Skip to content

Le blog de Marine Tondelier

Ecologiste, élue d'opposition à Hénin-Beaumont et Conseillère Communautaire à la CAHC

Mon collègue d’opposition David Noël, fervent défenseur de la laïcité, a attaqué l’année dernière devant la justice l’installation d’une crèche de Noël géante dans le hall de la mairie d’Henin-Beaumont, dans laquelle le maire avant d’ailleurs poussé le zèle jusqu’à installer Jésus et les rois mages dès le début du mois de décembre. (😳)

Je suis catholique. J’ai une crèche chez moi. C’est un symbole qui me touche et me parle. Mais qui n’a rien à faire dans une MAIRIE, sauf si cela réponds à une tradition ancestrale comme dans le Sud. D’ailleurs que n’aurait-on entendu si c’était le symbole d’une autre religion qui y avait été exposé…

C’est d’ailleurs l’avis de la justice qui l’a fait savoir la semaine dernière après un an de procédure.

La recrudescence d’attaques que subit mon collègue depuis, pour avoir fait respecter la loi à Hénin-Beaumont, sont inacceptables. Des menaces comme celle ci-dessous il en a reçu des centaines. 


Certaines trônent même fièrement sur la page Facebook du maire qui n’a eu de cesse ces dernières semaines d’attiser la haine à son égard.

Preuve que la principale activité du maire en ce moment est de souffler sur les braises, furax d’avoir été désavoué par le juge (son seul argument aura été de dire que les juge du TA de Lille sont des gauchistes, ce qu’ils apprécieront sûrement), un cran supplémentaire a été franchi dimanche soir dans la violence.

Notre jolie ville fêtait la Sainte-Barbe. La commémoration salle Saint Paul s’était bien passée. Mais le Maire a voulu transformer cette belle tradition en meeting politique et, sous les encouragements hilares se Marine Le Pen et de David Rachline venus spécialement pour l’occasion, charriant avec eux une foule de militants FN chauffés à blanc et haineux venus de toute la region profiter du « Buffet chti » aux frais du contribuable heninois qui lui était resté dehors faute de place, se faisant même littéralement piétiner pour l’occasion par des journalistes assoiffés d’images de « Marine ».

Galvanisé, le maire s’est lancé dans une attaque en règle contre l’opposition et a fait siffler par la salle comble des salons d’honneur de l’hôtel de ville mon collègue. Ca n’était ni le lieu ni le moment de faire de la politique et de régler ses comptes. Et cela pose un frai problème démocratique.

Les cérémonies municipales ne sont pas la chambre d’appel des décisions de la justice qui le désavouent même si cela lui fait mal.

Et ce genre de comportement pyromane, par sa répétition, devient quasiment un trouble à l’ordre public.  
Jusqu’où iront-ils?

N’est-il plus possible dans cette ville comme à la grande époque de Gérard Dallongeville de dénoncer des illégalités manifeste sans s’exposer aux menaces et intimidations?

Attendent-ils qu’un de ces cinglés passe à l’acte?

Pauvre pauvre ville…

%d blogueurs aiment cette page :