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Le blog de Marine Tondelier

Ecologiste, élue d'opposition à Hénin-Beaumont et Conseillère Communautaire à la CAHC

Au moins de juin, j’ai été désignée par le Conseil Communautaire pour représenter avec le Député Philippe Kemel la Communauté d’agglomération Hénin-Carvin au Conseil de surveillance du Centre hospitalier Hénin-Beaumont.

Connaissant les menaces planant autour de l’avenir de son service diabétologie, j’ai immédiatement rencontré les patients, syndicats et médecins molibilisés pour son sauvetage.

Avec mes collègues de l’opposition, nous avons donc soutenu une motion intitulée « Il faut sauver le service de diabétologie » au cours de la séance du Conseil municipal du 24 juin 2014.

Après 20 minutes d’échanges avec le Maire Steeve Briois et son adjoint Bruno Bilde qui souhaitaient l’ajournement de la motion, elle a finalement été mise aux voix et adoptée à l’unanimité avec 3 amendements.

Motion diabétologie 1

 

 

 

Motion diabétologie 2

 « Il faut sauver le service de diabétologie! »

Conseil municipal du 24 juin 2014

 

Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont

Il faut sauver le service de diabétologie!

 

 

Motion portée par Marine Tondelier,

Conseillère municipale

et ses co-listiers « Agissons-Unis pour Hénin-Beaumont »

Eugène Binaisse, Marcel Germe, Sandrine Roger,

David Nöel et Geoffrey Gorillot

Le service de diabétologie du Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont est en danger.

Cette unité fonctionne pourtant bien. Elle est l’un des fleurons de notre hôpital. Les patients qui ont l’habitude de la fréquenter saluent d’ailleurs la qualité de l’accueil et de la prise en charge dont ils y bénéficient.

Le service occupe depuis maintenant 10 ans le bâtiment “Les Charmes” de notre hôpital et propose une offre complète comprenant de l’éducation diabétique pour les patients hospitalisés en ambulatoire, des consultations de diététique, de diabétologie, d’endocrinologie et de maladies métaboliques, des hospitalisations de jour, des hospitalisations conventionnelles et des hospitalisations à la semaine pour la mise sous pompe à insuline. Le plateau technique offert par l’hôpital (radio standard, échographie abdominale, écho-doppler cardiaque et vasculaire mais aussi rétinogramme) est d’ailleurs tout à fait adapté à cette activité.

Au total, plus de 2000 patients bénéficient de ce service : un service de proximité, à taille humaine, où une équipe motivée mais met en œuvre une médecine à la pointe de l’actualité médicale et des recommandations de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et de la Haute autorité de Santé.

Depuis 2010, cette unité est par exemple un centre initiateur de pompe d’insuline dont 54 patients ont bénéficié à ce jour. L’hospitalisation de jour a été développée, grâce à la mise en place de la « télémédecine ». Des rétinogrammes sont par exemple effectués sur place puis envoyés au Centre Hospitalier de Lens pour y être interprétés par des ophtalmologistes, innovation qui a été reconnue par l’ARS dans son grand projet DIABEVI. L’éducation thérapeuthique y est également mise en avant, via deux projets agréés par l’ARS en 2011, l’un portant sur une semaine d’éducation à la pompe d’insuline et l’autre sur la reprise d’une activité physique avec éducation diététique pour les patients diabétiques type 2 avec le concours d’un professeur d’activité physique adaptée. Au cours des hospitalisations les patients participent par ailleurs à des ateliers diététiques.

Du fait du déficit important de 4 millions d’euros qu’enregistre notre hôpital, Monsieur Mackowiak, son nouveau directeur depuis le mois de septembre 2013, a été mandaté par l’Agence régionale de santé pour procéder à son rétablissement financier.

La réduction du déficit du Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont est nécessaire. Elle ne doit pas servir de prétexte au pillage des services les plus prestigieux de notre hôpital au profit du Centre hospitalier de Lens. Comme en a d’ailleurs déjà pâti  la polyclinique de Riaumont à Liévin qui a perdu ses services de cardiologie, de neurologie et de pneumologie.

Nous ne voulons pas d’un signal négatif qui serait envoyé aux habitants d’Hénin-Beaumont, alors que même que cette unité constitue une offre de soins de proximité à taille humaine et qu’elle est très appréciée des patients, comme le démontre les plus de  700 signatures recueillies en quelques semaines par la pétition mise en œuvre pour sauver l’unité.

Le risque est grand – si le service est supprimé ici pour être réimplanté plus loin -, que l’accès aux soins et à la santé des patients diabétiques d’Hénin-Beaumont et des environs en pâtisse. Nous ne sommes pas ici dans le cas d’une maternité qui fermerait car la sécurité n’y serait pas garantie du fait d’un faible nombre d’accouchements par an. Le diabète est une maladie chronique qui nécessite un suivi régulier qui justifie la proximité, une écoute, une prise en charge de qualité dans un environnement agréable, et que c’est ce qui est proposé au Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont !

Beaucoup de nos patients n’ont pas de moyen de se déplacer et ne pourront pas facilement aller à Lens, et ce d’autant que les médecins traitants donnent de plus en plus difficilement des bons de transport. Cela veut dire que des patients vont être « laissés pour compte » et c’est insupportable !

Cette décision n’est pas justifiée économiquement. On nous oppose en effet que pour “fonctionner”, une unité de médecine doit comporter au moins 20 lits, or une unité de diaétologie de 12 lits vient-elle d’être crée au Centre hospitalier de Seclin. Rien ne justifie un traitement moins avantageux pour notre territoire.

 

C’est pourquoi le Conseil Municipal d’Hénin-Beaumont, réuni ce jour,

  • Refuse que le service de diabétologie du Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont soit sacrifié pour satisfaire l’ambitieux projet du Centre Hospitalier de Lens
  • Demande à l’Agence Régionale de Santé de revoir son arbitrage

 

 

20140619 – Motion diabétologie (1)

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