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Le blog de Marine Tondelier

Ecologiste, élue d'opposition à Hénin-Beaumont et Conseillère Communautaire à la CAHC

Category Archives: Nord-PdCalais

Depuis les attentats de Nice, les mesures de sécurité appliquées aux rassemblements publics et diverses manifestations, sous le contrôle strict de la préfecture, ont monté d’un cran supplémentaire.

Ce renforcement des exigences a amené beaucoup d’organisateurs de kermesses ou marchés aux puces à jeter l’éponge, l’exemple le plus spectaculaire étant celui de la Braderie de Lille. Le FN s’est d’ailleurs rué sur le dossier en s’emmêlant manifestement les pinceaux: alors que Gilbert Collard avait plaidé pour l’annulation de l’euro pour raisons de sécurité et du fait de la menace terroriste, il s’est indigné de l’interdiction de la Braderie de Lille… N’y voyez rien d’autre qu’un esprit critique très développé😉 #ToutVaBien
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Bref, le Front National se sentant suffisamment sûr de lui pour donner des leçons de morale à tout le monde, est en vrai soumis aux mêmes contradictions que tous les autres maires de France dans la séquence.

Un exemple?

Ce matin avait lieu le marché au puces de la très active et sympathique ALPH (Association d’Aide aux Loisirs des Personnes Handicapées, dont je salut l’énergie qu’ils mettent au jour le jour à améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap).

Suite à plusieurs réunions avec la préfecture en Mairie, il a été décidé de maintenir l’évènement, mais en appliquant des mesures de sécurité renforcées.

Deux agents de sécurité privés étaient donc postés à chaque entrée du marché au puce, incontournables du fait d’un système de barrières filtrant les entrées et les séparant du flux des sorties. Il était donc théoriquement impossible de se promener dans le marché aux puces pour les non-riverains, sans passer ce barrage. Barrage sur lequel les sacs de tous les participants étaient fouillés.

A la recherche de quoi? C’est là que j’ai du mal à comprendre…

Je n’avais rien de très dangereux sur moi mais j’imagine – au hasard – que si j’avais eu un échantillon de ça dans mon sac, je n’aurais pas pu rentrer pour des raisons évidentes de sécurité:

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Normal me direz vous.

Alors estimez vous normal que cette photo, ainsi que celle ci-dessous, proviennent en fait d’un des stands du marché aux puces proposant à la vente des armes en tout genre?

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Du coup je m’interroge: à quoi servent tous ces contrôles si les objets recherchés sont disponibles à l’intérieur de l’enceinte sécurisés?

Sans compter que périmètre du dit marché aux puces couvre plusieurs rues, donc des dizaines de maisons, dans lesquelles on peut trouver à peu près tout ce qu’on veut…

Enfin bref, chapeau aux associations que l’on fait se soumettre à des règles draconiennes mais qui, outre qu’elles font le bonheur des sociétés de sécurité privées qui n’ont jamais été aussi sollicitées, me semblent complètement décalées par rapport à la réalité des dangers.

D’ailleurs, on constate qu’en ce mois d’août où les mesures de sécurité sont maximales, la ville d’Hénin-Beaumont est loin d’échapper à l’insécurité. Et que quelque part, le terrorisme n’est pas le principal risque pour nos concitoyens, qui continuent à pâtir, malgré une municipalité qui avait fait de la sécurité sa grande priorité de campagne, d’un climat de tension regrettable.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une trentenaire a par exemple été retrouvée gravement blessée dans la rue des Frères-Herbaut, à deux pas du lieu du marché aux puces. Toujours hospitalisée au centre hospitalier de Lens, il s’avère qu’elle a été ruée de coups de pied et de poing et laissée gisante à l’endroit de son agression.

Hénin-Beaumont plage, animation d’un mois proposée au lac du « Bords des Eaux » à l’occasion des vacances scolaires, fait d’autre part l’objet quasi quotidiennement de vols de matériel et de dégradations en tout genre (coups de couteau dans le toboggan gonflable, incivilités obligeant à plusieurs évacuations du bassin de baignade, et multiplications des rixes entre diverses bandes, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre).

Bref, état d’urgence ou pas, la sécurité n’est pas au rendez-vous. Et les mesures communicationnelles mises en oeuvres ici, ne semble en rien résoudre le problème.

Je regrette que l’excitation généralisée de l’adjoint à la sécurité Bruno Bilde à chaque fois que le sujet de la sécurité est abordée en Conseil Municipal ne nous permette pas d’aborder sereinement  ce sujet.  (dernier exemple en date lors du dernier en date, le 15 juillet, au lendemain du drame de Nice, où il nous a hurlé dessus en nous expliquant que c’était l’armement de la police municipale là-bas qui avait permis d’arrêter le camion fou… c’était en fait les tirs de la police nationale).

Un débat constructif et sans tabou sur le sujet semble pourtant nécessaire… et urgent!

 

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« Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que l’on vous dise,
On déplore un tout petit rien »

Chanson de 1935, paroles et musique de Paul Misraki, publiée aux éditions Ray Ventura

Des explosions ont lieu ces jours ci au dépôt de munitions de Vimy, qui est un lieu de stockage d’obus des deux guerres mondiales, pour une raison que l’on ne s’explique toujours pas l’heure où je publie cet article…

Ce site est bien connu des habitants du territoire, qui avaient déjà été 13000 à être évacués plusieurs jours en avril 2001 le temps que l’on procède à la la sécurisation de l’énorme site de stockage de munitions.

Les aménagements effectués sur le site après cette grande évacuation nous ont certainement permis d’éviter le pire, mais cet événement nous rappelle que si le risque zéro n’existe pas, on doit toujours le rechercher.

C’est la raison pour laquelle les opposants au projet de forage de « gaz de houille » prévu dans le bassin minier sont d’autant plus inquiets que ces forages devraient avoir lieu à quelques encablures seulement de ce dépôt. Avec les secousses que cela suppose…

En février 2015, avec les autres candidats écolos aux départementales du territoire (Jamel Oufqir, Julien Wojcieszak, etc), nous avions justement attiré l’attention sur ce danger en plantant un arbre à l’emplacement prévu pour ces forages.

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Cette activité, en plus d’être coûteuse et néfaste pour l’environnement, entraînerait en effet nécessairement la déstabilisation du sous-sol, ici friable et déjà fragilisé par plus d’un siècle d’exploitation minière: les phases de forage, d’exploration et a fortiori d »exploitation, provoqueront des microséismes et des fuites de gaz incontrôlables. Sur ce site, ces fuites et tremblements auraient alors des conséquences bien plus dangereuses pour les habitants et pour l’environnement.

Ici, comme ailleurs, les risques environnementaux et sanitaires encourus par les populations locales ne sont justifiés par aucun bénéfice commun : Pas de gaz moins cher, pas d’impact sur l’emploi (uniquement 2 emplois non locaux par forage).

Le choix de cet emplacement par La Française de l’Énergie, a t-il tenu compte de la proximité de ce site particulièrement dangereux ?
Puisque la population n’est absolument pas consultée pour ce genre de projet pouvons nous faire confiance aux industriels quand il s’agit de faire passer l’intérêt général avant leurs intérêts particuliers ?

Avec EELV Bassin minier et EELV Nord-Pas-de-Calais et les collectifs anti-gaz de couche, nous ne cesserons donc de dénoncer ce Projet Inutile et Imposé par les lobbies financiers et gaziers. Nous réaffirmons notre opposition ferme à la recherche et à l’exploitation de gaz de couche, et de schiste qui même consommé localement n’est pas une solution pour réduire le réchauffement climatique.

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Le 28 avril 2016, le Tribunal Administratif de Lille a suspendu en urgence l’opération d’abatage de 38 tilleuls centenaires en cours rue Berlioz à Hénin-Beaumont, suite à un référé que j’avais introduit.

En effet, la municipalité d’Hénin-Beaumont, après avoir annoncé dans le journal municipal une simple campagne d’élagage, avait en effet entamé un véritable saccage sur ces tilleuls plantés en 1903, ordonnant un abattage radical des arbres en question et intensifiant le saccage à l’approche de l’audience pour faire le maximum de dégâts irrémédiables.

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Furieux de ce camouflet, ils ont même tenté en mai (photo ci-dessus) de contourner ce jugement en prenant un arrêté illégal piétinant cette décision de justice, et en reprenant l’abattage par surprise le lendemain matin vers 7 heures, opération qui avait été arrêtée par des citoyens et militants du territoire et par saisine de la préfecture, du TGI ainsi que du Juge administratif par un nouveau référé-suspension. Le Maire Front National avait fini par retirer cet arrêté quelques instants avant l’audience.

Cette semaine, le Maire frontiste a intenté une nouvelle procédure, prétextant un projet de « nouveau trottoir » – miraculeusement dévoilé au mois de mai, soit bien après le début des opérations que la mairie avait jusqu’alors eu beaucoup de difficultés à justifier y compris devant le tribunal – pour exiger la lever de la suspension.
Dans aucune ville de France refaire le trottoir ne demande d’abattre les arbres.
Cependant, lors de cette nouvelle audience au Tribunal Administratif de Lille, le Juge des référés, qui a bien spécifié pendant l’audience ne pas être là pour rejuger toute l’affaire mais pour se prononcer sur l’état des arbres à l’instant T, a dû se rendre à l’évidence: les arbres ont été mutilés.
Le considérant 7 est très clair sur ce point: « Dans ces conditions, et alors même que la commune a fait preuve de précipitation et d’une appréciation erronée des défauts présentés par certains arbres et compte tenu de ce que l’élagage drastique auquel il a été procédé en vue de préparer l’abattage à compromis irrémédiablement le devenir d’arbres ne présentant pas de risque de défaillance, la commune d’Hénin-Beaumont est désormais fondée à demander sur le fondement des conclusions des expertises produites à ce qu’il soit mis fin à la suspension de cette décision. »

En clair, le mal est fait. Irrémédiable. Et mutiler illégalement la nature permet ensuite de légaliser sa destruction. La législation française a encore bien des progrès à faire pour se mettre à la hauteur des enjeux environnementaux que ne manquera pas de nous poser le XIXème siècle.

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La Rue Berlioz avant intervention de la mairie

Je prends acte de cette décision qui me déchire. Ces arbres auraient dû et pu être soignés. Le Front national n’en a pas l’intention et je n’ai aucun moyen de les y contraindre, ceci n’étant pas une obligation légale.

Je me range donc à la décision du tribunal de laisser la mairie réparer ce massacre en replantant d’autres arbres. En ayant bien en tête que cette procédure judiciaire aura au moins permis à la Mairie de bâtir un projet sérieux d’aménagement des trottoirs de cette rue, qui encore une fois était compatible avec la préservation de ces tilleuls centenaires, refuges de biodiversité, climatiseur géant et outil imbattable de lutte contre les inondations et les pollutions.

Je tiens cependant à préciser suite à la réaction de Steeve Briois suite à ce verdict, m’accusant d’avoir « menti », « manipulé l’opinion » parce que « les arbres sont bien malades et doivent être abattus », que c’est bien sous le coup de leurs interventions que leur santé a été gravement compromise. Le jugement est très clair sur ce point. Ainsi que les propres expertises de la ville versées au dossier.

Face à ces intimidations et ces calomnies indignes d’un élu de la République, je vais examiner  les suites opportunes à donner à cette affaire qui révèlent une nouvelle fois les pratiques agressives et de passage en force de cette municipalité.

Je tiens à remercier l’ensemble des personnes qui m’ont soutenue dans ce dossier et qui se reconnaîtront, ainsi que celles et ceux qui ont contribué financièrement à l’étude sanitaire qui aura son importance dans la suite de la procédure puisqu’elle démontre la responsabilité de la Ville d’Hénin-Beaumont.

En toute transparence, vous pouvez télécharger ici la décision du tribunal et la contre-expertise que nous avions fait faire de notre côté.

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Nous célébrons aujourd’hui un armistice bientôt centenaire, celui du premier conflit mondial. Nous nous souvenons d’un conflit meurtrier, qui a laissé sur nos territoires des cicatrices encore bien visibles, comme autant de rappels.

Dans toute période de trouble, il est bon de se souvenir. Se souvenir de ce pour quoi il faut se battre : une société apaisée, la justice sociale, le bien-être de tous. Se souvenir de quelle façon le faire : à travers les idées, le débat, l’échange, qui doivent nous enrichir, et non pas nous enfermer.

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Cet après midi à l’anneau de la mémoire de Lorette avec Sandrine Rousseau et les candidat-e-s du Rassemblement

Ce que nous célébrons aujourd’hui c’est la paix. Nous refusons de laisser glisser ce 11 novembre dans le repli identitaire. Jean Jaurès l’avait dit, si les hommes se laissent entraîner par leurs passions nationalistes, irrédentistes, c’est l’éternel retour à la guerre. Il fut assassiné pour avoir dénoncé et lutté de toutes ses forces contre cette barbarie.

Il est plus que jamais de notre responsabilité de développer une mémoire ouverte, pas uniquement une mémoire des conflits, pour que ceux-ci ne se répètent jamais. Les commémorations du 11 novembre nous rappellent la catastrophe humaine que fut la Première guerre mondiale, mais nous permettent aussi d’avancer vers un monde pacifié.

La paix n’est pas qu’un symbole mais un but permanent. C’est le fruit du partage et de la coopération, plutôt que de l’accaparement des richesses et la compétition.

Il faut regarder le conflit droit dans les yeux et dénoncer les atrocités commises, pour pouvoir avancer sereinement. C’est ainsi que les élus écologistes du Conseil régional de Picardie ont souhaité réhabiliter collectivement les « fusillés pour l’exemple » de la Première Guerre mondiale. Leur motion « Pour une réhabilitation collective des « fusillés pour l’exemple » de la Première Guerre mondiale » a été votée par l’ensemble des groupes de la majorité régionale en décembre 2014. Seul le FN s’est abstenu.

La commémoration de 1914-1918 donne lieu à nombre d’hommages qui doivent s’adresser à la totalité des victimes. Ce sont en effet 639 soldats français qui furent « fusillés pour l’exemple », au terme de conseils de guerre des plus arbitraires, pour avoir refusé de prendre part aux combats, parce qu’ils étaient parvenus aux limites de leur endurance physique et morale face à un tel massacre ou parce que leur conscience ou leurs valeurs humanistes le leur dictait. Seuls 42 de ces fusillés ont été réhabilités à ce jour. C’est une réhabilitation de l’ensemble de ces victimes de guerre qu’il faut aujourd’hui.

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C’est à François Hollande qu’il appartient de réhabiliter ces hommes, dont la mémoire a été injustement salie. Une étude doit être menée afin de recenser les fusillés pour l’exemple en Nord Pas de Calais – Picardie et de construire à terme un mémorial à leur honneur, dont nous proposerons l’inauguration au Président de la République.

Toutes proportions gardées et bien que ne représentant qu’une partie mineure des fusillés, les mutins de la Première Guerre mondiale nous rappellent aussi que la désobéissance civile aux ordres les plus cruels est un devoir de citoyen. Quand l’État envoie aujourd’hui en France les forces de l’ordre pour expulser des sans-papiers ou déloger des familles Roms, face à la barbarie de nos sociétés actuelles, à une spéculation effrénée pour le profit de quelques-uns, à la multiplication des plans sociaux, n’oublions pas le message des mutins : « crosse en l’air » quand cela devient insupportable.

La Grande guerre, c’est aussi le déchaînement des barbaries, notamment dans les territoires occupés. L’occupation en France pendant la Première Guerre mondiale est quasi inexistante dans les manuels ; les exactions étaient pourtant légion. Travail forcé, pénuries alimentaires, violences quotidiennes, déportation des jeunes filles et des jeunes femmes de Lille, exécutions sommaires, etc. Il faut aujourd’hui rendre hommage à ces oubliés de la Grande guerre. Citons Léon Trulin, adolescent résistant, fusillé pour espionnage à tout juste 17 ans. Sa vie, écourtée sans jugement par les troupes allemandes, doit nous servir d’exemple et nous encourager à lutter à chaque instant contre la barbarie.

Ces victimes encore trop souvent tues, celles de l’arrière, sont aussi des femmes, de Louise de Bettignies, espionne amandinoise morte en Allemagne, à Angèle Lecat, fusillée à Rumegies pour avoir hébergé des soldats anglais évadés. Des femmes engagées dans le conflit, devenues des symboles d’une dynamique nouvelle. A l’arrière, les femmes ont pour la première fois pu s’émanciper. Si le mouvement féministe était évidemment antérieur, le début de la guerre en 1914 a permis aux femmes de sortir de leur foyer, de leur prison, leur obscurité. Elles participent pleinement à l’effort de guerre : « partout où l’homme se bat, partout où l’homme souffre, partout où l’homme travaille, partout où son absence réclame une présence, la femme se lève dans l’ombre du guerrier » (Marthe Dupy).

Les femmes ont prouvé qu’elles étaient les égales des hommes. Hors des frontières françaises, les revendications féministes se font également entendre durant la Première Guerre mondiale. Dans les pays anglo-saxons, les mouvements de Suffragettes ont permis l’obtention progressive du droit de vote pour les femmes. Il est important de rendre aussi hommage à ces combattantes là.

Il est important aussi de prendre conscience des plaies non refermées. A ce titre, les effets de cette guerre se ressentent toujours dans nos sols : il n’y a pas d’armistice pour les déchets de guerre.

Les munitions de la Première Guerre mondiale présentes dans le sol de notre région Nord Pas de Calais – Picardie depuis un siècle fondent en polluant nos sols, nos nappes phréatiques, et constituent un danger pour la santé des habitants. Les sels de perchlorates, abondamment utilisés en tant qu’explosifs dans les obus, sont les principaux polluants. Plusieurs arrêtés de restriction de consommation de l’eau du robinet pour les nourrissons de moins de six mois et les femmes enceintes ont été déclarés.

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Les effets sur la santé sont conséquents : hyperthyroïdie, problèmes de croissance ou de développement neurologique chez le nourrisson, etc. La répartition des teneurs en perchlorate est directement liée aux lignes de front des combats entre les forces de la triple-entente et l’armée allemande. Les teneurs les plus élevées sont observées autour de Lens, Arras et Douai. Ce sont 500 à 800 tonnes de munitions anciennes qui sont découvertes, neutralisées ou entreposées chaque année sur le territoire français, avant tout dans le Nord et dans l’Est. Il faut mettre en place un plan de déminage d’envergure sur des décennies pour finalement débarrasser notre territoire du danger représenté par les millions d’obus.

Les États entrent facilement en guerre, il est plus difficile d’en sortir. Cette journée de commémoration doit nous rappeler que la paix est un combat nécessaire plus difficile à mener encore.

Sandrine Rousseau
Candidate du Rassemblement « Choisir une région citoyenne, écologique et solidaire »

Les têtes de listes départementales du Rassemblement :
Dominique Jourdain pour l’Aisne
Laurent Matejko pour le Nord
Marie-Laure Darrigade pour l’Oise
Marine Tondelier pour le Pas-de-Calais
Dominique Théo pour la Somme

Thierry Brochot, Conseiller régional de Picardie

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Au mois décembre (oui oui, encore des élections!), vous aurez à voter pour vos représentants au Conseil Régional.

Chaque parti est en train de préparer ses listes de ses candidats, sa stratégie et son programme.

Chez Europe Ecologie Les Verts, nous avons décidé de rendre les choses très ouvertes et publiques, via trois débats organisés à Hénin, à Amiens et à Lille dans les semaines à venir, pour lesquels nous avons largement invité associations et partis politiques partenaire à débattre des grands enjeux de notre nouvelle grande région.

Le premier débat aura lieu demain

SAMEDI 30 MAI
de 14h à 18h
à Hénin-Beaumont, salle du Colysée
(135 rue Pasteur)

Il s’intitule:

Contre le dérèglement climatique, contre l’effondrement de la biodiversité : quelle politique socialement juste ?

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Outre que c’est le premier évènement de campagne des élections régionales 2015, c’est aussi la première fois qu’Europe Ecologie les Verts Nord-Pas-de-Calais et Picardie organisent en commun un évènement public. Le premier d’une longue série, au service d’une nouvelle région aux défis écologiques… considérables!

Erosion du littoral, pollution de l’eau, de l’air et des sols, effondrement de la biodiversité : notre nouvelle région est menacée à court et moyen termes.

> A court-terme par un modèle de développement qui nous fait suffoquer et nous empoisonne : notre espérance de vie est en baisse alors que nous n’avons jamais été aussi riches !

> A moyen-terme par un dérèglement climatique qui modifiera en profondeur nos conditions de subsistance, et dont nous ne pouvons imaginer encore toutes les conséquences.

Plus que jamais, notre région a besoin d’écologie. Pour préserver notre biodiversité et notre santé, pour freiner le changement climatique et nous adapter à la montée des températures et du niveau de la mer.

Mais cette écologie ne doit pas venir d’en haut. Elle doit être un élan, des habitants, des territoires.

Face à l’urgence environnementale, nous devons prendre le temps d’un débat serein. C’est ce que nous ferons samedi!

Curieux, sceptiques ou convaincus, nous vous y attendons nombreux-ses!

— Voici le programme —

14h Accueil

14h10 Ouverture : Marine TONDELIER, conseillère municipale d’opposition à Hénin-Beaumont, conseillère communautaire

14h20 Introduction des débats: Mathilde SZUBA, doctorante, co-responsable de la majeure Développement soutenable à Sciences Po Lille

14h45 Les associations interpellent les partis politiques

Côté associations

– Marie-Claude BRAUX, directrice d’ABP – Agriculture Bio en Picardie

– Vanessa GUIGNANDON, Générations Cobayes Nord – Pas de Calais

– Francis MARECHAL, Président du CPIE La Chaîne des Terrils

– Rudy PISCHUTTA, directeur du GON – Groupe Ornithologique et Naturaliste du Nord – Pas de Calais (sous réserve)

Côté politiques

– Pour EELV : Emmanuel CAU, vice-président du conseil régional Nord – Pas de Calais en charge de l’aménagement, de l’environnement et du climat

– Pour le PG : Sébastien POLVECHE, co-secrétaire du PG Lille Métropole

– Pour le PS : Pierre de SAINTIGNON, tête de liste socialiste, Premier vice-président du conseil régional Nord – Pas de Calais

– Pour le PCF : en cours.

16h Pause

16h15 Débat politique

17h15 Discours de clôture : Sandrine ROUSSEAU, tête de liste écologiste, vice-présidente du conseil régional Nord – Pas de Calais

17h30 : Apéritif

Pour les motivés, les Jeunes Ecologistes vous donnent également rendez vous dès 11 heures au Parc des iles pour un pic-nic « porteurs de parole » sur le Climat… On ne vous en dit pas plus!

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Au cours du Conseil communautaire de la CAHC (Hénin-Carvin) du mois d’avril, Bruno Wilk et moi-même avons posé une question orale au sujet des perchlorates, qui sont utilisés comme oxydant dans les munitions d’armes à feu mais aussi comme propulseur dans les missiles et les roquettes. On les retrouve également dans les feux d’artifice ou dans les airbags. Et malheureusement, dans le bassin minier… dans nos nappes phréatiques et l’eau de notre robinet.

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Dans les années 60, des stocks d’armes et de munitions de la 1ère guerre mondiale ont été détruits en masse sous forme de « poudrières », ce qui a eu pour conséquence de saturer notre sol de perchlorates, lesquels ont rapidement atteint nos réserves en eau qui sont encore aujourd’hui polluées, car les ions perchlorate persistent dans l’environnement (nappes et eaux de surfaces notamment) durant des décennies.

Le problème, c’est que les perchlorates sont toxiques. Ce sont des perturbateurs endocriniens, notamment dangereux pour nos glandes thyroïdes. Et qui peuvent affecter la santé même à faible dose.

C’est pour cette raison que le préfet du Pas-de-Calais, depuis 2012,  a mis en place sur notre territoire une restriction d’usage de l’eau du robinet pour l’alimentation des nourrissons de moins de 6 mois et celle des femmes enceintes et allaitantes. Mais comment remédier à cette pollution en amont? Comment protéger vraiment les populations?

Ce sont les questions que nous avons posées au président de l’agglo Hénin-Carvin lors de cette séance du conseil communautaires. En voici le texte:

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Monsieur le Président,
Vous le savez, des ions perchlorates ont été détectés dans l’eau du robinet de 12 des 14 communes de la Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin (toutes sauf Evin-Malmaison et Leforest).
Ces sels de perchlorates sont utilisés dans de nombreuses applications industrielles pyrotechniques et sont suspectés, à dose importante, d’avoir une interaction avec le processus d’incorporation de l’iode par la thyroïde.
Un arrêté du Préfet du Pas de Calais prévoit d’ailleurs, depuis le mois d’octobre 2012, une restriction d’usage de l’eau du robinet pour l’alimentation des nourrissons de moins de 6 mois et celle des femmes enceintes et allaitantes.
Cet arrêté, Monsieur le Président, est aujourd’hui toujours en vigueur, et nous amène, mon collègue écologiste Bruno Wilk et moi-même, à vous poser 3 questions:
1. L’agglomération pourrait-elle interpeller les autorités concernées par la contre les sources évitables de contamination de notre eau potable aux perchlorates, et notamment leur utilisation dans les feux de Bengale ou encore les airbags?
2. Comment l’agglomération peut-elle se mobiliser, avec ses partenaires, pour traiter les eaux polluées aux perchlorates avec les technologies existantes, notamment l’usage de résines ou l’osmose inverse?
3. L’arrêté préfectoral prévoit que les personnes responsables de la production ou de la distribution d’eau informent tous les consommateurs concernés par la restriction d’usage. Comment la population a-t’elle été informée? Au-delà de cette information, quelles mesures pourrait-on prendre, en lien avec les mairies concernées, pour protéger les populations visées par la restriction? Ne pourrait-on par exemple pas envisager de mettre des bouteilles d’eau

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C’est Stanislas Smuraga, le Conseiller délégué à l’eau, qui y a répondu au nom du président. Voici ses réponses, à chacune des questions posées.

I « L’Agglomération pourrait-elle interpeller les autorités concernées contre les sources évitables de contamination de notre eau potable aux perchlorates et notamment leur utilisation dans les feux de Bengale ou encore les airbags ? »

La découverte de la présence de traces de perchlorates dans une ressource de la métropole lilloise en 2011 a amené l’ensemble des collectivités voisines à analyser ce composé dans leurs ressources en eau. Les teneurs mesurées ont conduit les autorités sanitaires à engager en lien avec les distributeurs d’eau, un programme d’évaluation de l’ensemble des ressources régionales.

Ce programme a mis en évidence une contamination étendue de la nappe de la craie. Ainsi à l’échelle de la Région sur une population de 4 millions, plus de 1 250 000 habitants sont desservis par une eau ayant une teneur en perchlorates supérieure à 4 µg/l.

Le 25 octobre 2012, par application du principe de précaution, les préfets du Nord et du Pas-de-Calais ont pris des arrêtés de restriction d’usage de l’eau pour les nourrissons et les femmes enceintes dès lors que les teneurs en perchlorates sont respectivement supérieures à 4 et 15 µg/l.

Dès le mois de novembre 2012, un groupe de travail composé de représentants de la CAD, la CAHC, la CALL, la CUA et VEOLIA s’est constitué. Les travaux menés sous l’égide de ce groupe de travail ont permis de développer des partenariats et des échanges avec des universités, et des centres de recherche et de mobiliser d’importants moyens d’investigations analytiques et d’apporter certains éléments de réponse.

Des études menées par criblage analytique à l’échelle régionale ont permis d’écarter certaines sources de contamination potentielles. Ainsi l’origine agricole peut être éliminée au regard de la forte disparité des teneurs en perchlorates sur des secteurs mettant en œuvre des pratiques agricoles cohérentes entre elles.

L’origine industrielle, quant-à-elle, ne conduirait pas à une contamination de si grande échelle, cette dernière source reste toutefois potentiellement responsable de contaminations ponctuelles de la nappe.

En revanche, la concomitance des zones contaminées par les perchlorates et des zones de combat de la première guerre mondiale met en évidence un lien de cause à effet.

La présence de stocks de munition enfouis, ayant émis et continuant d’émettre de perchlorates pourrait expliquer les teneurs élevées en perchlorate de certains ouvrages.

Les études menées sur la principale ressource d’eau potable de l’Agglomération constituée des forages de Quiéry-la-Motte ne mettent pas en cause l’origine industrielle de la contamination ou les feux de Bengale ou les airbags comme source de pollution du site.

En conséquence, il apparaît difficile pour l’Agglomération d’interpeler valablement les autorités concernées pour les sources évoquées.

Néanmoins, un courrier de demande de précisions pourrait être  adressé à l’A.R.S. (Agence Régionale de Santé) sur le sujet évoqué.

II « Comment l’Agglomération peut-elle se mobiliser avec ses partenaires pour traiter les eaux polluées aux perchlorates avec les technologies existantes, notamment l’usage de résine ou l’osmose inversée » 

VEOLIA, le délégataire de la CAHC a expérimenté des résines par la mise en  place d’un pilote au sein de la station de dénitratation de Quiéry-la-Motte.

 Les résultats des expérimentations menées ont conclu au fait que les résines expérimentées permettaient de supprimer à quasiment 100% la pollution aux perchlorates.

Aujourd’hui l’obstacle à la mise en œuvre en grandeur réelle de ce type de  traitement est entre autre d’ordre réglementaire. En effet, les résines n’ont pas reçu d’agrément par l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire).

Par ailleurs, d’autres pistes de réflexion sont en cours et font référence à des interconnexions avec des territoires où la ressource n’est pas contaminée et qui par dilution permettrait de diminuer les concentrations en perchlorates.

Comme vous le voyez même si l’éventuel impact sur la santé des personnes les plus fragiles (nourrissons, femmes enceintes ou allaitantes) des perchlorates aux doses actuellement rencontrées dans la nappe de craie n’est toujours pas précisé, les collectivités continuent à faire avancer les connaissances qui relèvent de leur champ de compétences :

Par ailleurs, il sera aussi nécessaire d’éclaircir un aspect fondamental : n’est-ce pas à la solidarité nationale d’assumer la réparation de ces dommages de guerre ?

III – « L’arrêté préfectoral prévoit que les personnes responsables de la production ou de la distribution d’eau informent tous les consommateurs concernés par la restriction d’usage. Comment la population a-t-elle été informée ? Au-delà de cette information quelles mesures pourrait-on prendre en lien avec les mairies concernées, pour protéger les populations visées par la restriction ? ne pourrait-on pas par exemple envisager de mettre des bouteilles d’eau minérale à leur disposition ? »

En matière de santé publique, seule l’A.R.S. est habilitée à communiquer. Pour les usagers de notre territoire, les informations de l’A.R.S. sur la restriction d’usage sont relayées périodiquement par notre délégataire  dans le cadre de la facturation qui est accompagnée du bulletin A.R.S.  sur la qualité de l’eau.

Pour mémoire, la C.A.H.C. a édité un DIVERCITE spécial EAU en octobre 2012 pour porter à connaissance la mise en œuvre du principe de précaution.

Concernant la proposition de mettre à disposition des bouteilles d’eau minérale à la population concernée par la restriction, après étude, il s’est avéré que les aspects techniques d’une telle procédure s’avéraient hyper ardus. Par suite cette disposition n’avait pas été retenue.

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Bruno Wilk et moi-même ne manqueront pas de revenir sur ce sujet lors des prochaines séances du Conseil Communautaire pour obtenir davantage d’engagements de la part de la CAHC, que cela suppose des solutions « ardues » ou pas😉

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Europe-Ecologie Les Verts, le parti de gauche, les objecteurs de croissance et les citoyens du secteur lancent, vendredi 20 février, la fabrique citoyenne du bassin minier, à l’occasion de la campagne des élections départementales.

Nous vous avons concocté une soirée chaleureuse et participative, qui commencera par un échange sur notre programme, au cours duquel nous vous demanderons très franchement: « Et vous, le département, vous en attendez quoi?« 

On poursuivra en parlant de ce que veut dire « faire de la politique autrement » au quotidien, avec Karima Delli, notre députée européenne EELV et Laurent Matejko, conseiller régional PG.

Et puis après un buffet convivial dont les écolos ont le secret, un spectacle d’écolo-coaching vous sera offert, parce que rire aussi c’est important!

Nous vous attendons nombreux et sommes impatients d’échanger avec vous, en présence de nos candidats sur les 9 cantons du secteur.

L’équipe de campagne écologiste et solidaire du bassin minier

 BAM

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