habitants de la Ville d’Hénin.

Le raisonnement tenu est particulièrement idiot, car il induit que les élus d’Hénin-Beaumont siégeant à la Communauté d’agglomération (CAHC), dont le maire et ses adjoints, ne pourraient pas voter de délibération du Conseil municipal dès lors qu’un sujet aurait trait à l’agglomération. On n’a jamais vu ça…

Bref, incompétence ou malveillance, l’histoire ne le dit pas. Surement un peu des deux …

Étiquettes : , , , , ,

Depuis les attentats de Nice, les mesures de sécurité appliquées aux rassemblements publics et diverses manifestations, sous le contrôle strict de la préfecture, ont monté d’un cran supplémentaire.

Ce renforcement des exigences a amené beaucoup d’organisateurs de kermesses ou marchés aux puces à jeter l’éponge, l’exemple le plus spectaculaire étant celui de la Braderie de Lille. Le FN s’est d’ailleurs rué sur le dossier en s’emmêlant manifestement les pinceaux: alors que Gilbert Collard avait plaidé pour l’annulation de l’euro pour raisons de sécurité et du fait de la menace terroriste, il s’est indigné de l’interdiction de la Braderie de Lille… N’y voyez rien d’autre qu’un esprit critique très développé 😉 #ToutVaBien
13925638_1470972746263116_3150267027583846331_o

 

Bref, le Front National se sentant suffisamment sûr de lui pour donner des leçons de morale à tout le monde, est en vrai soumis aux mêmes contradictions que tous les autres maires de France dans la séquence.

Un exemple?

Ce matin avait lieu le marché au puces de la très active et sympathique ALPH (Association d’Aide aux Loisirs des Personnes Handicapées, dont je salut l’énergie qu’ils mettent au jour le jour à améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap).

Suite à plusieurs réunions avec la préfecture en Mairie, il a été décidé de maintenir l’évènement, mais en appliquant des mesures de sécurité renforcées.

Deux agents de sécurité privés étaient donc postés à chaque entrée du marché au puce, incontournables du fait d’un système de barrières filtrant les entrées et les séparant du flux des sorties. Il était donc théoriquement impossible de se promener dans le marché aux puces pour les non-riverains, sans passer ce barrage. Barrage sur lequel les sacs de tous les participants étaient fouillés.

A la recherche de quoi? C’est là que j’ai du mal à comprendre…

Je n’avais rien de très dangereux sur moi mais j’imagine – au hasard – que si j’avais eu un échantillon de ça dans mon sac, je n’aurais pas pu rentrer pour des raisons évidentes de sécurité:

0-1

Normal me direz vous.

Alors estimez vous normal que cette photo, ainsi que celle ci-dessous, proviennent en fait d’un des stands du marché aux puces proposant à la vente des armes en tout genre?

0

 

Du coup je m’interroge: à quoi servent tous ces contrôles si les objets recherchés sont disponibles à l’intérieur de l’enceinte sécurisés?

Sans compter que périmètre du dit marché aux puces couvre plusieurs rues, donc des dizaines de maisons, dans lesquelles on peut trouver à peu près tout ce qu’on veut…

Enfin bref, chapeau aux associations que l’on fait se soumettre à des règles draconiennes mais qui, outre qu’elles font le bonheur des sociétés de sécurité privées qui n’ont jamais été aussi sollicitées, me semblent complètement décalées par rapport à la réalité des dangers.

D’ailleurs, on constate qu’en ce mois d’août où les mesures de sécurité sont maximales, la ville d’Hénin-Beaumont est loin d’échapper à l’insécurité. Et que quelque part, le terrorisme n’est pas le principal risque pour nos concitoyens, qui continuent à pâtir, malgré une municipalité qui avait fait de la sécurité sa grande priorité de campagne, d’un climat de tension regrettable.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une trentenaire a par exemple été retrouvée gravement blessée dans la rue des Frères-Herbaut, à deux pas du lieu du marché aux puces. Toujours hospitalisée au centre hospitalier de Lens, il s’avère qu’elle a été ruée de coups de pied et de poing et laissée gisante à l’endroit de son agression.

Hénin-Beaumont plage, animation d’un mois proposée au lac du « Bords des Eaux » à l’occasion des vacances scolaires, fait d’autre part l’objet quasi quotidiennement de vols de matériel et de dégradations en tout genre (coups de couteau dans le toboggan gonflable, incivilités obligeant à plusieurs évacuations du bassin de baignade, et multiplications des rixes entre diverses bandes, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre).

Bref, état d’urgence ou pas, la sécurité n’est pas au rendez-vous. Et les mesures communicationnelles mises en oeuvres ici, ne semble en rien résoudre le problème.

Je regrette que l’excitation généralisée de l’adjoint à la sécurité Bruno Bilde à chaque fois que le sujet de la sécurité est abordée en Conseil Municipal ne nous permette pas d’aborder sereinement  ce sujet.  (dernier exemple en date lors du dernier en date, le 15 juillet, au lendemain du drame de Nice, où il nous a hurlé dessus en nous expliquant que c’était l’armement de la police municipale là-bas qui avait permis d’arrêter le camion fou… c’était en fait les tirs de la police nationale).

Un débat constructif et sans tabou sur le sujet semble pourtant nécessaire… et urgent!

 

Étiquettes : , , , , ,

« Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que l’on vous dise,
On déplore un tout petit rien »

Chanson de 1935, paroles et musique de Paul Misraki, publiée aux éditions Ray Ventura

Des explosions ont lieu ces jours ci au dépôt de munitions de Vimy, qui est un lieu de stockage d’obus des deux guerres mondiales, pour une raison que l’on ne s’explique toujours pas l’heure où je publie cet article…

Ce site est bien connu des habitants du territoire, qui avaient déjà été 13000 à être évacués plusieurs jours en avril 2001 le temps que l’on procède à la la sécurisation de l’énorme site de stockage de munitions.

Les aménagements effectués sur le site après cette grande évacuation nous ont certainement permis d’éviter le pire, mais cet événement nous rappelle que si le risque zéro n’existe pas, on doit toujours le rechercher.

C’est la raison pour laquelle les opposants au projet de forage de « gaz de houille » prévu dans le bassin minier sont d’autant plus inquiets que ces forages devraient avoir lieu à quelques encablures seulement de ce dépôt. Avec les secousses que cela suppose…

En février 2015, avec les autres candidats écolos aux départementales du territoire (Jamel Oufqir, Julien Wojcieszak, etc), nous avions justement attiré l’attention sur ce danger en plantant un arbre à l’emplacement prévu pour ces forages.

IMG_4813IMG_4811

 

Cette activité, en plus d’être coûteuse et néfaste pour l’environnement, entraînerait en effet nécessairement la déstabilisation du sous-sol, ici friable et déjà fragilisé par plus d’un siècle d’exploitation minière: les phases de forage, d’exploration et a fortiori d »exploitation, provoqueront des microséismes et des fuites de gaz incontrôlables. Sur ce site, ces fuites et tremblements auraient alors des conséquences bien plus dangereuses pour les habitants et pour l’environnement.

Ici, comme ailleurs, les risques environnementaux et sanitaires encourus par les populations locales ne sont justifiés par aucun bénéfice commun : Pas de gaz moins cher, pas d’impact sur l’emploi (uniquement 2 emplois non locaux par forage).

Le choix de cet emplacement par La Française de l’Énergie, a t-il tenu compte de la proximité de ce site particulièrement dangereux ?
Puisque la population n’est absolument pas consultée pour ce genre de projet pouvons nous faire confiance aux industriels quand il s’agit de faire passer l’intérêt général avant leurs intérêts particuliers ?

Avec EELV Bassin minier et EELV Nord-Pas-de-Calais et les collectifs anti-gaz de couche, nous ne cesserons donc de dénoncer ce Projet Inutile et Imposé par les lobbies financiers et gaziers. Nous réaffirmons notre opposition ferme à la recherche et à l’exploitation de gaz de couche, et de schiste qui même consommé localement n’est pas une solution pour réduire le réchauffement climatique.

Étiquettes : , , , , , , ,

Le 28 avril 2016, le Tribunal Administratif de Lille a suspendu en urgence l’opération d’abatage de 38 tilleuls centenaires en cours rue Berlioz à Hénin-Beaumont, suite à un référé que j’avais introduit.

En effet, la municipalité d’Hénin-Beaumont, après avoir annoncé dans le journal municipal une simple campagne d’élagage, avait en effet entamé un véritable saccage sur ces tilleuls plantés en 1903, ordonnant un abattage radical des arbres en question et intensifiant le saccage à l’approche de l’audience pour faire le maximum de dégâts irrémédiables.

p3_tilleuls_Henin_Beaumont
Furieux de ce camouflet, ils ont même tenté en mai (photo ci-dessus) de contourner ce jugement en prenant un arrêté illégal piétinant cette décision de justice, et en reprenant l’abattage par surprise le lendemain matin vers 7 heures, opération qui avait été arrêtée par des citoyens et militants du territoire et par saisine de la préfecture, du TGI ainsi que du Juge administratif par un nouveau référé-suspension. Le Maire Front National avait fini par retirer cet arrêté quelques instants avant l’audience.

Cette semaine, le Maire frontiste a intenté une nouvelle procédure, prétextant un projet de « nouveau trottoir » – miraculeusement dévoilé au mois de mai, soit bien après le début des opérations que la mairie avait jusqu’alors eu beaucoup de difficultés à justifier y compris devant le tribunal – pour exiger la lever de la suspension.
Dans aucune ville de France refaire le trottoir ne demande d’abattre les arbres.
Cependant, lors de cette nouvelle audience au Tribunal Administratif de Lille, le Juge des référés, qui a bien spécifié pendant l’audience ne pas être là pour rejuger toute l’affaire mais pour se prononcer sur l’état des arbres à l’instant T, a dû se rendre à l’évidence: les arbres ont été mutilés.
Le considérant 7 est très clair sur ce point: « Dans ces conditions, et alors même que la commune a fait preuve de précipitation et d’une appréciation erronée des défauts présentés par certains arbres et compte tenu de ce que l’élagage drastique auquel il a été procédé en vue de préparer l’abattage à compromis irrémédiablement le devenir d’arbres ne présentant pas de risque de défaillance, la commune d’Hénin-Beaumont est désormais fondée à demander sur le fondement des conclusions des expertises produites à ce qu’il soit mis fin à la suspension de cette décision. »

En clair, le mal est fait. Irrémédiable. Et mutiler illégalement la nature permet ensuite de légaliser sa destruction. La législation française a encore bien des progrès à faire pour se mettre à la hauteur des enjeux environnementaux que ne manquera pas de nous poser le XIXème siècle.

13095765_1692531194328924_1996255358461406148_n-1

La Rue Berlioz avant intervention de la mairie

Je prends acte de cette décision qui me déchire. Ces arbres auraient dû et pu être soignés. Le Front national n’en a pas l’intention et je n’ai aucun moyen de les y contraindre, ceci n’étant pas une obligation légale.

Je me range donc à la décision du tribunal de laisser la mairie réparer ce massacre en replantant d’autres arbres. En ayant bien en tête que cette procédure judiciaire aura au moins permis à la Mairie de bâtir un projet sérieux d’aménagement des trottoirs de cette rue, qui encore une fois était compatible avec la préservation de ces tilleuls centenaires, refuges de biodiversité, climatiseur géant et outil imbattable de lutte contre les inondations et les pollutions.

Je tiens cependant à préciser suite à la réaction de Steeve Briois suite à ce verdict, m’accusant d’avoir « menti », « manipulé l’opinion » parce que « les arbres sont bien malades et doivent être abattus », que c’est bien sous le coup de leurs interventions que leur santé a été gravement compromise. Le jugement est très clair sur ce point. Ainsi que les propres expertises de la ville versées au dossier.

Face à ces intimidations et ces calomnies indignes d’un élu de la République, je vais examiner  les suites opportunes à donner à cette affaire qui révèlent une nouvelle fois les pratiques agressives et de passage en force de cette municipalité.

Je tiens à remercier l’ensemble des personnes qui m’ont soutenue dans ce dossier et qui se reconnaîtront, ainsi que celles et ceux qui ont contribué financièrement à l’étude sanitaire qui aura son importance dans la suite de la procédure puisqu’elle démontre la responsabilité de la Ville d’Hénin-Beaumont.

En toute transparence, vous pouvez télécharger ici la décision du tribunal et la contre-expertise que nous avions fait faire de notre côté.

Étiquettes : , , , , , , , ,

%d blogueurs aiment cette page :