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Le blog de Marine Tondelier

Elue écologiste dans l'opposition à Hénin-Beaumont / Tête de liste EELV pour les élections régionales dans le département du Pas-de-Calais

Ce matin, les pages « Région » de la Voix du Nord indiquent une bonne nouvelle: « du mieux au Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont », que vous êtes nombreux à mieux connaître sous le nom d’ « Hôpital Charlon ».

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En tant que Présidente du Conseil de Surveillance de la structure et dans un travail d’équipe où chacun – Directeur, personnels, député de la circonscription, etc – a joué son rôle avec implication, je me suis pleinement attelée à la lourde tâche de sauvegarder cette structure, qui avait obtenu en 2014 le triste record d’être la plus déficitaire de France, et dont la pérennité était alors clairement menacée.

Les élus Front national représentant la Mairie au sein du Conseil de Surveillance ont de leur côté purement et simplement déserté l’établissement. « Je n’y remettrai plus les pieds » avait déclaré rageusement Steeve Briois avant de claquer la porte du Conseil de surveillance suite à mon élection en tant que Présidente (lire ici pour mémoire). Son homme de main Bruno Bilde m’avait lui menacée lors des cérémonies du 14 juillet: « si vous gagnez ce vote, vous sombrerez avec votre hôpital ».

Il faut croire que les menaces me découragent que ceux qui les croient… Puisque l’hôpital est aujourd’hui bel et bien debout. Et que la tâche reste immense mais que la situation financière dramatique laissée en héritage par les directions précédentes est aujourd’hui en passe d’être résolue.

Ce contexte de redressement, j’ai justement eu l’occasion de l’évoquer lundi dernier lors de mon discours prononcé pendant la cérémonie des voeux de l’établissement, dont vous pouvez retrouver ici le récit fait par la Voix du Nord.

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Ce fut en effet pour moi l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée, de remercier les personnels pour leur engagement et de regarder vers l’avenir.

 » 2015 a été une année au cours de laquelle nous avons inauguré officiellement, enfin !, des structures dont nous pouvons être fiers : cette clinique Fleury Joseph Crépin et le Kaleidoscope. Deux structures à la pointe de ce qui se fait de mieux architecturalement mais également en terme de prise en charge des patients. Deux structures ouvertes sur l’ambulatoire. Accessibles. Agréables pour les patients et pour les personnels. Les réactions de ceux de nos partenaires qui avaient fait le déplacement et en sont partis impressionnés, impressionnés que des structures de ce niveau existent, et oui, à Hénin-Beaumont, ces réactions doivent rendre fier-e-s de leur travail celles et ceux – j’en vois dans cette pièce – qui se sont battu-e-s pour qu’elles voient le jour. Et celles et ceux qui travaillent au quotidien pour que la suite de l’histoire soit à la hauteur des attentes suscitées.

2015 fut également une année au cours de laquelle j’ai vu l’équipe de cet hôpital toute entière unie, dans l’adversité certes, mais surtout autour d’un même objectif : sortir la tête de l’eau. C’est à chacune et chacun d’entre vous  que nous le devons.

J’ai bien conscience des trésors de patience, d’énergie et – dans la mesure du possible, de sérénité ;)- qu’il a fallu déployer pour en arriver aux résultats que nous constatons aujourd’hui.

> Je n’oublie pas l’engagement du Député avec qui nous sommes intervenus en tandem auprès du Ministère de la santé pour obtenir une enveloppe d’aide financière exceptionnelle d’un montant je dois le dire inespéré.

> Je n’oublie pas le dévouement de l’équipe de direction pour maintenir un cap ambitieux.

> Je n’oublie pas la responsabilité des représentants syndicaux qui, malgré la difficulté du contexte et sans ne rien renier de leurs revendications ni de leur engagement envers leurs collègues, ont su maintenir un climat social sain dans cet hôpital.

> Je n’oublie pas non plus de vous remercier, chacune et chacun d’entre vous, quelque soit le poste que vous occupez dans cette structure, pour les efforts que vous avez fournis. J’ai bien conscience que cela ne changera rien à ce qu’ils vous coûtent mais sachez que je les mesure et les garde en tête à chaque instant.

C’est pour cela que je fais le vœux et mettrai tout en œuvre, grâce à l’engagement de vos représentants syndicaux mais également, car cela est suffisamment rare pour être rappelé, avec l’engagement de l’équipe de direction, pour que chacun de ces efforts soit compensé, soit récompensé, à sa juste valeur.

Car les cérémonies de vœux doivent également et surtout être l’occasion de regarder vers l’avenir.

Le redressement financier est aujourd’hui une réalité. Une réalité qui va nous permettre de passer à autre chose, de tourner une page difficile, pour écrire des chapitres que je souhaite plus sereins, plus épanouissants, plus réjouissants.

Côté ressources humaines, 19 CDD ont d’ores et déjà été transformés en CDI. C’est un vrai soulagement, car je vous avoue que j’avais honte – et je n’étais pas la seule – de constater pour certains agents combien de fois leur CDD avait déjà été renouvelé.

Un CDI, c’est certes toujours plus sécurisant qu’un CDD. Mais lorsque l’on parle d’un hôpital public cela ne peut pas être satisfaisant. Il faudra donc organiser des mises en stage par le biais de concours, procédure qui a déjà été entamée pour 5 postes d’aides soignants et 5 postes infirmier.

Tous ceux qui sont partis en promotion professionnelle se verront par ailleurs proposer un concours, comme cela a d’ailleurs déjà été le cas pour plusieurs personnes.

La résorption de l’emploi précaire sera également un objectif au centre des préoccupations de chacun. Ceux qui sont en contrat de droit public depuis plusieurs mois voir plusieurs années vont se voir proposer une intégration dans la fonction publique hospitalière au plus tard au premier semestre.

Nous souhaitons réellement que ce ne sont qu’un début. Comptez sur notre détermination à continuer dans cette voie.

Pour finir, le redressement financier de notre hôpital a absorbé beaucoup de nos énergies. Et a concentré les efforts. Cela était essentiel, comme il est essentiel aujourd’hui que le travail sur les stagiairisations et titularisations s’intensifie.

Mais cela ne doit pas nous faire oublier le reste. Les projets. Les patients. Et l’avenir de notre hôpital auquel nos concitoyens tiennent et quoi doit continuer à être cette institution centrale de notre territoire et de la ville d’Hénin-Beaumont – ce pourquoi je continue de déplorer, c’est aussi l’occasion de le réaffirmer, l’absence du maire à tous nos conseils de surveillance et à toutes nos cérémonies de vœux ou d’inauguration. Ce boycott est impréhensible et je ne perds pas espoir qu’il cesse avant la fin du mandat.

Et pour ce qui est de ne pas oublier les projets ni l’avenir, je sais que le Conseil de surveillance pourra s’appuyer sur votre créativité et votre motivation.

16 lits de soins de suite et de réadaptation ont été installés en septembre et 4 en novembre. La visite de conformité de l’ARS a eu lieu depuis et a souligné le sérieux avec lequel le projet a été mené à bien. J’en profite donc pour féliciter les équipes qui l’ont porté. Nous avons convenu d’organiser une visite de ce service par les membres du Conseil de surveillance dans les semaines qui viennent. Peut être auront nous d’ailleurs l’occasion ensuite d’organiser une nouvelle inauguration à destination des partenaires de l’hôpital comme nous l’avions fait pour ce bâtiment ?

Dans tous les cas ce service est d’ores et déjà un succès, comme en témoigne le taux d’occupation de ces lits. La barre est donc haute, au sein du pôle gériatrie et médico-technique, pour faire encore mieux en 2016. Mais je sais que vous trouverez :)

Concernant le pôle de psychiatrie et santé mentale, le travail mené par le Docteur Bétrémieux et ses équipes sur le parcours de soins en santé mentale est unanimement salué. Peut être 2016 pourrait-il être l’occasion de le faire essaimer dans les autres établissements du groupement hospitalier de territoire, et pourquoi pas au-delà.

Concernant le pôle addictologie enfin, l’année 2016 ne manquera pas de défis, et je pense que la mise en place du groupement hospitalier de territoire peut être l’occasion pour le centre hospitalier d’Hénin-Beaumont de devenir LE centre de référence du territoire en matière d’addictologie.

Finalement, l’activité de soin est au centre de cet hôpital mais je n’oublie pas le reste.

J’ai eu notamment cette année l’occasion en septembre de visiter avec Monsieur le Député l’exposition organisée à l’initiative de l’Association Nature de l’établissement, et qui retraçait ses actions en faveur de la biodiversité. J’espère que cette action s’intensifiera en 2016, surtout que notre Centre hospitalier est maintenant membre du C2DS, Comité pour le Développement Durable en santé, ce qui l’appuiera dans le déploiement d’actions qui permettent les économies d’énergie et donc les économies tout court, mais aussi le développement d’activités comme celles que cette commission nature de notre hôpital mène, activités qui font du bien à la planète mais aussi aux personnels et aux patients.

Enfin, Madame Delemer m’a également fait visiter l’exposition « Rétrospective » au moins d’octobre, l’occasion de prendre conscience de la richesse de l’activité culturelle de notre centre hospitalier dont j’espère qu’elle continuera à s’intensifier, peut être même en sortant davantage des murs de cet hôpital comme ce fut le cas à l’automne avec la participation du centre hospitalier au forum santé organisé salle Montpencher.

Bref, notre hôpital s’est relevé en 2015.

Ce travail se poursuivra en 2016, je nous le souhaite, avec beaucoup de succès.

Pour qu’il soit un lieu dans lequel vous soyez fier-e-s de travailler. Pour que cela vous soit agréable. Et pour que vous ayez les moyens d’y mener à bien et dans de bonnes conditions les valeurs que vous avez confirmées en faisant le choix de l’hôpital public.

Je vous remercie. »

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Rendez-vous demain vendredi 4 décembre à 19h30 Salle Debeyre pour une Réunion publique en ce dernier jour de campagne pour le 1er tour des élections régionales.

Cécile Duflot sera présente ainsi que Sandrine Rousseau, notre tête de liste régionale.

Des citoyens du Pas-de-Calais seront présents pour vous présenter leurs combats, que ce soit contre des patrons sans scrupules (Autobus Artésiens) ou des fermes usines (Association Aives mobilisée contre le projet des « 4500 porcs »).

A demain! (un pot convivial sera l’occasion de discuter en fin de réunion)

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Reprendre la campagne des élections régionales après les attentats du 13 décembre n’a pas été chose facile. Je pensais d’ailleurs comme d’autres que la déclaration de l’état d’urgence entrainerait quasi systématiquement un report du scrutin.

Il en a été autrement et il a donc bien fallu retourner sur le terrain, tracts à la main. Et se rendre compte d’ailleurs que vous êtes nombreux dans la période a avoir apprécié d’avoir pu à cette occasion échanger à propos du contexte… pour le moins troublant.

Dans toutes vos boîtes aux lettres à Hénin-Beaumont, sur les marchés du bassin minier, dans les gares du Pas-de-Calais, vous avez reçu le programme du rassemblement. Europe Ecologie Les Verts, le Front de gauche (Parti de gauche), Nouvelle Donne et la Nouvelle gauche socialiste y détaillent en 32 pages leurs propositions pour une région citoyenne, écologique et solidaire. La qualité de ce document vous a impressionnée, d’après les retours que j’en ai eu. Et c’est tant mieux! Pour ceux qui ne l’ont pas eu entre les mains, n’hésitez pas à le consulter en ligne.

Je vous propose également, pour vous faire une idée des propositions des écologistes, de visionner les deux débats « régionales dans le pas de calais » auxquels j’ai pu participer.

Le premier sur la Chaîne Weo, organisé en partenariat avec La Voix du Nord (à revoir ici)

Le second sur France 3, avec l’édition du Pas-de-Calais de l’émission La Voix est Libre, à visionner ici

A bientôt!

 

 

Nous célébrons aujourd’hui un armistice bientôt centenaire, celui du premier conflit mondial. Nous nous souvenons d’un conflit meurtrier, qui a laissé sur nos territoires des cicatrices encore bien visibles, comme autant de rappels.

Dans toute période de trouble, il est bon de se souvenir. Se souvenir de ce pour quoi il faut se battre : une société apaisée, la justice sociale, le bien-être de tous. Se souvenir de quelle façon le faire : à travers les idées, le débat, l’échange, qui doivent nous enrichir, et non pas nous enfermer.

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Cet après midi à l’anneau de la mémoire de Lorette avec Sandrine Rousseau et les candidat-e-s du Rassemblement

Ce que nous célébrons aujourd’hui c’est la paix. Nous refusons de laisser glisser ce 11 novembre dans le repli identitaire. Jean Jaurès l’avait dit, si les hommes se laissent entraîner par leurs passions nationalistes, irrédentistes, c’est l’éternel retour à la guerre. Il fut assassiné pour avoir dénoncé et lutté de toutes ses forces contre cette barbarie.

Il est plus que jamais de notre responsabilité de développer une mémoire ouverte, pas uniquement une mémoire des conflits, pour que ceux-ci ne se répètent jamais. Les commémorations du 11 novembre nous rappellent la catastrophe humaine que fut la Première guerre mondiale, mais nous permettent aussi d’avancer vers un monde pacifié.

La paix n’est pas qu’un symbole mais un but permanent. C’est le fruit du partage et de la coopération, plutôt que de l’accaparement des richesses et la compétition.

Il faut regarder le conflit droit dans les yeux et dénoncer les atrocités commises, pour pouvoir avancer sereinement. C’est ainsi que les élus écologistes du Conseil régional de Picardie ont souhaité réhabiliter collectivement les « fusillés pour l’exemple » de la Première Guerre mondiale. Leur motion « Pour une réhabilitation collective des « fusillés pour l’exemple » de la Première Guerre mondiale » a été votée par l’ensemble des groupes de la majorité régionale en décembre 2014. Seul le FN s’est abstenu.

La commémoration de 1914-1918 donne lieu à nombre d’hommages qui doivent s’adresser à la totalité des victimes. Ce sont en effet 639 soldats français qui furent « fusillés pour l’exemple », au terme de conseils de guerre des plus arbitraires, pour avoir refusé de prendre part aux combats, parce qu’ils étaient parvenus aux limites de leur endurance physique et morale face à un tel massacre ou parce que leur conscience ou leurs valeurs humanistes le leur dictait. Seuls 42 de ces fusillés ont été réhabilités à ce jour. C’est une réhabilitation de l’ensemble de ces victimes de guerre qu’il faut aujourd’hui.

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C’est à François Hollande qu’il appartient de réhabiliter ces hommes, dont la mémoire a été injustement salie. Une étude doit être menée afin de recenser les fusillés pour l’exemple en Nord Pas de Calais – Picardie et de construire à terme un mémorial à leur honneur, dont nous proposerons l’inauguration au Président de la République.

Toutes proportions gardées et bien que ne représentant qu’une partie mineure des fusillés, les mutins de la Première Guerre mondiale nous rappellent aussi que la désobéissance civile aux ordres les plus cruels est un devoir de citoyen. Quand l’État envoie aujourd’hui en France les forces de l’ordre pour expulser des sans-papiers ou déloger des familles Roms, face à la barbarie de nos sociétés actuelles, à une spéculation effrénée pour le profit de quelques-uns, à la multiplication des plans sociaux, n’oublions pas le message des mutins : « crosse en l’air » quand cela devient insupportable.

La Grande guerre, c’est aussi le déchaînement des barbaries, notamment dans les territoires occupés. L’occupation en France pendant la Première Guerre mondiale est quasi inexistante dans les manuels ; les exactions étaient pourtant légion. Travail forcé, pénuries alimentaires, violences quotidiennes, déportation des jeunes filles et des jeunes femmes de Lille, exécutions sommaires, etc. Il faut aujourd’hui rendre hommage à ces oubliés de la Grande guerre. Citons Léon Trulin, adolescent résistant, fusillé pour espionnage à tout juste 17 ans. Sa vie, écourtée sans jugement par les troupes allemandes, doit nous servir d’exemple et nous encourager à lutter à chaque instant contre la barbarie.

Ces victimes encore trop souvent tues, celles de l’arrière, sont aussi des femmes, de Louise de Bettignies, espionne amandinoise morte en Allemagne, à Angèle Lecat, fusillée à Rumegies pour avoir hébergé des soldats anglais évadés. Des femmes engagées dans le conflit, devenues des symboles d’une dynamique nouvelle. A l’arrière, les femmes ont pour la première fois pu s’émanciper. Si le mouvement féministe était évidemment antérieur, le début de la guerre en 1914 a permis aux femmes de sortir de leur foyer, de leur prison, leur obscurité. Elles participent pleinement à l’effort de guerre : « partout où l’homme se bat, partout où l’homme souffre, partout où l’homme travaille, partout où son absence réclame une présence, la femme se lève dans l’ombre du guerrier » (Marthe Dupy).

Les femmes ont prouvé qu’elles étaient les égales des hommes. Hors des frontières françaises, les revendications féministes se font également entendre durant la Première Guerre mondiale. Dans les pays anglo-saxons, les mouvements de Suffragettes ont permis l’obtention progressive du droit de vote pour les femmes. Il est important de rendre aussi hommage à ces combattantes là.

Il est important aussi de prendre conscience des plaies non refermées. A ce titre, les effets de cette guerre se ressentent toujours dans nos sols : il n’y a pas d’armistice pour les déchets de guerre.

Les munitions de la Première Guerre mondiale présentes dans le sol de notre région Nord Pas de Calais – Picardie depuis un siècle fondent en polluant nos sols, nos nappes phréatiques, et constituent un danger pour la santé des habitants. Les sels de perchlorates, abondamment utilisés en tant qu’explosifs dans les obus, sont les principaux polluants. Plusieurs arrêtés de restriction de consommation de l’eau du robinet pour les nourrissons de moins de six mois et les femmes enceintes ont été déclarés.

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Les effets sur la santé sont conséquents : hyperthyroïdie, problèmes de croissance ou de développement neurologique chez le nourrisson, etc. La répartition des teneurs en perchlorate est directement liée aux lignes de front des combats entre les forces de la triple-entente et l’armée allemande. Les teneurs les plus élevées sont observées autour de Lens, Arras et Douai. Ce sont 500 à 800 tonnes de munitions anciennes qui sont découvertes, neutralisées ou entreposées chaque année sur le territoire français, avant tout dans le Nord et dans l’Est. Il faut mettre en place un plan de déminage d’envergure sur des décennies pour finalement débarrasser notre territoire du danger représenté par les millions d’obus.

Les États entrent facilement en guerre, il est plus difficile d’en sortir. Cette journée de commémoration doit nous rappeler que la paix est un combat nécessaire plus difficile à mener encore.

Sandrine Rousseau
Candidate du Rassemblement « Choisir une région citoyenne, écologique et solidaire »

Les têtes de listes départementales du Rassemblement :
Dominique Jourdain pour l’Aisne
Laurent Matejko pour le Nord
Marie-Laure Darrigade pour l’Oise
Marine Tondelier pour le Pas-de-Calais
Dominique Théo pour la Somme

Thierry Brochot, Conseiller régional de Picardie

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Le 14 octobre, le Conseil Communautaire de la CAHC (Communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin) a eu l’occasion d’examiner une motion sur le climat que j’avais déposée avec mon camarade écologiste Carvinois Bruno Wilk pour l’occasion.

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, la France préside et accueille en effet au Bourget, en Seine-Saint-Denis, la 21ème Conférence intergouvernementale sur le climat, également appelée « COP21 ».

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L’objectif de ce sommet, vous l’avez surement déjà entendu, est de lutter contre le dérèglement climatique dont nous sentons aujourd’hui les conséquences directes dans notre pays – en témoignent les violentes inondations récemment subies par nos concitoyens du Sud Est de la France – mais également dans notre région, puisque Dunkerque pourrait être submergé dans quelques dizaines d’années, et que la centrale nucléaire de Graveline, la plus importante d’Europe, aura alors les pieds dans l’eau, ce qui pose les problèmes de sécurité que vous pouvez imaginer.

Plus particulièrement, l’idée est de tenir l’objectif de maintenir le réchauffement planétaire en deçà de la barre des 2 degrés au-delà de laquelle les conséquences pour l’homme seraient irrémédiables.

Cet objectif « moins de 2 degrés » n’est tenable que si 80% des réserves connues de pétrole, charbon et gaz restent dans notre sous-sol. Le problème, c’est que l’on estime que dans les 10 prochaines années, 6000 milliards de dollars pourraient encore être investis dans ces énergies. Une partie de la solution réside donc dans le fait de mettre fin à cette logique infernale qui détruit le climat.

L’idée est donc de frapper à la source du problème, c’est à dire de viser les banques, fonds de pension et d’investissement, assurances, institutions financières publiques et caisses de retraite. mais aussi les collectivités locales, universités, églises, fondations, et Etats qui favorisent ces placements, consciemment ou inconsciemment, par les investissements qu’ils font.Visuel_INONDATIONS_A4_Marche_29nov15_OK

 

La question que vous devez vous poser dans tout ça: et l’agglo d’Hénin-Carvin?

Nous n’avons certes pas le pouvoir sur notre territoire de sauver le climat à nous tout seuls. Mais dans la logique de la légende amérindienne du Colibri, l’idée est que nous « fassions notre part », comme les 181 villes, regroupements de ville et universités qui ont déjà fait le choix de « décarbonner leurs investissements » (San Fransisco, Seattle, l’université de Stanford, la Région Ile de France, le département de la Gironde, la Région Rhône Alpes, etc).

Ce genre de démarche est un levier précieux. On sait en effet que 90 entreprises de la fillière des énergies fossibles sont responsables de 2/3 des émissions de gaz à effet de serre. Vu les intérêts financiers en jeu, il est peu probable que demander de leur gentiment de faire autrement suffise. Ni qu’une réglementation ait des chances d’être adoptée.

Or on sait aussi que là où les coups de bâtons et la réglementation ne fonctionnent pas, la carotte est le meilleur outil pour faire adopter aux producteurs/financiers des comportements écologiquement et socialement vertueux. C’est le principe de la « carrot mob », qui par un changement de comportement des consommateurs est très efficace pour faire changer de comportement les offreurs.

Les écologistes du Conseil communautaire ont donc déposé la motion suivante au suffrage de l’assemblée qui demande que l’agglomération d’Hénin-Carvin interroge les organismes de retraite auxquels elle  cotise au bénéfice  de ses fonctionnaires, agents contractuels et élu-es, mais aussi aux banques, opérateurs financiers, compagnies d’assurance, quelle que soit leur forme juridique, avec lesquelles elle travaille. Il s’agirait de les questionner sur l’empreinte carbone des différentes catégories d’actifs financiers composant leur portefeuille et sur la part des investissements réalisés dirigée vers des entreprises ou des projets relevant du secteur des énergies fossiles.

L’idée est aussi que la CAHC demande à ces mêmes organisme de se retirer d’ici fin 2016 du secteur du charbon.

Comme il est de coutume, un débat a eu lieu en séance  avec les présidents des groupes politiques. Le Front national ne s’est pas exprimé et s’est abstenu. Le groupe communiste, présidé par Jean Haja, aurait jugé plus utile de s’attaquer directement au capitalisme (ça nous fera une idée de prochaine motion ;)) et s’est abstenue. Le groupe centriste de Jean Urbaniak s’est interrogé sur l’opportunité de remettre en cause le charbon, ce qui pourrait être vécu comme une insulte à notre histoire, et s’est abstenu. Suite à quoi j’ai expliqué que les écologistes soutiennent et soutiendront toujours la valorisation de notre patrimoine minier – en témoigne l’action de Jean-François Caron en faveur du classement de notre chaîne des terrils au patrimoine mondial de l’UNESCO. Mais que cela ne signifiait pas pour autant qu’il faille fermer les yeux sur les conséquences environnementales, humaines, sanitaires et sociales que cette exploitation avait eue. Maintenant que cette exploitation est terminée ici, et que l’on connait ces enjeux, pourquoi la cautionner et l’encourager ailleurs?

Enfin, le président du groupe socialiste, le député maire de Carvin Philippe Kemel, a annoncé l’abstention des autres membres du groupe socialiste, verts et apparentés, notamment génés par la dernière phrase de la motion. Vu l’urgence climatique et le mauvais symbole qu’aurait constitué un échec de cette motion à quelques semaines de la COP21, j’ai donc proposé au président de l’agglomération d’amender ma propre motion pour retirer cette phrase et la rendre ainsi plus consensuelle. Car écrire un courrier sa banque pour demander où est placé notre argent ne me parait pas très subversif et irréalisable, et aurait du convaincre mes collègues.

Ce dernier l’a refusé – alors que c’est de droit-, manifestement excédé pour des raisons que je n’ai pas encore saisies. La motion a donc été mise au voix telle quelle, et n’a reçu que 3 suffrages favorables: celui des deux conseillers communautaires écologistes et d’Eugène Binaisse, ancien maire d’Hénin-Beaumont.

Mais comme toutes les autres composantes se sont abstenues, cette motion a été adoptée et même…. à l’unanimité (aucune voix contre).

 

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Conférence internationale sur le Climat

Vœu de Communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin

pour le désinvestissement de nos partenaires financiers, investisseurs, bancaires et assureurs du secteur des énergies fossiles et le réinvestissement en faveur de la transition énergétique 

Motion portée par Marine Tondelier

Signataires: Marine Tondelier, Bruno Wilk

Considérant l’importance des acteurs non-étatiques comme les collectivités locales dans les discussions liées à la prochaine conférence climat à côté de la négociation verticale entre Etats ;

Considérant l’aptitude de ces collectivités locales à développer depuis plusieurs années déjà des expertises indépendantes, des initiatives innovantes et concrètes sur leur territoire avec des gains encourageants ;

Considérant le désir grandissant des collectivités locales à plus d’exemplarité, en s’engageant non seulement en actes mais aussi par des prises de position à forte teneur symbolique, et leur volonté à vouloir s’exprimer, ensemble, dans le cadre de démarches concertées afin de contribuer à un succès des négociations. Volonté qui s’est notamment traduite, lors du Sommet mondial Climat et Territoires de Lyon (Rhône-Alpes) les 1er et 2 juillet derniers, par la déclaration mondiale la plus largement signée de l’histoire des négociations climat, soutenue pour la première fois par l’ensemble des réseaux majeurs d’acteurs non-étatiques mondiaux.

Considérant la tenue en décembre 2015 de la COP 21 à Paris, conférence pour laquelle la France affiche des objectifs ambitieux et souhaite être exemplaire en matière de lutte contre le changement climatique ;

Considérant le rôle décisif de la finance et des acteurs des marchés de capitaux dans le financement d’une économie carbonée, non compatible avec l’objectif de limiter à 2 degrés la hausse des températures moyennes à la surface terrestre ;

Considérant l’impérieuse nécessité de réorienter les fonds existants et d’orienter les flux à venir pour financer la transition vers une économie bas carbone ;

Considérant les nouvelles obligations résultant de l’article 173 de la loi de transition énergétique en matière de transparence des banques, des assureurs, des investisseurs, sur leur rôle dans le financement de la transition énergétique et du passage à une économie bas carbone ;

Considérant l’essor du mouvement mondial marqué, les 13 et 14 février dernier, par les premières « Journées Mondiales de Désinvestissement dans l’industrie fossile », au succès incontestable avec près de 450 événements organisés à travers le monde dans 60 pays dont l’Australie, la Grande-Bretagne, les Philippines, la Norvège, les Pays-Bas, l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Ukraine, les Etats-Unis et la Belgique ;

Considérant l’engagement déjà connu de 181 villes, universités et autres institutions dans cette démarche, à l’image des villes de San Francisco et Seattle ou encore de l’université de Stanford ;

Considérant le cas emblématique du Fonds de Réserve pour les Retraites créé en France en 2001 à l’initiative du gouvernement dans l’objectif de contribuer au financement dans la durée du régime général d’assurance vieillesse, disposant à ce jour de 34 milliards d’euros d’actifs, et qui, bien que géré selon une stratégie d’investissement « socialement responsable et prenant en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance », a placé des centaines de millions d’euros dans des titres émis par 60 des 100 premières entreprises mondiales du secteur pétrolier et gazier et par 21 des 100 premières entreprises mondiales de charbon ;

Considérant l’influence que chaque collectivité peut exercer auprès de ses partenaires financiers, bancaires, assureurs, investisseurs institutionnels afin qu’ils réorientent leurs stratégies d’investissement dans un sens favorable au climat et au passage à une économie décarbonée, en cohérence avec la politique inscrite [dans son plan climat] ou [dans son agenda 21]

Le Conseil communautaire d’Hénin-Carvin demande:

1) aux organismes de retraite auxquels il cotise au bénéfice  de ses fonctionnaires, agents contractuels et élu-es (CNRACL, IRCANTEC, ERAFP, CAREL ou FONPEL notamment) de lui indiquer dans le courant de l’année 2016 :

> quelle stratégie d’investissement bas carbone est définie et mise en place pour la gestion de leurs réserves ou actifs ;

> quelle est l’empreinte carbone des différentes catégories d’actifs financiers composant leur portefeuille ;

> quelle part des investissements réalisés est dirigée vers des entreprises ou des projets relevant du secteur des énergies fossiles et comment l’organisme envisage de réduire cette part afin de diminuer les risques associés à ce type d’investissement ;

> quelle part des investissements réalisés est dirigée vers des entreprises ou des projets contribuant au financement de la transition énergétique (efficacité énergétique, énergies renouvelables, infrastructure, économie circulaire, etc.).

2) à ces mêmes organismes, comme l’Etat de Californie vient de le décider pour leurs équivalents, de se retirer d’ici fin 2016 du secteur du charbon ;

3) aux banques, opérateurs financiers, compagnies d’assurance, quelle que soit leur forme juridique, avec lesquelles elle travaille ou qui souhaiteraient travailler avec elle de fournir d’ici la fin de l’année 2017  les mêmes informations qu’au 1) ci-dessus ;

4) aux mêmes banques, opérateurs financiers, compagnies d’assurance de décider de cesser de financer le secteur du charbon à l’image du Groupe AXA qui l’a annoncé le 22 mai dernier à Paris ;

Le conseil communautaire d’Hénin-Carvin s’engage à modifier dans le courant de l’année 2016 son règlement budgétaire et financier pour tenir compte des dispositions précédentes ;

Le conseil communautaire d’Hénin-Carvin encourage et soutiendra toute initiative à l’occasion des prochaines « Journées mondiales de désinvestissement de l’énergie fossile ».

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Reste à suivre de près sa mise en oeuvre dont je vous tiendrai informés.

En attendant, je vous propose à vous aussi d’agir pour le climat,

>En participant pour la marche mondiale du 29 novembre pour le climat:

> En adoptant les bons réflexes au quotidien

> En devenant des ambassadeurs du climat

> En testant vos connaissances grâce au quizz « Je sauve le climat » 

Et si comme la CAHC, vous voulez interroger votre banque, vous pouvez lui envoyer La lettre qui vous est proposée ici, ou une autre que vous écririez à votre sauce sur papier libre ;)

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« Je ne tolèrerai aucun débordement de l’opposition » a déclaré hier après-midi Steeve Briois en ouverture du Conseil Municipal. Curieuse entrée en matière, ciblant l’opposition en faisant comme si la majorité municipale vivait, elle, au dessus des lois et du règlement intérieur.

Car ce Conseil Municipal animé par le Maire-Secrétaire général honoraire du FN et son adjoint Bruno Bilde qui est par ailleurs le directeur de campagne officiel de Marine le Pen pour les élections régionales, avait en réalité tout d’un meeting du Front national….

Un meeting du Front national organisé aux frais du contribuable !

Avec tout d’abord une salle configurée pour mettre une pression maximale sur l’opposition et un public blindé d’adhérents FN de la Région.

Comme vous pouvez le voir sur la photo de la Voix du Nord ci-dessous, la configuration de la salle a en effet, pour la 3ème fois depuis le début du mandat, été modifiée.

Photo La Voix du Nord

Le but recherché ? La pression psychologique. Les 6 élus de l’opposition sont en effet dorénavant quasiment assis sur les genoux du premier rang du public, qui peut lire tout ce que nous écrivons et entendre tout ce que nous nous disons (remarquez ça doit être intéressant…).

Premier rang au casting d’ailleurs bien travaillé, comme dans les meetings politiques. Sur la photo ci-dessous, vous apercevrez par exemple le cliché d’un adhérent Front national, qui a passé la séance à nous crier « tais toi » dès que nous parlions, entre autres mots plus fleuris dont la contraction « socialope » que j’ai eu la joie de découvrir.

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Plusieurs altercations ont éclaté avec lui sans que le maire n’intervienne. Le militant en question, vers la fin du Conseil, nous expliquera fièrement en brandissant son pin’s que lui aussi est élu : à Outreau. Décidément, le fan club de Steeve aura fait le déplacement de bien loin en ce mois de septembre 2015 pour faire la claque !

Surement parce que les appels désespérés du maire aux habitants d’Hénin-Beaumont à venir assister au Conseil, diffusés sur Facebook à grand renfort de lien sponsorisés, ne suffisent plus à remplir la salle tant les habitants sont lassés du cirque en lequel il a transformé cette instance républicaine.

Avec également un carton d’invitation envoyé tardivement à l’opposition

Comprenez vous, il fallait éviter à tout prix, dans l’esprit de la majorité organisatrice de meeting, que l’opposition vienne gâcher la fête.

Petite manipulation dont sont coutumiers les maires les plus autoritaires de France, le Conseil municipal est donc désormais organisé en journée et non plus après le travail, comme c’était le cas depuis des années.

Cela doit simplifier la petite virée des adhérents Front national qui – les pauvres – ont parfois des dizaines de kilomètres à faire pour être parmi nous – j’espère qu’ils co-voiturent. C’est également un moyen de (tenter de) déstabiliser l’opposition qui ne découvre tout cela qu’à la réception des convocations… 4 jours seulement avant le jour J. Et doit donc s’organiser professionnelement en urgence pour se libérer. Ma collègue Sandrine Rogé qui s’occupe en journée d’un jeune autiste en a été dans l’incapacité. Ainsi que David Noël qui était en cours puis enchaînait avec une réunion parents-prof, et ne nous a donc rejoints que plus tard dans la soirée.

Cette manipulation vous choque ? Elle ne nous étonne en fait même plus.

Déjà la semaine dernière, Sandrine Rogé et moi avions reçu la veille pour le lendemain un recommandé nous convoquant à une commission « urbanisme », à l’ordre du jour de laquelle étaient inscrites 21 délibérations dont certains gros dossiers (antennes-relais, éoliennes) sur lesquelles je reviendrai ci-dessous. Surement un moyen de nous empêcher de préparer sérieusement ces réunions et de poser les questions qui fâchent. Pari réussi puisque nous n’avons pu parvenir à nous libérer dans un timing aussi serré.

Avec un déroulé (presque) parfait

Bien sûr, il fallait que le maire-régisseur du meeting maîtrise son timing. Et donc soigne son entrée avec une motion « Hénin-Beaumont plage » qui sera l’occasion de traiter de problèmes graves pour la nation telles que la couleur de mon short (vous ne me croyez pas? extrait de la motion en question ci-dessous).

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Mais soigne également sa sortie avec une motion provocatrice sur les migrants sur laquelle le débat fut nauséabond, sous les applaudissements nouris de la salle et notamment sur les bancs de la section FN d’Outreau, particulièrement en forme, en photo plus haut. Y seront amenés des arguments plus populistes les uns que les autres à base de « préférence étrangère » et de  « l’Etat nous demande de loger des clandestins et de laisser les héninois dans le mal logement » (mal logement dont vous noterez qu’il existait bien avant les réfugiés).

L’enregistrement sonore ci-dessous l’atteste: ces 25 minutes abjectes furent le clou du meeting Front national payé avec l’argent du contribuable, le public n’hésitant carrément pas à faire une ovation à l’adjointe aux affaires sociales qui présentait la motion ou encore à nous huer, le maire faisant quant à lui mollement mine de leur demander de se calmer.

Irrécupérable sur le fond (cela en devient décourageant), la majorité municipale sera toutefois mise en difficulté, confrontée au fait que l’un de ses adjoint occupe de manière peu éthique un logement social, qui pourrait servir à accueillir plusieurs réfugiés syriens, alors même que la France s’est engagée à en accueillir 24000, soit même pas un par ville. La tentative de justification d’Aurélia Beigneux (« il y a des barèmes pour les logements sociaux ») vaudra confirmation de cette information que nous cherchions à vérifier. Cet adjoint qui cumule son indemnité avec plusieurs autres revenus paie en effet surement plus cher que les précaires son loyer « modéré », mais occupe un logement social qui pourrait bénéficier aux nombreux habitants d’Hénin-Beaumont qui piétinent sur une liste d’attente à n’en plus finir.

Mais non, le FN préfère les placer dans une concurrence stigmatisante avec … les réfugiés syriens qui fuient la guerre au péril de leur vie. Décidément, on aura tout vu et tout entendu dans cette ville.

Avec ensuite un ordre du jour décrété par le maire en infraction avec la réglementation.

Pour que le plan se déroule comme prévu, hors de question que des troubles fêtes (l’opposition municipale en l’occurence) vienne faire irruption dans un déroulé préparé au cordeau, en usant par exemple de son droit de poser des questions orales en Conseil Municipal. Selon la loi et notre règlement intérieur, ces dernières doivent en effet être déposées deux jours à l’avance par écrit auprès du maire et sont inscrites de droit à l’ordre du jour.

Deux questions avaient été déposées au Conseil du 22 juin que le maire avait déjà repousées – prétextant le piratage de la boite mail de Bruno Bilde. Elles avaient été immédiatement redéposées par un mail envoyé sur la boite steeve.briois@mairie-heninbeaumont.fr qui aux dernières informations n’a pas subi de piratage entre temps. Le maire a refusé de les mettre à l’ordre du jour. Surement que leur sujet le rendait un peu fébrile (l’envoi de la police municipal pour me sommer d’arrêter de diffuser des tracts « sans l’autorisation du maire » – du jamais vu – pour la première, et les graves dérapages de l’édile lors du Conseil municipal du printemps pour la seconde – pour mémoire, il avait hurlé que nous « votions comme des handicapés »).

Vendredi, et ce dans le respect du délai légal, mon collègue David Noël et moi même avond donc déposé deux questions orales. Envoyées par mail à Steeve Briois, à son directeur des affaires juridiques et à Bruno Bilde. Quel n’a pas été mon étonnement de ne recevoir aucun accusé de réception, et de découvrir en appelant le directeur de service une heure avant le Conseil par acquis de conscience qu’aucune d’entre elles n’avait été inscrite à l’ordre du jour!

J’ai immédiatement appelé Bruno Bilde qui, se livrant à une véritable crise d’hystérie, a brutalement raccroché en criant qu’il ne parlait pas aux élus de notre groupe. Mais qui n’a pas nié avoir bien reçu les dites questions.

Lors du Conseil, le maire se réfugiera derrière des explications fallacieuses dont je vois mal comment elles convaincraient un juge administratif : les questions et motions voyez vous doivent être déposées sur papier et non plus par mail. Exigence qui ne figure nulle part dans notre règlement intérieur (qui précise simplement « par écrit ») et qui fait donc clairement obstacle aux droits de l’opposition dans cette ville.

Ecoutez l’extrait ci-dessous, le maire y est formel: « l’ordre du jour, c’est MOI qui le fixe »

Avec enfin du pain et des jeux pour garantir le spectacle

Outre les pots que le maire et son équipe offrent à la fin du Conseil au public, c’est à dire à leurs adhérents de la région venus au spectacle (vous imaginez bien que vu l’ambiance ce jour là cette petite sauterie s’adresse à leurs électeurs et que personne d’autre n’aurait envie d’y rester), il faut que le déplacement en vaille la chandelle pour le public. Alors il faut du divertissement !

Le Front national organise donc de véritables numéros de cirque. Chaque fois sous un format différent. Cette fois-ci, ils s’étaient concertés pour se livrer  à chaque prise de parole de mon collègue socialiste Stéphane Filipovich à une mise en scène savamment orchestrée, l’un prenant la pause en regardant ses photos de vacances, l’autre sortant ses gâteaux, chacun se levant pour sortir ou aller discuter avec ses collègues à l’autre bout de la salle dans un brouhaha bien travaillé et sous les rires cyniques du public.

En plus de cette pièce de théâtre absurde et non conforme à ce que chacun peut attendre d’un conseil municipal, le Front national sélectionne soigneusement quelques délibérations provocatrices pour tenter de démontrer sa poigne envers l’opposition devant son fan club.
Au programme par exemple hier : une délibération visant à réduire le nombre de signes de la tribune municipale des élus d’opposition.

Je vous laisse découvrir par vous même le débat ubuesque. Dans lequel Bruno Bilde nous explique que le fait que le nombre de signe qu’il nous attribue pour notre tribune évolue au gré de son humeur est conforme à l’article 2 de notre règlement intérieur… Mais modifie tout de même le règlement intérieur « même s’il n’a pas besoin d’être modifié parce qu’il est très clair ».

Un débat qui sera notamment l’occasion pour nous de revenir sur le journal de propagande municipale, qui à chaque édition nous réserve une nouvelle démonstration de mauvaise fois et de manipulation. Dernier exemple en date téléchargeable ici.

Avec comme florilège d’ineptie la page 12 qui explique que mon collègue socialiste Stéphane Filipovitch « a un parfum d’années 30, de ce que l’extrême droite radicale est capable de pire » (pendant ce temps là, le Front national affiche tranquillement un buste de Jean Jaurès dans le bureau du maire d’Hénin, #ToutEstNormal). Mais aussi la dernière page qui précise sans que cela n’ait d’ailleurs aucun sens que « l’opposition reste inexistante en dehors de ses outrances et de ses injures comme en témoigne la campagne médiatique de Marine Tondelier tout l’été auprès des Roms et des migrants ».

Sans oublier la page 13 où sous le titre très mesuré de « jusqu’où l’opposition ira dans l’ignominie et la haine » gravé en lettres de sangs, un tissus de mensonge accable les membres de l’opposition présentés en photo comme des suspects en cavale.

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Exemple pour ma pomme: il y est question de la cérémonie du 14 juillet en expliquant que je m’y serais « livrée à une véritable crise d’hystérie et d’agressions verbales ». Le hic? Cette cérémonie s’est déroulée impeccablement (les anciens combattants, y compris ceux qui ne sont pas souvent d’accord avec moi, m’ont d’ailleurs remerciée de ma présence républicaine et de la sage fleur de mon jardin que j’avais pu déposer à l’issue de la cérémonie).

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Bref, l’auteur de ce torchon a dû (intentionnellement?) confondre avec l’apocalyptique cérémonie du 8 mai au cours de laquelle Bruno Bilde, furax de la gerbe que j’avais apportée pour la déposer à l’issue de la cérémonie, avait tenté de faire refermer sur moi la grille du cimetière avant de se livrer à une nouvelle crise d’hystérie devant le monument de Beaumont, nous prenant violemment à partie puis procédant à un ridicule reportage photo digne de NCIS police scientifique sur ma gerbe aux couleurs des verts qui sera par la suite et sans que cela ne fasse sens qualifiée de « gerbe socialiste » par la propagande municipale.

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Pour en revenir sur le règlement intérieur, notez par ailleurs – nous avons pu en débattre au détour d’une délibération sur la dématérialisation du contrôle de légalité – que le maire d’Hénin-Beaumont refuse également d’en appliquer la disposition (adoptée à l’initiative d’un amendement que j’avais présenté en septembre 2014 et qui avait été adopté à l’unanimité) qui prévoit l’envoi numérique des délibérations examinées au Conseil Municipal aux conseillers qui en feraient la demande.

Le débat ci-dessous en témoigne.

Et pendant ce temps là: essayer de rester concentrés sur le fond!

Vous l’imaginez, ce genre de soirée n’est pas une partie de plaisir. Je salue d’ailleurs les quelques personnes « non Front national » et simples citoyennes d’Henin-Beaumont qui continuent malgré tout à avoir le courage de participer aux Conseils municipaux et à subir trop souvent les agressions verbales de leurs voisins. Car dans la salle aussi le match est éprouvant, et les commentaires insupportables.

C’est pour eux que nous nous battons et continuerons de nous battre pour que cette ville retrouve sa sérénité et son image ternie par l’instrumentalisation FN.

Aussi avons nous mis un point d’honneur à mener pied à pied – et quels que soient l’énergie mise par le maire pour nous en détourner –  le débat sur le FOND des dossiers.

Vous trouverez par exemple ci-dessous mes interventions sur des sujets qui je pense sont essentiels pour nos concitoyens – bien plus que les obsessions du maire pour mes shorts et le nombre de cacahuètes que je peux manger par semaine (pour mémoire pour ceux qui ont raté cet épisode).

A propos de la vidéosurveillance

Une délibération sur la vidéosurveillance était tout d’abord programmée, qui m’a donné l’occasion d’expliquer à nouveau pourquoi l’argent de nos impôts mis dans ce gadget aurait pour moi été largement plus efficace en étant investi dans les effectifs de la police municipale, qui fait un travail de terrain salutaire. C’est bien d’humains dont nous avons besoin!

Le maire et son adjoint feront tout dans leurs réponses pour noyer le poisson avec des arguments massue populistes (« une vie n’a pas de prix »), etc, sans ne jamais répondre à cette question précise.

A propos de l’implantation d’éoliennes

Nous avons également eu hier soir à délibérer sur un projet d’implantation d’éoliennes à Douilly dans la Somme. Pourquoi? Parce que suite à un don, Hénin-Beaumont possède du foncier dans cette ville. Ce qui lui permettra d’empocher une coquette redevance suite à l’installation de quelques éoliennes à proximité.

Belle hypocrisie du Front national qui a toujours fustigé ce genre d’installations qui – je cite – « massacrent le paysage » avec la complicité des « terroristes verts ». Ces propos vous paraissent exagérés de ma part? Et pourtant ils ont bien été dits et écrits par Marine le Pen, avec d’autres perles dont vous trouverez un florilège ci-dessous.

Ainsi que mon intervention qui – malgré leurs tentatives pour me couper – invite les élus Front national à se mettre en cohérence avec leur tête de liste et leur President de groupe picard en rejetant leur propre délibération (en fait avec le FN, que l’on parle de gens du voyage ou d’éoliennes c’est toujours le même combat: pas chez moi mais ok chez les autres, surtout si ça me ramène un peu d’argent!)

Communiqué de Marine Le Pen en mai 2010, à propos d’un projet éolien en Picardie: « Marine le Pen, partisan d’une écologie réfléchie, appelle tous les députés qui sont attachés à la préservation de nos paysages à refuser ce nouveau recul et à prendre leur courage à deux mains pour s’opposer au totalitarisme vert. »

Marine Le Pen au Salon de l’agriculture en 2011 : « Je suis contre les éoliennes, c’est immonde et ça ne marche pas ».

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A propos de l’installation d’une n-ieme antenne-relais

J’ai par ailleurs eu l’occasion d’intervenir au sujet de la délibération concernant l’installation sur notre territoire d’une nouvelle antenne relai (sur le Château d’Eau).

Outre le fait qu’il est regrettable que le délai irrégulier d’envoi des dossiers de commission ne nous ait pas permis de poser nos questions plus tôt, je suis assez préoccupée du fait:

> Que montant de la redevance négocié par Hénin-Beaumont pour cette implantation (4 070€ l’année) est tout simplement ridicule. Et que ce contrat a donc été très mal négocié: Free est en retard sur son implantation d’antennes et aurait très certainement été prêt à mettre beaucoup plus si cela leur avait été imposé.

> Les plans d’habitations alentour n’ont pas été fournis au dossier. Et il est donc impossible d’apprécier la distance entre le château d’eau et les premiers riverains.

> L’opérateur n’a pas fourni d’estimation de champs électromagnétique que rayonneront ses installations alors que cela se fait partout désormais sauf dans les communes trop peu soucieuses de la santé publique pour l’exiger…

> Certains scientifiques s’inquiètent de l’incidence des champs électromagnétiques produits par les antennes-relais sur l’eau qui sera consommée ensuite sur le territoire lorsque des installations sont présentes sur des châteaux d’eau… ce qui est le cas ici.

Vous trouverez ci-dessous des extraits du débat. Je vous laisse apprécier la connaissance du dossier par Steeve Briois – pourtant député européen – qui ne sait même pas que les parlementaires européens sont concernés par la réglementation en la matière.

A propos du RER Lille-Hénin

J’ai également pu insister sur l’importance, alors que la municipalité envisage d’investir dans le quartier de la gare, de prendre en compte le projet de RER Lille-Hénin défendu par le président de région Daniel Percheron soutenu par Steeve Briois, et de nous battre pour que celui-ci ne menace pas la pérennité de notre gare de centre ville.

Heureusement que nous avons réussi à mener aussi des débats sur le fond pendant que le FN lui portait des motions provocatrices pour nous en détourner.

J’espère que cet article ne vous aura pas entièrement dégoûté de la politique et du débat public. Et qu’il vous aura montré les petites stratégies pernicieuses d’un Front national qui n’a de dédiabolisé que le nom.

Je vous souhaite à toutes et tous, et quelles que soient vos affinités, une belle campagne régionale… qui nous évite en décembre de retrouver ce genre de pratiques au Conseil Régional Nord-pas-de-Calais Picardie.

C’est la rentrée! Le moment pour nous d’aller à votre rencontre grâce à ce journal que nous avons pris l’habitude de glisser deux fois par ans dans votre boîte aux lettres.

La vie politique à Hénin-Beaumont n’a jamais été un long fleuve tranquille. Pire, elle a souvent été déplorable et caricaturale à nous en rendre célèbre dans la France entière. Au point que vous êtes nombreux à vous en désintéresser.

Nous comprenons ce choix de beaucoup d’entre vous et le respectons. Mais pour différentes raisons, nous avons choisi une voie différente : celle de l’engagement et de l’action. Et avons trouvé tout naturel – c’est aussi le rôle des élu-e-s de vous rendre des comptes – de vous donner régulièrement des nouvelles de nos combats.

Car plus que jamais, nous sommes au travail !

Vous trouverez ci-dessous en image ou en cliquant ici en téléchargement PDF cette 3ème édition du Journal des verts d’Hénin-Beaumont, où il est notamment question du RER Lille-Hénin, de la Conférence climat de Paris en décembre, des élections régionales et de notre travail au Conseil Municipal et à l’agglo Hénin-Carvin.

JOURNAL1

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JOURNAL3

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