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Le blog de Marine Tondelier

Elue municipale écologiste à Hénin-Beaumont / Candidate aux élections départementales sur le canton d'Hénin 1

« Stériles et revanchards ». Les habitués du Conseil Municipal d’Hénin-Beaumont et les lecteurs de son journal municipal connaissent cette rengaine par cœur. C’est le couple d’adjectifs préfèré du Front national pour qualifier son opposition, répèté en boucle jusqu’à l’écœurement depuis maintenant plus d’un an.

J’ai déjà eu l’occasion de m’étonner de ces qualificatifs d’une extrême mauvaise foi, surtout quand on les met en parallèle avec le travail mené par l’opposition municipale depuis le début du mandat: dépôt d’une ou de plusieurs motions à chaque conseil municipal, le plus souvent adoptées à l’unanimité d’ailleurs, travail approfondi et propositions sur les différentes délibérations malgré la réception tardive des documents, présence aux temps de la vie municipales comme aux commémorations …

Ces qualificatifs dont le Front héninois nous affuble sont encore plus surréalistes lorsque l’on considère leur propre attitude, qui après une tentative de quelque mois de gérer la ville en mode « Hénin-Beaumontland, la ville où le FN est gentil » devient de plus en plus menaçante pour nos libertés publiques.

Acte 1: interdiction de tracter sans l’autorisation du maire

Le 18 avril dernier avait lieu la journée internationale de mobilisation contre le traité TAFTA.

Avec les jeunes écologistes et d’autres jeunes de gauche d’Hénin-Beaumont, nous avons décidé de tracter au « rond point des vaches » (dans la zone commerciale)  pour sensibiliser au contenu de ce traité et aux risques qu’il fait courir sur nos normes sociales, environnementales et sanitaires.

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Ce tractage ne représentait aucune menace pour la sécurité, se déroulait dans une ambiance bon enfant, du côté militant comme du côté des automobilistes, et n’a fait l’objet d’aucun incident.

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Au bout de 15 minutes cependant, la police municipale est venue nous dire qu’ils avaient reçu ordre de faire cesser cette diffusion de tract. Motif invoqué: nous n’avions pas demandé « l’autorisation au maire ». Du jamais vu. Et des faits particulièrement angoissants pour nos libertés publiques et politiques dans cette ville où décidément, tout est devenu compliqué pour qui ne va pas le sens du parti majoritaire.

Une décision d’autant plus incompréhensible que TOUS les élus Front National avaient voté le 22 septembre 2014 la motion que j’avais portée sur le sujet pour le groupe d’opposition et qui déclarait « Hénin-Beaumont commune hors-TAFTA ».

Je précise que je ne remets absolument pas en cause les policiers municipaux, qui ne font que leur travail et, dans ce cadre, appliquent les consignes de leur hiérarchie.

Mais une municipalité frontiste de plus en plus autocrate.

Steeve Briois a t’il d’ailleurs, une seule fois dans sa vie de militant, demandé l’autorisation au Maire pour tracter?

Acte 2: le « cacahuète gate »

Cinq jours plus tard, le maire passait la seconde niveau propagande cette-fois.

Certain-e-s d’entre vous ont vu passer sur Facebook une photo de ce que l’on a décidé d’appeller en rigolant le « CacahuèteGate ».

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Comme ce « post Facebook » de Steeve Briois a été « sponsorisé » (c’est indiqué clairement sur la capture d’écran ci-dessus) – c’est-à-dire que l’élu Front National a versé de l’argent pour que tous les gens ayant indiqué « Hénin-Beaumont » sur leur profil reçoivent cette information comme les marques le font pour une publicité -, cette photo a fait le tour de la ville.

Vous vous en doutez, cette communication est totalement manipulatoire. En voici le contexte: le vendredi soir, une délégation de 40 personnes était reçue à Hénin-Beaumont pour le week-end, venue de Herne, ville Allemande avec laquelle nous sommes jumelés depuis plus de 60 ans.

Adhérente de l’association héninoise des « amis de Herne », c’est tout naturellement que je me suis rendue le vendredi soir à l’hôtel de ville au pot qui était organisé en leur honneur. Non pas pour me goinfrer de petits fours (un repas – payant – pour lequel, que tout le monde se rassure, j’avais cotisé sur mes fonds personnels – était organisé dans la foulée). Mais pour échanger avec les participants.

Très gentillement, un adhérent de l’association m’a proposé de prendre un verre (toute monde avait un verre à la main). J’ai décliné en rigolant, en lui disant que si je faisais cela, ça me causerait des problèmes. En effet, le Front National a très mal pris qu’au cours de l’examen du budget 2015 début avril, mon collègue d’opposition Stéphane Filipovitch révèle entre autres l’explosion des frais de réception de la ville depuis l’arrivée aux manettes de Steeve Briois. Et commençant à connaître les oiseaux, je me doutais que cette histoire de prendre un verre sentait le traquenard…

Le collègue de l’association, incrédule, toujours son verre à la main, s’est mis à m’expliquer « mais Marine fais gaffe tu deviens PARANO, ils feraient pas ça quand même, y’a PAS DE PROBLEME, ce soir c’est DETENDU ».

Je lui ai alors proposé une petite expérience: « Regarde, je vais prendre DEUX cacahuètes, tu vas voir le psychodrame », joignant le geste à la parole.

Evidemment, Bruno Bilde dégainait son smartphone, ce qui m’amenait au twitt suivant.

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Il me menacera instantanément de « publier ma photo dans le journal municipal en train de me goinfrer sur l’argent du contribuable ».

Avant de faire poster au maire sur son profil Facebook la photo que vous avez vue plus haut, alors que nous étions tous attablés au repas organisé en l’honneur de la délégation dans une salle municipale voisine. A grand renfort, comme je vous l’ai expliqué, d’achat d’encarts commerciaux pour tenter une humiliation radicale.

Bref, un député-maire prêt à donner de l’argent à Facebook pour que ses contribuables puissent voir une écolo manger des cacahuètes comme au zoo… Original. Une belle preuve de génie en terme de manipulation de l’information? Ou plutôt en terme d’obsession, de rancoeur et de fébrilité en mode « stérile et revanchard »?

Sauf que ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que beaucoup d’habitants, y compris parmi ses propres électeurs, seraient choqués par la démarche. Cette semaine là, je n’ai jamais été autant contactée par des gens de la ville que je ne connais pas…

Y compris par des personnes surprises d’avoir été bloquées par le maire suite à leur commentaire. Regardez ces captures d’écran prises au hasard. Deux minutes plus tard, seuls les commentaires insultants des frontistes n’avaient pas été supprimés. Et les récalcitrants carrément définitivement bloqués.

Encore un grand moment d’hommage frontiste à la liberté d’expression!

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Acte 3: la tribune municipale censurée

Quelques jours plus tard (jamais le temps de s’ennuyer dans cette ville quand on est élu dans l’opposition), on passait encore au cran supérieur.

Bruno Bilde, se réfugiant devant une soit-disant diffamation (il n’a pas aimé le terme « se goinfrer » – par contre expliquer que je me « jette sur les buffets » il n’y a pas de problème), a décidé de ne pas diffuser notre tribune municipale, pour ne pas que vous puissiez lire les chiffres et les données que nous y détallions :

> Budget général de fonctionnement 2015 : hausse de 600.000 euros !

> Dépenses d’alimentation, fêtes et cérémonies, déplacements, réception : hausse de 135.000 euros pour arriver au total ahurissant de 315.000 euros !

> Masse salariale 2015 : hausse de 860.000 euros !

> Epargne 2015 : baisse de 1.000.000 d’euros !

> L’investissement 2015 : baisse de 1 000 000 euros !

> Tous les grands projets présentés (Ecole Michelet, Eglise Saint Martin…) avaient été engagés avant l’arrivée de la nouvelle équipe, aucun nouveau projet d’envergure capable de redonner du souffle et de l’attractivité à notre ville ne voit le jour.

> La Taxe d’Habitation 2015 baisse de 5 % : une aumône et une insulte au peuple d’Hénin Beaumont. Pour un couple payant 500 euros par an, cela représente moins de 25 euros !

> Une baisse d’impôt de 5% supplémentaires aurait coûté 250.000 euros. Il était possible de la faire en gérant mieux et en coupant dans les frais de réception (315.000 euros)

La Voix du Nord en a fait état dans l’article que vous retrouverez en cliquant ci-dessous: nous avons déposé un référé liberté.

Je vous passe les détails mais vous retrouverez l’intégralité du journal municipal en ligne ici.

Et constaterez que par contre le même Bruno Bilde, adjoint à la communication, ne voit aucun problème à indiquer 17 fois entre la page 4 et la page 7 le nom des élus d’opposition en vote contre chaque ligne budgétaire (à grand renfort de bonhommes rouges) alors que comme je l’ai expliqué dans un article précédent, l’ambiance détestable, les hurlement du maire et les insultes du public ont fait que nous n’avons pas pris part à la plupart de ces votes et avions même quitté la salle pour les derniers d’entre eux.

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Pour une raison mystérieuse, mon nom apparait d’ailleurs en tête de gondole des vote « contre » les 17 fois. Alors que je ne suis pas présidente de groupe. Obsessionnel le monsieur, non?

Bouquet final: « interdiction de déposer des gerbes »

Après deux semaines intensives pour nos nerfs, ce matin a marqué un cran supplémentaire dans la folie furieuse de Bruno Bilde contre l’opposition municipale.

Nous assistions à la cérémonie officielle du 8 mai, comme nous le faisons d’ailleurs à chaque commémoration depuis le début du mandat.

Comme à chaque fois également, nous avons souhaité, après avoir participé parmi le public à la commémoration, exprimer notre hommage « à notre manière » en déposant notre propre gerbe. Pas pendant la cérémonie, pour ne pas perturber ce moment de recueillement. Mais une fois la cérémonie officielle terminée et alors que tout le monde montait dans le bus pour aller au second point de commémoration à Beaumont.

Bruno Bilde s’est alors empressé de faire fermer les grilles à deux agents.

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Comme j’avais réussi à mettre un pied dans la porte pour empêcher sa fermeture totale, la discussion, très vive, s’est engagée. Bruno Bilde, au bord de la crise d’apoplexie face à ma collègue elle aussi élue d’opposition Sandrine Rogé qui souhaitait déposer une gerbe « parti socialiste », nous a alors prétexté « des textes » qui « interdiraient » de déposer des gerbes politiques le 8 mai. Avant de nous balancer sa litanie habituelle de colibet « scandaleux », « incroyable », « ridicule », « jamais vu ça » « manque de respect » « les anciens combattants sont FU-RIEUX ». « Dans AUCUNE VILLE EN FRANCE l’opposition n’oserait faire ça ».

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Enfin bref nous avons réussi à le faire taire en enlevant les deux rubans mentionnant « parti socialiste » et « les verts » puis avons, sous sa surveillance furibonde, remis nos gerbe en silence, soutenus par des copains (merci à eux) et par Eugène Binaisse et David Noel, eux aussi élus d’opposition.

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En voiture pour la seconde partie de la commémoration à Beaumont, j’ai pris des conseils juridiques qui m’ont confirmé qu’aucun texte n’interdit de remettre des gerbes au nom d’un parti en dehors de la cérémonie (avant ou après).

J’ai donc remis, après la seconde cérémonie et après une nouvelles salves de menaces du dit adjoint, ma seconde gerbe des verts au monument aux morts de Beaumont, en compagnie de David Noel (PCF), d’Eugène Binaisse (ancien maire et président de notre groupe d’opposition) et de Thierry Deneuville (EELV, mon binôme des élections départementales).

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Bruno Bilde, toujours pas désexcité, a ensuite mené un reportage photo digne d’un épisode de NCIS-police scientifique en enjoignant le photographe de la ville à le seconder.

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Il a ensuite expliqué qu’il allait se plaindre « au colonel » présent pour l’occasion, et saisir le Préfet. Que ça ne se passait comme ça « DANS AUCUNE VILLE DE FRANCE » a t’il crié une vingtaine de fois.

Alors je lui confirme une chose: dans aucune ville de France, un adjoint ne se permettrait d’empêcher un parti républicain, un jour d’union nationale, de remettre une gerbe en mémoire à nos victimes de guerre.

Je remercie mes collègues écologistes élus partout en France et qui m’ont fait remonter en quelques heures des contre-exemples de tout le pays montrant que le fait que des partis politiques ou des élus d’opposition déposent des gerbes un 8 mai, un 11 novembre ou un 14 juillet est très commun.

Alors Monsieur Bilde, sachez qu’hier matin matin, aux Pennes Mirabeau (13), le parti communiste a déposé une gerbe pendant la cérémonie officielle et que personne n’y a trouvé à redire. Qu’à Fontenay-sous-bois (94), une gerbe a été déposée pendant la cérémonie officielle au nom du groupe EELV et que tous les partis politiques et associations ont faits de même. Qu’à Saint-Orens de Gameville (dans la banlieue toulousaine), le PS met régulièrement une gerbe au monument aux morts pendant la cérémonie. Que dans le 18e arrondissement à Paris, le groupe des éluEs Verts (membres de la majorité avec le PS et le PC) dépose souvent une gerbe portant le slogan pacifiste : « Maudites soient les guerres et ceux qui les préparent », ce qui ne plaisait pas à certains mais qui faisaient avec (je ne vais pas tenter à Hénin, je pense que le FN appellerait directement le GIGN).

Je tiens à votre disposition de nombreux autres exemples, mais vous ai gardé le meilleur pour la fin: sachez que le FN a déposé  une gerbe à  Villejuif (94) en amont de la cérémonie. Ainsi qu’à Champigny et Villers (toujours dans le Val de Marne). Florian Philippot, accompagné de militants du FN, avait d’ailleurs déposé une gerbe sur la tombe du Général de Gaulle à Colombey les Deux Églises (Haute Marne) le 9 novembre 2014, à l’occasion du 44 eme anniversaire de la mort du Général, sans que cela n’émeuve personne au FN.

Bref, s’il y a une attitude scandaleuse dans cette ville, c’est bien celle d’une municipalité fébrile qui ne supporte pas que son opposition … existe!

Comme l’indique l’article de La Voix du Nord, la gerbe que j’avais déposée avait d’ailleurs disparue à la sortie du pot républicain (où rassurez vous je n’ai pas mangé de cacahuètes). Si une consigne a été donnée de la retirer, cela est proprement scandaleux.

Le devoir de mémoire n’est le monopole de personne. D’ailleurs je trouverais assez choquant, vu de l’extérieur, que l’opposition municipale ne participe pas aux dites cérémonies. Et dommage qu’elle n’exprime pas, elle aussi, son hommage spécifique en dehors des cérémonies officielles (je précise que je le fais également sur mes propres deniers).

Au repas du 8 mai qui suivait, alors que je faisais le tour des tables pour saluer les convives, ils ont eux aussi été nombreux à me demander ce qu’il s’était passé exactement et à être dans l’incompréhension la plus totale devant l’attitude de l’élu en question.

« Marine, parmi tes arrières grands pères, il y a des décorés des deux grandes guerres. Ils seraient fiers de te voir honorer la mémoire de toutes les victimes de ces atrocités » m’a expliqué un ancien combattant. Tandis que de nombreuses personnes âgées me faisaient remarquer que bien heureusement, tout le monde a le droit de fleurir un monument quand il le souhaite.

Enfin bref, le fait que le FN ait saisi le préfet est à la limite du ridicule (et alors quoi, je vais être condamnée pour dépôt de gerbe abusif? Pour fleurissement sauvage de monument aux morts? C’est grotesque).

Je leur conseille de respirer un bon coup et de se ressaisir car leur vrai visage est en train d’éclater au grand jour… Et que c’est loin d’être leur meilleur profil!

Au cours du Conseil communautaire de la CAHC (Hénin-Carvin) du mois d’avril, Bruno Wilk et moi-même avons posé une question orale au sujet des perchlorates, qui sont utilisés comme oxydant dans les munitions d’armes à feu mais aussi comme propulseur dans les missiles et les roquettes. On les retrouve également dans les feux d’artifice ou dans les airbags. Et malheureusement, dans le bassin minier… dans nos nappes phréatiques et l’eau de notre robinet.

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Dans les années 60, des stocks d’armes et de munitions de la 1ère guerre mondiale ont été détruits en masse sous forme de « poudrières », ce qui a eu pour conséquence de saturer notre sol de perchlorates, lesquels ont rapidement atteint nos réserves en eau qui sont encore aujourd’hui polluées, car les ions perchlorate persistent dans l’environnement (nappes et eaux de surfaces notamment) durant des décennies.

Le problème, c’est que les perchlorates sont toxiques. Ce sont des perturbateurs endocriniens, notamment dangereux pour nos glandes thyroïdes. Et qui peuvent affecter la santé même à faible dose.

C’est pour cette raison que le préfet du Pas-de-Calais, depuis 2012,  a mis en place sur notre territoire une restriction d’usage de l’eau du robinet pour l’alimentation des nourrissons de moins de 6 mois et celle des femmes enceintes et allaitantes. Mais comment remédier à cette pollution en amont? Comment protéger vraiment les populations?

Ce sont les questions que nous avons posées au président de l’agglo Hénin-Carvin lors de cette séance du conseil communautaires. En voici le texte:

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Monsieur le Président,
Vous le savez, des ions perchlorates ont été détectés dans l’eau du robinet de 12 des 14 communes de la Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin (toutes sauf Evin-Malmaison et Leforest).
Ces sels de perchlorates sont utilisés dans de nombreuses applications industrielles pyrotechniques et sont suspectés, à dose importante, d’avoir une interaction avec le processus d’incorporation de l’iode par la thyroïde.
Un arrêté du Préfet du Pas de Calais prévoit d’ailleurs, depuis le mois d’octobre 2012, une restriction d’usage de l’eau du robinet pour l’alimentation des nourrissons de moins de 6 mois et celle des femmes enceintes et allaitantes.
Cet arrêté, Monsieur le Président, est aujourd’hui toujours en vigueur, et nous amène, mon collègue écologiste Bruno Wilk et moi-même, à vous poser 3 questions:
1. L’agglomération pourrait-elle interpeller les autorités concernées par la contre les sources évitables de contamination de notre eau potable aux perchlorates, et notamment leur utilisation dans les feux de Bengale ou encore les airbags?
2. Comment l’agglomération peut-elle se mobiliser, avec ses partenaires, pour traiter les eaux polluées aux perchlorates avec les technologies existantes, notamment l’usage de résines ou l’osmose inverse?
3. L’arrêté préfectoral prévoit que les personnes responsables de la production ou de la distribution d’eau informent tous les consommateurs concernés par la restriction d’usage. Comment la population a-t’elle été informée? Au-delà de cette information, quelles mesures pourrait-on prendre, en lien avec les mairies concernées, pour protéger les populations visées par la restriction? Ne pourrait-on par exemple pas envisager de mettre des bouteilles d’eau

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C’est Stanislas Smuraga, le Conseiller délégué à l’eau, qui y a répondu au nom du président. Voici ses réponses, à chacune des questions posées.

I « L’Agglomération pourrait-elle interpeller les autorités concernées contre les sources évitables de contamination de notre eau potable aux perchlorates et notamment leur utilisation dans les feux de Bengale ou encore les airbags ? »

La découverte de la présence de traces de perchlorates dans une ressource de la métropole lilloise en 2011 a amené l’ensemble des collectivités voisines à analyser ce composé dans leurs ressources en eau. Les teneurs mesurées ont conduit les autorités sanitaires à engager en lien avec les distributeurs d’eau, un programme d’évaluation de l’ensemble des ressources régionales.

Ce programme a mis en évidence une contamination étendue de la nappe de la craie. Ainsi à l’échelle de la Région sur une population de 4 millions, plus de 1 250 000 habitants sont desservis par une eau ayant une teneur en perchlorates supérieure à 4 µg/l.

Le 25 octobre 2012, par application du principe de précaution, les préfets du Nord et du Pas-de-Calais ont pris des arrêtés de restriction d’usage de l’eau pour les nourrissons et les femmes enceintes dès lors que les teneurs en perchlorates sont respectivement supérieures à 4 et 15 µg/l.

Dès le mois de novembre 2012, un groupe de travail composé de représentants de la CAD, la CAHC, la CALL, la CUA et VEOLIA s’est constitué. Les travaux menés sous l’égide de ce groupe de travail ont permis de développer des partenariats et des échanges avec des universités, et des centres de recherche et de mobiliser d’importants moyens d’investigations analytiques et d’apporter certains éléments de réponse.

Des études menées par criblage analytique à l’échelle régionale ont permis d’écarter certaines sources de contamination potentielles. Ainsi l’origine agricole peut être éliminée au regard de la forte disparité des teneurs en perchlorates sur des secteurs mettant en œuvre des pratiques agricoles cohérentes entre elles.

L’origine industrielle, quant-à-elle, ne conduirait pas à une contamination de si grande échelle, cette dernière source reste toutefois potentiellement responsable de contaminations ponctuelles de la nappe.

En revanche, la concomitance des zones contaminées par les perchlorates et des zones de combat de la première guerre mondiale met en évidence un lien de cause à effet.

La présence de stocks de munition enfouis, ayant émis et continuant d’émettre de perchlorates pourrait expliquer les teneurs élevées en perchlorate de certains ouvrages.

Les études menées sur la principale ressource d’eau potable de l’Agglomération constituée des forages de Quiéry-la-Motte ne mettent pas en cause l’origine industrielle de la contamination ou les feux de Bengale ou les airbags comme source de pollution du site.

En conséquence, il apparaît difficile pour l’Agglomération d’interpeler valablement les autorités concernées pour les sources évoquées.

Néanmoins, un courrier de demande de précisions pourrait être  adressé à l’A.R.S. (Agence Régionale de Santé) sur le sujet évoqué.

II « Comment l’Agglomération peut-elle se mobiliser avec ses partenaires pour traiter les eaux polluées aux perchlorates avec les technologies existantes, notamment l’usage de résine ou l’osmose inversée » 

VEOLIA, le délégataire de la CAHC a expérimenté des résines par la mise en  place d’un pilote au sein de la station de dénitratation de Quiéry-la-Motte.

 Les résultats des expérimentations menées ont conclu au fait que les résines expérimentées permettaient de supprimer à quasiment 100% la pollution aux perchlorates.

Aujourd’hui l’obstacle à la mise en œuvre en grandeur réelle de ce type de  traitement est entre autre d’ordre réglementaire. En effet, les résines n’ont pas reçu d’agrément par l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire).

Par ailleurs, d’autres pistes de réflexion sont en cours et font référence à des interconnexions avec des territoires où la ressource n’est pas contaminée et qui par dilution permettrait de diminuer les concentrations en perchlorates.

Comme vous le voyez même si l’éventuel impact sur la santé des personnes les plus fragiles (nourrissons, femmes enceintes ou allaitantes) des perchlorates aux doses actuellement rencontrées dans la nappe de craie n’est toujours pas précisé, les collectivités continuent à faire avancer les connaissances qui relèvent de leur champ de compétences :

Par ailleurs, il sera aussi nécessaire d’éclaircir un aspect fondamental : n’est-ce pas à la solidarité nationale d’assumer la réparation de ces dommages de guerre ?

III – « L’arrêté préfectoral prévoit que les personnes responsables de la production ou de la distribution d’eau informent tous les consommateurs concernés par la restriction d’usage. Comment la population a-t-elle été informée ? Au-delà de cette information quelles mesures pourrait-on prendre en lien avec les mairies concernées, pour protéger les populations visées par la restriction ? ne pourrait-on pas par exemple envisager de mettre des bouteilles d’eau minérale à leur disposition ? »

En matière de santé publique, seule l’A.R.S. est habilitée à communiquer. Pour les usagers de notre territoire, les informations de l’A.R.S. sur la restriction d’usage sont relayées périodiquement par notre délégataire  dans le cadre de la facturation qui est accompagnée du bulletin A.R.S.  sur la qualité de l’eau.

Pour mémoire, la C.A.H.C. a édité un DIVERCITE spécial EAU en octobre 2012 pour porter à connaissance la mise en œuvre du principe de précaution.

Concernant la proposition de mettre à disposition des bouteilles d’eau minérale à la population concernée par la restriction, après étude, il s’est avéré que les aspects techniques d’une telle procédure s’avéraient hyper ardus. Par suite cette disposition n’avait pas été retenue.

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Bruno Wilk et moi-même ne manqueront pas de revenir sur ce sujet lors des prochaines séances du Conseil Communautaire pour obtenir davantage d’engagements de la part de la CAHC, que cela suppose des solutions « ardues » ou pas ;)

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Vous êtes nombreux-ses à me demander: « ça doit être sympa, un Conseil Municipal à Hénin-Beaumont ». A être curieux de ce que donnent les débats avec le FN « soft », « dédiabolisé », que Steeve Briois prétend incarner. A me dire « vraiment, un jour, il faudrait que vous enregistriez, qu’on puisse écouter, parce qu’on n’a pas dutout envie d’y aller mais qu’on aimerait beaucoup pouvoir les voir à l’œuvre ».

Alors voilà! Mercredi soir, le Conseil municipal d’Hénin-Beaumont se réunissait pour voter le budget de la commune. Et un membre du groupe d’opposition a eu la bonne idée d’enregistrer la moitié des plus de 6 heures qu’a duré la séance (de 18 heures à minuit passé).

Ce Conseil a donné lieu à des dérapages répétés du Maire Steeve Briois à l’encontre de l’opposition, comme en témoigne le blogueur Alain Alpern dans le verbatim qu’il a publié, ou encore le compte rendu qu’en a fait la Voix du Nord .

Après un débat de deux heures, le vote a eu lieu dans une atmosphère inqualifiable, le maire me refusant une explication de vote et préférant nous prendre violemment a parti sur le vote de chaque chapitre sans nous laisser expliquer notre démarche, excitant les fidèles sympathisants FN présents en masse dans le public nous conspuant voir nous invectivant.

J’ai d’ailleurs déposé une plainte contre l’un d’entre eux, que j’ai clairement identifié en train de crier que j’étais « conne » pendant l’une de mes interventions. Une militante socialiste, présente dans le public, s’est faite menacée, alors qu’elle lui demandait de cesser, par cette même personne qui lui a promis de « se lever et de lui casser la gueule » si elle ne le laissait pas faire. Cette militante, excédée, a finit par devoir se lever dans le public pour demander au Maire de faire taire ce Monsieur. En expliquant la menace dont elle venait de faire l’objet. Le maire, pourtant responsable de la police de l’assemblée et notamment du fait que le public a l’interdiction d’interférer avec les débats du Conseil, n’a pas bougé le petit doigt. C’est avec la police municipale que nous avons dû toutes les deux nous expliquer dans le couloir.

Encore plus grave, le maire, pris dans l’élan de sa propre fougue et à la limite du burn out, s’est mis à nous invectiver lui-même quand, pour protester, l’opposition a décidé de cesser de lever le bras pour voter: « Allez, on vote, que les manchots lèvent la main. Qui est pour, qui n’a plus de bras ? ». « Que les handicapés votent! » (2’29 dans la vidéo ci-dessous, puis à nouveau à 3’00 et à 3’58).

L’extrait ci-dessus vous permets de vous rendre compte par vous même de l’extrême violence avec laquelle a été mené le vote du budget. On n’en était plus à « qui vote pour », « qui vote contre », mais à « Allez-y, votez contre », « Madame Tondelier, votez contre ». Le Maire ne mettait pas les chapitres au vote comme il est de coutume mais nous a plutôt crié dessus et menacé pendant 10 minutes, dans un brouhaha généralisé, les applaudissements et les huées du public, ce qui est strictement interdit. L’adjoint aux finances lui même l’interrompt à un moment pour lui demander « attendez, là je ne comprends plus rien ».

Je suis d’ailleurs curieuse de savoir comment la personne chargée du compte-rendu s’y retrouvera pour comptabiliser les voix.

A la minute 4’27 de la vidéo, vous pouvez nous entendre, là aussi sous les huées, finir par quitter la salle le temps du vote, histoire de laisser se calmer l’élu local de l’année (qui décidément ne l’est pas en terme d’animation de débat).

Les propos scandaleux tenus sur les personnes en situation de handicap, qui ont été remis à plusieurs reprises sur la table au cours de la soirée par les élus d’opposition, n’ont a aucun moment fait l’objet d’excuses de sa part.

*

*       *

Pourtant, l’opposition a patiemment écouté l’heure de présentation du budget par la majorité municipale. Si les esprits se sont échauffés pendant la présentation de mon collègue socialiste Stéphane Filipovitch (Bruno Bilde et Steeve Briois supportent mal la contradiction), j’ai tenté, dans mon intervention, de faire revenir le calme.

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Dans l’extrait ci-dessous, vous pouvez voir qu’au fur et à mesure de mon rappel au règlement puis de mon intervention à proprement parler, les esprits s’apaisent peu à peu. Le tout est d’être patient et de ne pas se laisser démonter par les tentatives de destabilisations permanentes du maire à mon égard, qui, comme souvent au début de mes intervention, tente de me couper toutes les 20 secondes.  Mon intervention se poursuit ensuite sur le fond, sur le budget en général, sur la stratégie de communication du maire en particulier, puis sur deux dossiers techniques du plan d’investissement programmé: la vidéosurveillance et l’utilisation de LEDs pour l’éclairage urbain.

Vous le constaterez, je reste calme 20 minutes durant. N’invective personne. Et débat sur le FOND. Le maire se prend même, en cours d’intervention, à dire que « c’est intéressant ».

Cela ne l’empêchera pas, quelques minutes plus tard, péter un plomb et de mettre au voix le budget en hurlant.

Juste avant cette mise aux voix, j’avais donc redemandé calmement la parole, ce qui m’a été refusé. Enfin plus exactement le maire a autorisé « 1 minutes » à trois de mes collègues d’opposition et à moi-même. Mais a décidé, décontenancé après l’intervention de mes 3 collègues, de me la retirer malgré mes protestations pour la donner à son adjoint Bruno Bilde, déclarant «  c’est moi qui préside et je décide à qui je veux donner la parole ».

Soit.

J’ai dû attendre 45 minutes (et tout le cirque du vote des différents chapitres du budget) pour revenir sur les conditions scandaleuses de déroulement de ce débat.

 

Comme à chaque fois que sur le fond il n’a rien à répondre, le Maire s’est réfugié derrière la mise en cause ma santé mentale: écouter à ce propos l’extrait à partir de la minute 2’35:   » Vous polluez, ma pauvre »,  » La bêtise reprend le dessus », « Votre cas est grave », « Votre cas est grave, j’assume », « Vous délirez » (pendant que Bruno Bilde mime un geste sans équivoque en frappant son index sur sa tempe). « Vous êtes hystérique contre la video-surveillance ». « Vous devenez insupportable », conclura-t’il, alors qu’à aucun moment je ne me suis énervée sur ce sujets et que j’en ai toujours débattu très sereinement.

Déjà en début de mandat, Steeve Briois m’avait conseillé « d’aller consulter à Charlon » (hôpital local notamment réputé pour son service de psychiatrie), lors d’un précédent Conseil Municipal.

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Depuis le début du mandat, la majorité Front national répète à l’envie en Conseil et dans le journal municipal que l’opposition est « stérile et revancharde ». Sauf que cela fait 5 fois que nous déposons des motions de fond, qui aident la population sur des dossiers concrets, et que ces motions sont la plupart du temps adoptées à l’unanimité, non sans passer par un débat et des tergiversations (ce qui est naturel). Mais que cela permet au moins des débats sereins de fond.

Cela s’est à nouveau produit mercredi soir, à propos de l’IME d’Hénin-Beaumont dont deux postes sont menacés.

Vous retrouverez dans l’extrait ci-dessous l’intervention de ma collègue Sandrine Rogé pour présenter le texte, les tentatives du maire pour reporter le vote de la motion, mon intervention pour la mettre aux voix tout de même ce soir là et son adoption finale.

 

Vous noterez enfin que quand je fais remarquer à la majorité que les moments où nous exposons nos motions sont souvent les moments les plus calmes du Conseil Municipal, Steeve Briois répond que c’est normal, parce que « je pars en furie en début de conseil municipal pour être tout doux à la fin ». Je vous invite à réécouter mon intervention de 20 minutes sur le budget pour réaliser à quel point le maire passe son temps à déformer la réalité pour manipuler ses fidèles dans le public. Ma première intervention, sur le compte-rendu, s’était faite sur le même ton.

*

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En conclusion, vous voyez donc, bande son à l’appui, que le FN a du mal, à Hénin-Beaumont, à prendre ses marques en Conseil Municipal comme un groupe « majoritaire », et continue à utiliser les techniques de bordélisations et de destabilisations qu’ils employaient lorsqu’ils étaient dans l’opposition.

Tout comme Steeve Briois a du mal, malgré ce qu’il répète la main sur le coeur aux journalistes, à se comporter en maire idéal, garant de la sérénité des débats.

A l’agglomération par contre, c’est l’inverse!

Hénin-Beaumont fait en effet partie de la Communauté d’agglomération Hénin-Carvin, et y est représentée par 11 Conseillers municipaux de la majorité, et, pour l’opposition par le Maire sortant Eugène Binaisse et moi-même.

Cette agglomération est en majorité socialiste, et le Front national y siège dans l’opposition mais ne l’a toujours pas bien intégré, et réclame, depuis le début du mandat, une Vice Présidence pour Steeve Briois.

Chaque Conseil municipal, « à domicile », est l’occasion de conspuer l’agglo, son président et sa majorité, qui se rendraient coupable selon le maire et ses adjoints d’un « apartheid » (le mot est très choquant d’ailleurs) envers Hénin-Beaumont.

Pourquoi? Parce que c’est moi, Conseillère municipale d’opposition, qui représente l’agglo à l’hôpital d’Hénin-Beaumont (dont je suis depuis Présidente du Conseil de surveillance, ce qui a conduit Steeve Briois, de manière très narcissique, à le boycotter depuis ).

Parce que c’est Eugène Binaisse et moi qui, au nom de l’agglomération, siégeons au Conseil d’administration des Collèges de la ville.

Mais quoi de plus normal, au fond, puisque nous y représentons la politique menée par la majorité de l’agglomération qu’ils conspuent à longueur de Conseil Municipal?

Bref, si le Front national d’Hénin-Beaumont a du mal à adopter une posture majoritaire, il éprouve également beaucoup de difficultés à accepter les situations dans lesquelles il se retrouve dans l’opposition. Malgré nos explications très pédagogiques et respectées.

 

Ils ont d’ailleurs passé la séance de Conseil municipal de mercredi soir à nous promettre que l’on allait « voir ce qu’on allait voir » le lendemain en Conseil communautaire pour le vote du budget…

Sauf que finalement nous n’avons rien vu: Briois et Bilde sont arrivés très tard pour cause de crise nationale entre la gentille Marine et le méchant papa Jean-Marie. C’est Richard Sulzer, esseulé et courtois, qui a assuré sans trop y croire la défense de quelques amendements d’appel, sans abuser d’effets de manche.

Ce Conseil communautaire fut d’ailleurs particulièrement calme…

 Doit-on en tirer des conséquence sur l’identité des deux personnes qui pourrissent les débats?

Lettre ouverte de Thierry Deneuville et de Marine Tondelier,

Candidat-e-s pour Europe Ecologie les Verts et

le Parti de gauche sur le canton Hénin-Beaumont 1

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Chères Héninoises, chers Héninois,

Sur la partie « Hénin 1 » de notre ville, dimanche dernier, vous êtes près de 13 % à vous être déplacés et à avoir voté pour la liste écologiste et solidaire que nous avions l’honneur de conduire.

C’est cinq fois plus qu’aux dernières législatives.

Cette preuve de confiance récompense notre travail de terrain. Elle nous va droit au coeur et fait de nos formations la troisième force politique aujourd’hui sur notre ville. Nous vous en remercions chaleureusement.

Il est cependant difficile de se réjouir de ce score étant donné le contexte extrêmement préoccupant de cet entre-deux tours.

Plus de 55% d’entre vous n’ont pas fait le déplacement dimanche dernier. Certains par désintérêt. D’autres par dépit ou parfois même par colère. Nous l’entendons !

Mais nous voulons vous dire que vous êtes la clef de ce second tour. Chacune et chacun d’entre vous avez un rôle à jouer pour préserver l’action du département du Pas-de-Calais en faveur de la solidarité et du mieux vivre.

Un département à gauche, c’est l’assurance d’une politique sociale ambitieuse, et un engagement quotidien au profit de toutes et tous à tous les âges de la vie.

Nous, Europe Ecologie Les Verts, resterons vigilants et serons à vos côtés pour garantir vos droits dans la durée.

A ceux qui nous ont fait confiance au premier tour, nous savons que nous ne sommes pas propriétaires de vos voix. Les « consignes de vote » ne sont pas dans notre culture. Elles donnent l’impression que les électeurs ne seraient pas assez grands pour faire leurs choix eux-mêmes.

Il nous semble de toute manière évident que les électrices et les électeurs qui se sont reconnu-e-s au premier tour dans nos valeurs se mobiliseront afin qu’aucune voix ne manque dimanche prochain pour faire barrage au Front National.

Quant à nous, notre combat ne s’arrête pas là.

Nous invitons toutes celles et ceux qui voudraient le poursuivre avec nous à nous contacter.

Nous avons besoin de vous ! Ensemble, nous pouvons construire un bel avenir.

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Dimanche, vous voterez (si vous faites partie de ceux qui se déplaceront ;)) pour élire vos conseillers départementaux!

Depuis le mois de janvier avec notre journal des verts d’Hénin-Beaumont puis notre tract de campagne, nous sommes venus à votre rencontre avec l’équipe des candidats écologistes et solidaire d’Hénin 1 …

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Depuis plus d’un mois, notre campagne s’est intensifiée, et nous n’avons pas raté un marché à Hénin.

Nous avons eu le plaisir d’y avoir des échanges parfois animés mais toujours agréables avec vous. De vous informer sur cette élection (« les cantonales c’est là qu’on élit les députés non? »), de vous aiguiller entre Hénin 1 et Hénin 2 (« je sais où j’habite mais j’ai pas compris sur quel canton je vote! »), de répondre à vos questions sur l’échiquier politique (« l’extrême droite ça veut dire la gauche? »), de discuter avec vous de la réforme des départements (« en fait à part qu’il y a des femmes y’a rien qui va changer non? »).

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Vos remarques ont été plus ou moins encourageantes (entre ceux qui trouvaient que Thierry ressemble à Dany Boon ou qui m’ont dit que j’étais plus belle en photo qu’en vrai… et ce qui nous ont affirmé ne pas comprendre pourquoi on faisait campagne, « pour vous c’est déjà gagné »), mais nous avons toujours passé de bons moments en votre compagnie!

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Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale des verts, est venue vous rendre visite en février…

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Puis Karima Delli, notre député européenne écolo…

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Et enfin Noël Mamère, dont je le sais vous avez beaucoup apprécié la présence.

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Bref, vous l’avez compris: Europe Ecologie les Verts n’abandonne pas les habitants du territoire!

Pour ceux qui ne fréquentent pas le marché, nous avons également pu couvrir la quasi totalité du canton en boitage, et n’avons pas lésiné sur le porte à porte! (nous rentrons à l’instant de notre dernière séance…)


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Parfois même, la campagne a pris un tournant sportif comme samedi dernier où nous avons participé à la course organisée par Montigny (l’occasion de vérifier le bon état de nos affiches sur les panneaux du parcours…)

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Mardi soir, nous avons accueilli plus de 150 personnes au Colysée à Hénin pour une réunion publique des plus sympathiques, où VOUS avez eu la parole pour décrypter les scènes de campagne jouées par nos candidats et débattre des réponses à y apporter.

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J’ai également eu l’occasion de débattre sur le fond avec … 5 hommes (bah oui, on vous en avez promis, pour ces départementales, de la parité ;)) samedi dernier sur France 3, dans l’édition spéciale « départementales Pas-de-Calais » de La Voix est libre, que vous pourrez (re)visionner en cliquant sur l’image ci-dessous.


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Finalement, cette campagne aura été usante, comme toute campagne, mais nous l’avons faite avec grand plaisir :) Il faut dire que la dynamique commune dans notre équipe verte et front de gauche a été très agréable à porter et que le travail au quotidien a été très sympa :)

Les retour que vous nous avez faits sur ce que vous pensez de notre action dans l’opposition mais aussi à l’hôpital et à l’agglo depuis bientôt un an ont renforcé ma détermination.

Je sais que comme nous, vous considérez que le vote utile, c’est le vote qui prépare l’avenir. Et quel meilleur avenir qu’une alternative écologiste et solidaire pour notre territoire qui en a tant besoin?

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Vous êtes de plus en plus nombreux à douter de la politique.

Nous entendons votre colère, nous la comprenons. Surtout sur notre territoire où difficultés du quotidien et chômage nous touchent encore plus durement qu’ailleurs. C’est la raison pour laquelle les Verts et le Parti de Gauche ont décidé dès décembre, dans tout le bassin minier, de travailler ensemble pour un Pas-de-Calais plus écologiste et plus solidaire.

Les règles de cette élection favorisent les gros partis : nous n’y avons jamais été représentés ! En nous accordant vos suffrages, vous ferez souffler un vent nouveau sur le Pas-de-Calais, avec des élus porteurs d’un projet ambitieux et au service de chacun.

Nous nous engageons, pour améliorer votre quotidien, à :

– Vous demander votre avis sur tous les projets qui vous concernent ;
– Faciliter vos démarches par un guichet unique des services départementaux ;
– Aider les jeunes en rénovant le collège Gagarine de Montigny-en-Gohelle et en leur proposant davantage de solutions de logement, de mobilité et d’emploi ;
– Favoriser l’utilisation du vélo et le co-voiturage ;
– Soutenir l’agriculture biologique et offrir à chacun une alimentation saine ;
– Faciliter l’accès au sport, aux loisirs et à la culture à tous les âges de la vie ;
– Financer de manière juste et cohérente les associations qui se battent au quotidien ;

Bref, dimanche, pour changer d’air, votez pour notre liste en glissant dans l’urne ce bulletin VERT :) 

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… Il faut avoir le cul propre! »

Cette phrase, les fidèles du Conseil municipal sont habitués à l’entendre à chaque séance. C’est en effet la formule préférée de Bruno Bilde, « adjoint aux affaires générales » de Steeve Briois.

Vulgaire?

Je ne vous le fais pas dire!

Mais dans la ligne du reste….

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Lors du dernier en date, le lundi 23 février, entre les « fesses pas propre » de l’ancien maire, le « slip sale » de mon collègue communiste David Noel et mon « cul systématiquement  entre deux chaises », le sieur Bilde, qui est un peu touche glamouro-paillarde de l’équipe, s’en est par exemple inspiré pour filer une métaphore très représentative du niveau auquel il aime rabaisser les séances.

Mais la vérité, c’est que le FN Héninois excelle clairement lui-même dans l’escalade de cocotiers…

Depuis les législatives de 2012, j’ai été attaquée à plusieurs reprises par le front national sur de ma profession de Collaboratrice parlementaire.

La première fois par Marine le Pen en débat sur France 3, qui m’avait reprochée de « travailler dans l’or du Senat bien loin de la misère du bassin minier » (si c’est ce que le FN a en tête en pensant au Sénat, leurs deux nouveaux sénateurs ont dû être très déçus en prenant possession de leur bureau… C’est d’ailleurs surement pour cela qu’ils ne viennent pas souvent ;))

Puis la petite musique a continué: Steeve Briois, alors élu d’opposition, a notamment écrit le 10 juillet 2013 sur son blog « A vrai dire, on a jamais réellement vu Marine Tondelier faire de la politique locale et réelle : pour le local on repassera, puisqu’en tant qu’assistante parlementaire d’un sénateur, elle passe une bonne partie de sa vie à Paris et ne revient par chez nous que pour faire un peu de retape dans les manifestations et conventions des Verts ». Celle-là dans son genre n’était pas mal non plus. Vu que je n’ai jamais eu de logement à Paris et me farcis des allers-retours à longueur de semaine.  D’ailleurs je cherche toujours à comprendre ce que signifie « faire de la retape dans des conventions de Verts » mais il faudra me donner l’adresse ça à l’air sympa…

Depuis les élections municipales, les attaques ne se sont pas calmées, bien au contraire. Mon petit surnom attribué par les élus FN en Conseil municipal ? « La bobo parisienne ». Très drôle de la part d’une équipe municipale dont certains membres sont eux pour le coup vraiment parisiens. Tandis que mon père est d’Hénin, ma mère de Beaumont. Que j’y ai grandit. Que je ne suis à Paris qu’en journée et pour travailler. Et que quand des réunions tardives ou les horaires de la SNCF ne me permettent pas de faire l’aller-retour, je dors chez mon conjoint en Seine-Saint-Denis… bien loin du 6ème arrondissement (et sans regrets!)

Tout récemment, c’était au tour de Francois Vial, mon opposant frontiste aux départementales sur le canton d’Henin 1, de s’illustrer par un nouveau dérapage en m’attaquant sur ma profession sans que cela ne fasse sens.

Sur son blog, il a expliqué, pour commenter la venue de Noel Mamère sur le canton dans le cadre de la campagne, que j’avais « fait jouer les réseaux que m’offrent mes fonctions d’assistante parlementaire » pour organiser ce déplacement.

Outre que Monsieur Vial a été parachuté trop récemment (pour les municipales de 2014) pour être au courant du fait que Noël Mamère était venu en 2009 soutenir notre liste aux municipales partielles (j’étais à l’époque étudiante et adhérente des Verts depuis… 15 jours) puis à nouveau en 2012 lorsque j’étais candidate aux législatives, je ne vois toujours pas comment mon boulot au Sénat me servirait à cultiver mon réseau auprès d’un député… Surtout d’un député de mon propre parti que j’ai donc beaucoup d’autres occasions de rencontrer EN DEHORS de mon travail.

Bref, j’ai entendu beaucoup de bêtises de leur part sur mon activité professionnelle. Je me suis dit que je ne devais pas être tombée dans le bon parti: passer ses journée à cultiver ses réseaux bobos parisiens dans de l’or ça a l’air plutôt sympa et je suis sûre que ça doit être mieux payé que chez nous ;)

J’ai été amenée à plusieurs reprises à leur expliquer si j’avais le choix (entendez s’il y avait du travail pour les jeunes dans le bassin minier) je me ferais un PLAISIR d’accepter un emploi dans le coin et de m’épargner des allers-retours quasi quotidiens.

J’ai aussi dû insister sur le fait que les collaborateurs parlementaires – chez les écolos en tout cas -n’ont rien d’emplois fictifs. Que dans des petits groupes politiques c’est même plutôt l’inverse: nous sommes peu pour beaucoup de travail. Avec des élus non cumulards et donc qui travaillent beaucoup sans multiplier les collaborateurs ici et là. Mais nous ne nous en plaignons pas: c’est ce qui rend notre boulot motivant :)

En somme, ces attaques sur mon emploi me sont souvent passées loin au dessus de la tête. Mais plusieurs fois je me suis demandée. Pourquoi faire une fixation là dessus?

Aujourd’hui j’ai compris!

Grâce aux révélation sur la manière dont fonctionne le FN au parlement européenne, j’ai compris qu’au FN, on peut être comme Bruno Bilde Conseiller Municipal à Hénin-Beaumont, Conseiller Régional NPDC, et… Collaborateur « local » pour Sophie Montel (rappelez vous, c’était la candidate de la fameuse législative partielle du Doubs!), dont la circonscription pour mémoire est … le « Grand Est ». Bref, pas la porte à côté.

Finalement, je pense que ce que voulait en fait me reprocher le FN ça n’est pas d’avoir un contrat de collaboratrice parlementaire. C’est une fonction apparemment très recherchée au FN…

En fait ce qui les perturbe, c’est le fait que je m’obstine à aller TRAVAILLER tous les jours. Ce qui vu comme cela se passe chez eux leur paraît forcément suspect.

Si je vais à Paris tous les jours, ça ne peut pas être pour répondre au téléphone, au courrier, monter des rendez-vous, écrire des interventions ou rédiger des amendements. C’est FORCEMENT pour rester dans de l’or à faire la bobo.

#ElementaireMonCherWatson.

Allez, je vais vous laisser, demain je me lève tôt pour faire campagne. Rassurez-vous, cela ne se fera pas sur mon temps de travail. Pour la durée de la campagne, j’ai posé des congés en bonne et due forme les mardi et les vendredi (jours de marché) ;)

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Mardi 17 mars, les candidats écologistes et solidaires du bassin minier vous invitent à échanger à 19 heures au Colysée (Rue Pasteur à Hénin-Beaumont).

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Plutôt qu’une réunion publique traditionnelle longue à mourir, avec des discours assommants à l’ancienne, nous vous proposons de réfléchir, ensemble, à comment construire le département que nous voulons pour demain: « le Pas-de-Calais en mieux ».

Grâce à la technique du théâtre forum, nous vous proposons de passer de l’autre côté du miroir. Car nous serons toutes et tous, tour à tour, dans le rôle des candidats!

Nous vous jouerons des scènes, des interpellations vécues pendant la campagne, sur les marchés ou en porte à porte. Et nous travaillerons ensemble aux réponses à y apporter. A ce qui est souhaitable. A ce qui est possible. A ce qui est opportun.

Nous serions ravis de pouvoir expérimenter cette forme de débat avec vous!

C’est bien sûr ouvert à tout le monde.

Nous aurons l’honneur de compter parmi nous Martine Billard, Vice-Présidente du Parti de gauche (et ancienne députée verte ;)).

Et un buffet convivial sera offert à tous les participants, pour poursuivre les échanges sous une forme plus informelle!

A mardi :)

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